LA DÉLINQUANCE GANGRÈNE la GRATUITÉ

Un aspect important de la gratuité des transports en communs a été souvent abordé par Alain Carignon dans la campagne municipale: dans la situation de Grenoble en matière d'insécurité mettre les transports collectifs à la disposition de tous sans contrôle présente un danger considérable.

Y.MONGABURU (Verts/Ades): DERNIER des GRANDES VILLES

Yann Mongaburu le brillant (!) Vice-Président aux Déplacements de l'agglomération Grenobloise a été le dernier des grandes villes à prendre des mesures pour faciliter les déplacements des soignants et de ceux qui travaillent. Au lieu de gratuités ciblées comme l'ont fait beaucoup de ville il a décidé la gratuité pour tous.

Grenoble vit donc au ralenti une expérience de la fameuse nouvelle "gratuité " promise par Eric Piolle lors de sa campagne électorale. Faisant suite à la précédente, de 2014, pas tenue....

" LES DISTANCES ENTRE PASSAGERS PAS RESPECTÉES"

En effet dans le " Dauphiné " (2/4/20) les conducteurs racontent la vie réelle: «  Les bus sont parfois plein, les distances entre les passagers ne sont pas respectées, personne n’a de gants de masques, ça tousse… J’ai même dû faire descendre un monsieur qui n’arrêtait pas de tousser et mettait tout le monde en danger. Je lui ai dit que j’allais appeler la police sinon et il a fini par partir, en m’insultant » explique un chauffeur.

" DE LA RÉGLE à L'APPLICATION, UN GOUFFRE"

Pourtant gratuit, le réseau « est à réserver aux trajets strictement nécessaires (se rendre à son travail, faire des courses alimentaires, se rendre à des soins) » précise la Tag. "De la règle à son application, il y a visiblement un gouffre" constate le DL.

" CERTAINS NE RESPECTENT PAS GRAND CHOSE"

Un autre chauffeur raconte : « C’est vrai que certains ne respectent pas grand-chose, on a des passagers qui ne veulent pas descendre quand ils arrivent au terminus, en fait ils se promènent ! On n’est pas là pour trimballer des gens pour le plaisir, on risque quand même d’être infectés… »

" ON VOIT TOUJOURS LES MÊMES PERSONNES "

Un autre relève : « On voit toujours les mêmes personnes, certains font leurs courses tous les jours… D’autres montent à dix dans le tram, ou partent en groupe dans les hypermarchés que l’on dessert sur nos lignes. Les trams gratuits, ça incite surtout plus de gens à les prendre. Et si l’on reste désormais en service le soir pour le personnel soignant, on transporte en fait surtout des personnes précaires et des livreurs à vélo… Demandez-moi de transporter du personnel soignant à 3 heures du matin, je le fais gratuitement, mais pas ça».

LES TRANSPORTS COLLECTIFS RECEPTACLES DU PIRE?

Nous sommes dans une période de confinement. Qui peut imaginer ce qui se passerait avec des transports gratuits en permanence? SDF, squatters en tous genres, migrants sans toit, bandes de voyous .... les transports collectifs pourraient devenir le réceptacle du pire et n'être plus utilisés que par les captifs, ceux qui ne peuvent plus se déplacer autrement faute de moyens.

AVEC E.PIOLLE ,PREMIERS POUR LA DÉLINQUANCE

Il serait évidemment impossible d'agir contre ceux qui s'installeront dans les transports pour la journée. Or Grenoble avec son taux de délinquance hors du commun est exposée à cette situation.

En étant devenue sous la municipalité Piolle les premiers de France pour les agressions violentes et les vols à la tire - une forte proportion de Grenoblois qui votent Piolle en redemandent!- Grenoble est particulièrement exposée.

Lors de la campagne municipale Alain Carignon avait jugé que préalablement à la gratuité, il faudrait d'abord rétablir la sécurité.

LE TRANFERT à L'IMPÔT DE 60 M€ PAR AN

Mais le transfert de la perte de recettes dues à l'instauration de la gratuité sur l'impôt - de l'ordre de 60 Millions d'€ par an !- n'est non plus jamais évoqué. Dans une ville et une agglomération percluses de dettes et financièrement à l'agonie.

PAYER LA GRATUITÉ ET NE PLUS POUVOIR LES EMPRUNTER

L'expérience de la gratuité en temps réel en période "calme" en dit long sur l'état de la ville. Ce qu'il en serait en temps normal si les transports collectifs étaient mis quotidiennement et gratuitement à la disposition de la délinquance, peut s'imaginer aisément.

Ceux qui paient l'impôt seraient condamnés à la double peine: payer la gratuité des transports et ne plus pouvoir les emprunter.

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