POLLUTION et ILOTS de CHALEUR : LES PERSONNES EXPOSÉES AUGMENTENT

“Le rapport d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes est extrêmement préoccupant. En 2018, 2 660 000 personnes ont été exposées dans l’ensemble de la région à des niveaux d’ozone supérieurs à la valeur cible pour la protection de la santé. Soit 34 % de la population. Contre seulement 27 % en 2017 alerte le “Dauphiné ” (13/7/19)

“ÉMIS PRINCIPALEMENT PAR LE TRAFIC ROUTIER”

Stéphane Pulze le journaliste explique que “contrairement à ses principaux congénères, l’ozone est un polluant secondaire, c’est-à-dire qu’il n’est pas directement rejeté par une activité. Il se forme à l’issue d’une réaction chimique entre l’oxyde d’azote, émis principalement par le trafic routier, et des composés organiques volatils tels que les hydrocarbures et les solvants”. 

“DES TAUX PARTICULIÈREMENT PRÉOCCUPANTS”

Cette réaction s’effectue sous l’action des rayons solaires, notamment les UV. C’est pour cela qu’il survient principalement l’été.

Marie-Blanche Personnaz Directrice générale d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, l’observatoire agréé pour la surveillance sur la qualité de l’air relève que “des taux particulièrement préoccupants ont été relevés” en particulier à proximité de l’agglomération Grenobloise.

L’URBANISATION EN BORDURE DES AXES EST UN CRIME

Le réchauffement climatique avec l’été le plus chaud aggrave ce phénomène et augmente les populations exposées. En particulier en bordure des axes pollués ou les municipalités n’auraient pas du urbaniser : Autour de 480 et de la rocade sud les élus PS/PC et Verts/Ades ont commis un crime contre la santé des population.

5 EME MÉTROPOLE POUR LES EMBOUTEILLAGES

Avec le 5 ème et le 7 ème bouchon Français, devenue avec Eric Piolle la 5 ème agglomération Française pour les embouteillages, la Métropole Grenobloise est productrice de pollution aggravée avec le réchauffement climatique.

DES QUARTIERS DE PLUS EN PLUS POLLUÉS

Le plan de circulation brutalement imposé à Grenoble à des conséquences directes sur l’augmentation de la pollution : des quartiers relativement épargnés jusque-là tels Championnet, Gambetta, Ampère … sont désormais fortement pollués : récemment Yann Mongaburu (Verts/Ades) niait encore farouchement ces faits.

LA BÉTONISATION MULTIPLIE LES ILOTS de CHALEUR

Enfin la bétonisation de la ville multiplie les ilots de chaleur : dans son jugement de septembre 2018 la Chambre Régionale des Comptes à noté que Grenoble était devenue (hors Région parisienne) la plus dense de France, dépassant Villeurbanne.

PRESQU’ILE : UN M2 D’ESPACES VERTS PAR PERSONNE

Celle-ci s’effectue au détriment des espaces verts dont les nouveaux quartiers sont totalement dépourvus ou à la portion congrue (Vigny-Musset, Bonne, Flaubert, Presqu’ile…) Dans ce dernier quartier les habitants bénéficieront d’un M2 par personne !

E.PIOLLE VEUT URBANISER LE PARC Henri TARZE

La municipalité Piolle réduit à nouveau le parc Hoche, veut urbaniser le parc Henri Tarze dans le quartier Jean Macé ! La dernière municipalité a avoir créé de vastes parcs et jardins pour permettre à la ville de respirer est celle d’Alain Carignon avec une vingtaine d’hectares d’espaces verts.

Aujourd’hui la municipalité peint en vert le béton en parlant de “végétalisation” de jardins sur les toits au lieu de stopper la bétonisation.

“PEU DE CHANCES DE DIMINUER L’OZONE COMME CA”

Cette irresponsabilité est de plus en plus grave au fur et à mesure de la poursuite du réchauffement climatique.

Si on veut vraiment diminuer l’ozone, il faut le faire sur de grandes surfaces et pas seulement des villes car il y a beaucoup d’apports extérieurs” explique Géraldine Guillaud d’ATMO qui estime que la réduction de la vitesse, le développement du covoiturage “ce n’est pas suffisant (…) Il y a peu de chances de diminuer l’ozone comme ça.”

RÉVOLUTION DANS LES MOBILITÉS, RÉVOLUTION VERTE

Moratoire sur la bétonisation de l’agglomération, création d’espaces verts, révolution dans les mobilités avec la création du monorail à propulsion solaire et électrique entre Voreppe et Crolles, téléphériques pour accéder au Vercors et à Chamrousse … le collectif de la société civile avec Alain Carignon veut engager une véritable “révolution verte”

“ON A PRIS DU RETARD” SUR LA POLLUTION à L’OZONE

Ils proposent un saut qualitatif et quantitatif pour sortir la Métropole de la pollution et de l’asphyxie. Marie-Blanche Personnaz  constate : “on a pris du retard” sur la pollution à l’ozone.

Grenoble doit à nouveau anticiper sur le climat et la chaleur et elle peut devenir exemplaire avec de l’imagination et du volontarisme.

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