LES 600 VÉLOS ONT BIEN DISPARU

L’info de ne fait pas la Une. Pourtant les grenoblois sont les rares habitants d’une grande ville à ne pouvoir utiliser un vélo à l’heure. Un moyen de locomotion pratique, complémentaire des autres types de mobilités.

Non à Grenoble, dans le système Piollesque, il faut être uniquement usager du vélo et rien d’autre ! C’est d’une bêtise crasse car ça interdit ce mode de déplacement alternatif.

UN SERVICE POUR ÉCHAPPER à LA LOURDEUR de MÉTROVÉLO

En fin de mandat Yann Mongaburu (Verts/Ades) avait enfin autorisé une société privée à organiser ce service car la situation était indéfendable au moment des élections.

La société Indigo a proposé en juillet un service vélo en libre service. Après Metz, Tours, Bordeaux, Lyon, Toulouse et Angers, elle a mis en place 600 vélos utilisables facilement avec son smartphone sans être contraint à la lourdeur de Métrovélo.

LES 600 VÉLOS ONT DISPARU EN DEUX MOIS

Las. A Grenoble les 600 vélos n’ont pas tenu deux mois. Ils ont disparu de l’espace public aussi vite qu’ils sont arrivés ! Le niveau de délinquance est tel qu’il est quasiment impossible d’offrir aux grenoblois de nouvelles mobilités de ce type. La ville est de plus en plus handicapée sur tous les plans par son niveau d’insécurité hors norme.

L’ENFLURE MUNICIPALE CONTINUE

Le “Dauphiné” a fini par s’interroger et a lui aussi conclu à la disparition des vélos. Mais personne ne s’attarde sur les causes et les conséquences. Il faut rester sur l’enflure municipale quand à l’utilisation du vélo dans l’agglomération. Les chiffres fusent. On en est même abreuvés.

ON NE CONNAIT PAS LA PART MODALE du VÉLO

La propagande municipale n’a toujours pas communiqué le seul chiffre qui compte : la part modale du vélo dans les déplacements. L’objectif était 10 % pour 2020. Le gros malin de Yann Mongaburu communique sur la part modale des déplacements domicile-travail qui correspond d’ailleurs aux types d’abonnements mis en place par Metrovélo.

PLUS DE CHIFFRES SUR L’INSÉCURITÉ DANS LES TRANSPORTS

C’est un habitué. Il a déjà supprimé le thermomètre de l’insécurité dans les transports en communs qui était publié tous les semestres avant son arrivée. Ça ne fait pas tomber la fièvre.

VÉLO : UN FREIN à L’AUGMENTATION de SA PART MODALE

L’absence de possibilités de locations souples de vélos, disponibles partout, à l’heure ou à la demi-journée aura été un frein considérable à l’utilisation du vélo en ville et à l’augmentation de sa part modale.

LES TROTTINETTES LIMITÉES AUX PARKINGS

La municipalité va accueillir la trottinette électrique avec la même incohérence : en novembre elles seront disponibles seulement dans les parkings pour les automobilistes. Toujours cet esprit de système qui ne répond jamais à la diversité des besoins. Et qui sera incontrôlable.

LA MULTIPLICITÉ DES MOBILITÉS

Comme si tout le monde ne pouvait pas passer dans la même journée de la voiture à la marche à pieds, aux transports en communs, au vélo et à la trottinette suivant les besoins, la distance, la météo…

LES TROTTINETTES NE DEVRAIENT PAS PASSER L’HIVER

Avec les Rouge/Verts grenoblois il faut être ou l’un ou l’autre. Mais, de plus, la mise en place des trottinettes va se heurter elle aussi au niveau de délinquance de la ville. Elles ne devraient pas passer l’hiver.

PAS DE CHANGEMENTS SANS SÉCURITÉ

Ainsi quand le collectif de la société civile avec Alain Carignon veut s’attaquer par tous les bouts à la question de l’insécurité avec des solutions concrètes, il répond à une question plus vaste : il n’y aura même pas de changements de comportements dans les déplacements sans le rétablissement d’un minimum de sécurité dans la ville.. Ni de requalification de Grenoble.

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