Y.MONGABURU (Verts/Ades) : L’IMMOBILITÉ EN ACTION

Est-ce que les grenoblois pourront à partir du 11 mai trouver un vélo, une trottinette prés de chez eux, le prendre en un lieu, le rendre à un autre ? L’utiliser quelques heures en tant que de besoin ?

Pourront-ils le faire simplement avec leur carte bancaire ? Est-ce que de nouveaux itinéraires piétons vont être organisés, matérialisés, protégés afin de faciliter ce mode de déplacements ?

RIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL des DÉPLACEMENTS

Qu’en est-il pour ceux qui vont devoir reprendre leur voiture ? Tous ces artisans, ces commerçants, ces professions libérales dont la reprise d’activités est essentielle ? Tous ceux qui ne pourront plus prendre les transports en communs puisqu’un siège sur deux sera bloqué, inaptes au vélo, qui ne pourront pas faire autrement qu’utiliser la voiture ?

Y.MONGABURU SORT DE DEUX MOIS DE LÉTHARGIE

Nous étions déjà les quatrième pour le temps perdu dans les embouteillages. Est-ce que des mesures ont été travaillées pendant la crise pour améliorer cette “performance” ?

Dans le “Dauphiné Dimanche” (3/5/20), Yann Mongaburu (Verts/Ades) sort péniblement de deux mois de léthargie mais ne répond à aucune de ces questions dans l’article signé de Eve Moulinier. Il n’a rien résolu, innové ou progressé sur rien.

UN VIDE ABYSSAL DES “MESURES

Pourtant, jamais avare d’enflure verbale, il annonce présenter une “stratégie de déconfinement” (!) assisté de Christophe Ferrari (PS repenti) aussi efficace que lui.

Ça se résume à faire comme tout le monde, à savoir quelques kilomètres supplémentaires de voies cyclables provisoires. Pardon. Il y a aussi des tutoriels pour … réparer son vélo. Et encore une liste très incomplète d’ateliers de réparations de vélos : on ne sait d’ailleurs pas s’il s’agit d’ateliers agréés qui permettent de faire prendre en charge le remboursement de la réparation.

LA POLLUTION AUX PARTICULES FINES N’A PAS DIMINUÉ

C’est dire le niveau de préparation de Yann Mongaburu après deux mois d’immobilité.

Surtout qu’entre temps le large collectif d’Unions de Quartiers et d’associations “Grenoble à Coeur” a publié l’étude selon laquelle “Le confinement a fait disparaître la presque totalité du trafic automobile, mais la pollution aux particules fines est toujours là.”

LE RISQUE D’UNE CRISE SOCIALE

En réalité, avec ces conditions, une catastrophe économique se profile pour Grenoble. Alors que tout est à l’arrêt, les emplois y compris au noir liés à l’activité commerciale, les marchés ont disparu plaçant des populations entières dans la difficulté comme en témoignent les files d’attente pour les distributions de repas, le risque d’une crise sociale se profile après ou avec la crise sanitaire.

UNE ABSENCE DE CHEF D’ÉQUIPE

Le désordre et la petitesse avec lesquels le déconfinement est préparé à Grenoble démontre l’absence de chef d’équipe, de chef tout court. Eric Piolle court les médias pour lancer sa candidature présidentielle qui ne soulève -euphémisme- aucun enthousiasme de personne.

PRENDRE DES MESURES à la HAUTEUR

L’urgence serait pour lui de mettre les mains dans le cambouis, rappeler chacun à ses devoirs, coordonner les acteurs afin que Grenoble soit exemplaire dans la reprise même partielle de l’activité.

La crise n’a en effet pas amélioré la situation financière, sociale, économique de notre ville. Il serait temps de prendre les mesures à la hauteur. Donc d’avoir un Maire qui le soit aussi.

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