GRENOBLE GRAVEMENT DANS LE ROUGE

Eric Piolle et Hakim Sabri adjoint aux finances (Verts/Ades) ont promis qu’il n’y aurait « pas de mauvaises surprises au compte administratif 2020 » selon le DL (4/8/19)

POURQUOI VOULOIR RASSURER LES GRENOBLOIS ?

Mais pourquoi donc au creux du mois d’août vouloir absolument rassurer les Grenoblois ? D’autant que le jugement de la Chambre Régionale des Comptes a déjà répondu : les “mauvaises surprises” financières pour les successeurs sont programmées par Eric Piolle.

PROVISIONS POUR RISQUES : SOUS ÉVALUÉES

Le jugement conteste la fiabilité des comptes notant que “le niveau provisions pour risques inscrites au budget est sous évalué”. Alors que la gestion Piolle fait courir des risques pour un montant de l’ordre de 25 M € dont près d’1 M€ du fait de conflits avec le personnel et de licenciements abusifs  (!) la provision se monte à seulement de l’ordre de 2 M€ .

UNE INCIDENCE NÉGATIVE SUR 16 EXERCICES APRÉS 2020

Mais pire encore le refinancement des emprunts « a permis de diminuer l’annuité en capital de la dette de 4,2 M€ en 2017. Cela devrait encore être le cas en 2018 puis en 2019. L’incidence serait ensuite négative en 2020 et pour les seize exercices suivants, (!) la commune continuant à rembourser le capital alors que les emprunts auraient été clôturés. Le surcoût total s’élève, a minima, à 2,5 M€. »

REPORT DU REMBOURSEMENT SUR LES EXERCICES FUTURS

S’agissant spécifiquement de l’acquisition du siège de la Banque Crédit Agricole le jugement dénonce : “l’emprunt conclu en 2016 est au taux fixe de 1,29 %, amorti sur une durée de 25 ans, avec une première échéance d’amortissement du capital différé en avril 2019. Cependant, les charges d’intérêt courent sur toute la durée de l’emprunt dès avril 2017. Elles sont actuellement de 70 000 €. Pendant les deux ou trois années de location du bien, la commune paie donc des charges d’intérêt importantes car le capital restant dû ne diminue pas, ce qui n’est pas satisfaisant. Ce dispositif reporte la charge du remboursement du capital sur les exercices futurs.”

UNE SOMME DE DOSSIERS EN SUSPENS

Des “mauvaises surprises” programmées pour les successeurs. Avec l’hôtel de ville non conforme qui ne devrait plus accueillir de personnel et de visiteurs selon la commission de sécurité (2 Millions d’€?) la Tour Perret dont les travaux sont annoncés pour 8 M€ mais aucun plan de financement connu, l’ancien Musée de Peinture qui réclame une urgente remise en état (2 Millions d’€ ?) les gymnases, la piscine des Iris, les écoles, les rues, les trottoirs…

E.PIOLLE CHANGE de THÈSE AVANT LES ELECTIONS

Mais à l’approche des élections et sa combine négociée avec Olivier Faure le patron du PS canal historique, Eric Piolle raconte au DL une nouvelle histoire de “trajectoire financière” de la ville. Il change totalement de thèse !

L’ÉRE DESTOT CELLE “D’UN REDRESSEMENT COMPLIQUÉ” (!)

Voilà que la période de la gestion Destot devient “celle d’un redressement compliqué” (!). 19 ans au pouvoir. Fallait la trouver celle-là après ces 5 dernières années du conseil municipal ou les Rouge/Verts ont fait haro sur le bilan.

DESTOT AVAIT PRÉSENTÉ UN BUDGET INSINCÈRE

Faisant porter à Michel Destot la responsabilité de la menace de mise sous tutelle en 2015. E.Piolle avait même parlé d’un budget Destot “insincère” -ce qui était vrai- mais sans saisir les tribunaux car chez ces gens-là il y a trop de cadavres communs dans les placards.

E.PIOLLE SE TUE LUI-MÊME

Mais avec ce changement de cap public, Eric Piolle se tue lui-même, sujet par sujet, en faisant perdre toute once de crédibilité à son discours. Il n’a plus ni queue ni tête. Quand dit-il vrai ? Il n’y a personne auprès de lui pour lui rappeler que l’action publique nécessite un minimum de continuité dans la parole publique ? Comment ses partisans vont ils se sortir de ces contradictions insolubles ?

LA VILLE LA PLUS IMPOSÉE DE FRANCE

Voilà que l’augmentation d’impôts décidée en 2009 (+10%) faisant de Grenoble la plus imposée des grandes villes entre dans le “redressement compliqué” (!). Il est vrai qu’Eric Piolle s’est situé dans la continuité selon la Chambre des Comptes, les impôts continuant d’augmenter.

EXPLOSION DES DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT

Voilà que l’explosion des dépenses de fonctionnement qui plombent la ville figurent aussi dans cette catégorie. Il est vrai qu’entre 2011 et 2016 les municipalités ont encore recruté 1300 agents contractuels selon la CRC ! Il n’y a en effet pas de rupture de gestion.

Bien entendu Eric Piolle habille cette incurie en tentant encore d’en faire porter la responsabilité à … Alain Carignon, c’est à dire à la gestion d’il y a 25 ans.

E.PIOLLE ATTRIBUE SON IMPÉRITIE AU PASSÉ

Dés dimanche Alain Carignon a remis Eric Piolle à sa place dans un communiqué « Au bord de la mise sous tutelle financière, ayant renchéri des remboursements d’emprunts en les reportant après les élections comme le dénonce la Chambre des Comptes, avec un patrimoine en lambeaux puisque même l’hôtel de ville ne devrait plus poursuivre son activité n’étant plus aux normes selon la commission de sécurité, Eric Piolle, comme à son habitude, attribue son impéritie d’aujourd’hui à la période d’il y a … 25 ans. 

MAITRISE DU FONCTIONNEMENT, PAS D’AUGMENTATION D’IMPÔTS

Malheureusement pour les Rouge/Verts qui n’auront créé que de la dette, de l’impôt et des dépenses de fonctionnement, Carignon rappelle : «  nos municipalités se sont caractérisées par de formidables investissements d’avenir qui font la fierté de Grenoble (Musées, Synchrotron, Europole, Réserves foncières avec une vingtaine d’hectares de parcs et jardins…)  et une maîtrise absolue des dépenses de fonctionnement, une absence d’augmentation des taux communaux d’impôts pendant 12 ans.

LES FAITS ET LES DATES SONT CRUELS POUR PIOLLE

Comme on le constate sur tous les dossiers analysés aujourd’hui avec le recul par des acteurs de la période, les fait et les dates sont cruels pour ceux qui ont conduit Grenoble à la ruine

APRES 13 ANS de GESTION PS/VERTS : +10% D’IMPÔTS

Pour Alain Carignon, « 13 ans de gestion commune par les élus PS et Verts de l’Ades après notre départ (1995/2008) s’est soldée par une augmentation d’impôts de + 10 % en 2009, saignant les grenoblois,  faisant de Grenoble la première grande ville pour l’impôt sur les ménages, place qu’elle n’a plus quitté. 

EN 2105 MENACE DE MISE SOUS TUTELLE !

« En 2015  -20 ans après notre départ- le Préfet de l’Isère menaçait la ville de mise sous tutelle du fait notamment de l’explosion des dépenses de fonctionnement. 

EN 2018 LA CHAMBRE DES COMPTES DÉNONCE LA GESTION

« Fin  2018 -23 ans après notre départ- la Chambre Régionale rendait un jugement accablant sur la situation financière de la ville en analysant les gestions Destot/Piolle de 2011 à 2016.  Je recommande sa lecture aux grenoblois qui désirent se faire une opinion objective.

E.PIOLLE SE PLACE DANS LA CONTINUITÉ de DESTOT

Affreux pour Eric Piolle. Ses Fake n’ont plus de prises et son changement de cap s’assimilant désormais à la gestion Destot est catastrophique pour lui. Les jeunes Insoumis auront eu raison de dire que Piolle c’est seulement du Destot sans Gluten. Il est bien dans la continuité de ce “redressement compliqué “(!). Il appartient à ce passé de la ville qui a conduit à cette impasse financière désastreuse pour la ville.

LA THÉORIE (!) DE P.LARROUTUROU : L’EMPRUNT SANS DETTE

Evidemment sa théorie (!) de l’emprunt sans dette rappelée pour la forme dans le DL le ridiculise un peu plus. Même baptisé “green new deal” ,inspiré par son ami le faussaire Pierre Larrouturou désormais casé Député Européen avec le PS -on voit d’ici le green new deal avec Olivier Faure…- ça n’accroche personne.

A.CARIGNON : “SEUL NOTRE PROJET DE REFORME de STRUCTURES”

Comme l’explique Alain Carignon dans son communiqué d’août : «notre projet de réformes de structures, de révision du périmètre municipal, de big bang par l’installation des services dans les quartiers afin de libérer du patrimoine est le seul à permettre de sortir Grenoble de la crise financière structurelle dans laquelle ces gestions l’ont plongé.

“AFIN QUE GRENOBLE SOIT à NOUVEAU LA VILLE QUI ANTICIPE”

«Seules la médiocrité et l’absence d’imagination conduisent à fermer l’avenir de la ville. Leurs déclarations démontrent que les élus actuels sont épuisés, exsangues dans l’incapacité de mettre les moyens pour répondre aux défis écologiques et de mobilités afin que Grenoble soit à nouveau la ville qui anticipe «   

Tout n’est-il pas dit ?

Soutenez le collectif : partagez cet article et faites découvrir le site à vos proches !

2 Comments

Add a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *