E.PIOLLE A VENDU LA BASTILLE AUX PROMOTEURS

Quelle que soit la façon dont on présente l’affaire, le résultat est le même : Eric Piolle n’a pas tenu non plus son engagement N° 79 selon lequel il userait de son droit de préemption chaque fois que l’intérêt public serait en cause.

POURQUOI LA MUNICIPALITÉ N’A PAS PRÉEMPTÉ EN 2016 ?

Dans le “Dauphiné” Benoit Lagneux ne voit dans le dossier “qu’une issue pour les verrues de la Bastille“. Etonnant. Pas de question à se poser de savoir pourquoi la municipalité Piolle n’a pas préempté en 2016 ? Le bâtiment Dolomieu a été acquis pour seulement 1,1 M€. A peine un peu plus que les budgets “participatifs” annuels qui mobilisent peu de Grenoblois pour leur demander de choisir entre un poulailler participatif ou un four à pain collectif.

LE FONCIER SUR UN SITE SYMBOLIQUE LAISSÉ AUX PROMOTEURS

Tandis que le foncier de la ville sur un site symbolique, vu de tous, est laissé aux promoteurs ?

Pas de question non plus sur la raison du démarrage des travaux -le désamiantage- 2 mois avant les élections pour un dossier de 15 ans d’âge au total.

UNE SOCIÉTÉ MARSEILLAISE CONSTRUIT 137 LOGEMENTS

Une société Marseillaise prévoit de construire sur le site 137 petits logements et pour rendre attractive l’opération immobilière met du coworking et un restaurant.

“RENDRE IRRÉVERSIBLE UNE FAUTE MAJEURE”

Dès l’annonce le collectif de la société civile a réagi sous la plume conjointe d’Alain Carignon et de Sharah Bentaleb architecte pour s’étonner de ce démarrage soudain “comme pour rendre irréversible une faute majeure de la municipalité Piolle : ne pas avoir préempté le bâtiment Dolomieu en 2016 afin que les Grenoblois conservent la maîtrise publique du site de la Bastille.”

SITE EXCEPTIONNEL DE RECONQUÊTE

Pour eux “La Bastille est un site exceptionnel, le cœur symbolique de notre passé identitaire grenoblois et des potentialités symboliques de la reconquête de notre rang scientifique et de nos valeurs culturelles. 

LA BASTILLE: PIONNIER de la TRANSITION ÉCOLOGIQUE

Ce lieu exceptionnel mérite un projet de haut niveau qualitatif, à dimension écologique évidente, qui hisse Grenoble au rang des villes pionnières de la transition écologique et de la durabilité sociale et économique.

LE GLAS DES AMBITIONS EN MATIÈRE de NOUVELLES MOBILITÉS

Cette opération de rétablissement de l’accès des automobiles, le parcage des voitures devant le bâtiment dont les images ont soigneusement disparu à l’occasion de la présentation à la presse, sonne le glas des ambitions municipales en matière de nouvelles mobilités et de lutte contre le réchauffement climatique.”

NOTRE PROJET DE MONTAGNE de le BIODIVERSITÉ

Alain Carignon et Sharah Bentaleb indiquent “Pour la Bastille nous maintenons notre projet de montagne de la biodiversité, de ferme modèle à disposition des familles, des écoles et des enfants, accessibles par le transport par câble,  porté par des fonds européens, un projet de reconquête de la nature en ville qui fasse  de Grenoble non pas un urbanisme obsolète des années 1960, mais bien une expérimentation urbaine durable et solidaire modèle des années  2030.

EN TOTALE CONTRADICTION AVEC LES MOTS du GRAND TIMONIER

La perspective de voir les voitures accéder à la Bastille pour desservir les habitations alors qu’ailleurs Eric Piolle a parfois supprimé la réalisation de parkings avec de nouvelles constructions, est en totale contradiction avec les mots du Grand Timonier.

LES MÉDIAS TOUJOURS TRÉS BIENVEILLANTS

Même si Benoit Lagneux (DL) prend la défense d’Eric Piolle pour expliquer que “le projet ne comporte pas de parking intégré, et que tous les modes d’accès alternatifs à la voiture seront encouragés…” (!). Mais la route d’accès voitures rétablie… Imaginons les réactions des mêmes si une municipalité autre laissait agir des promoteurs sur un site aussi emblématique et sensible et permettait l’accès voitures !

DES NÉGOCIATIONS POUR LES PARKINGS

D’ailleurs dans cette ligne, le projet prévoit également du stationnement au Rabot, les promoteurs ayant négocié du parking à cet endroit aussi. Ce qui signifie automatiquement des flux non négligeables sur une voirie de faible capacité avec des embouteillages à prévoir au niveau du feu des quais déjà très encombrés.

UN URBANISME DES ANNÉES 60 DANS LIGNE de la BÉTONISATION

Cet “urbanisme des années 60 est dépassé et dangereux à l’heure du réchauffement climatique. Il est dans la droite ligne de la bétonisation de la ville qui est un grand succès d’Eric Piolle. Il faut le stopper.

LA BASTILLE APPARTIENT A TOUS LES GRENOBLOIS

Les grenoblois qui veulent engager un avenir de transition écologique ne peuvent pas accepter qu’Eric Piolle ait favorisé ce projet uniquement mercantile sur un site collectif : c’est aux grenoblois qui la regardent qu’appartient la Bastille. C’est à dire à tous les grenoblois.

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