ILOTS de CHALEUR : E.PIOLLE PERSISTE

Le projet des “Jardins de l’Abbé” présenté au Budget participatif 2019 consiste à végétaliser le terrain d’un parking sauvage. Ce terrain, situé entre la rue Abbé Grégoire et la rue d’Alembert, deviendrait un verger avec des arbres fruitiers, des bandes fleuries, des nichoirs et hôtels à insectes, et des bancs pour les passants. « Il faut penser au bien-être, au mieux-vivre », estime Abderzake Boufeta, porteur du projet en compagnie du collectif informel des “Jardins de l’Abbé”, car le quartier est amené à se densifier. « La question du “vert”, de la lutte contre les îlots de chaleur, ça parle aux gens, surtout à Grenoble », assure une membre du collectif.

RESERVÉ à UN NOUVEAU PROGRAMME IMMOBILIER

Le “Dauphiné” (23/7/19) et le site d’info en ligne “Place Gre’Net” racontent la même histoire. Celle d’une immense déception.

Bien que sélectionné par les votants au dernier Forum des idées, le projet de verger collectif « Les jardins de l’abbé » est recalé, après examen des services de la Ville. Raison de l’éviction de ce projet ? Il ne répond pas au règlement. Le parking sauvage convoité est en effet déjà réservé pour un programme immobilier. Maryvonne Boileau (Verts/Ades) pourtant responsable aussi de la politique de la ville est en embuscade. Le projet était arrivé en 10 ème position sur 30 retenus.

BUDGETS PARTICIPATIFS: DES LEURRES

Au passage la procédure des “budgets participatifs” apparaît à nouveau dans toute sa fausseté : on distrait des groupes de grenoblois de l’essentiel. La politique municipale peut s’imposer pendant qu’on amuse la galerie. Des équipements essentiels aux quartiers sont inutilisables ou fermés mais on peut voter sur les nichoirs à chauve souris.

LA BÉTONISATION à UN RYTHME D’ENFER

Mais surtout l’implacable bétonisation de la ville peut se poursuivre à l’abri de ces leurres. Le quartier Chorier-Berriat est représentatif de toute la ville.Partout les dents creuses seront toutes bétonnées. Les projets pharaoniques se succèdent à un rythme d’enfer : encore 2000 logements dans le sud à Flaubert, dont 1000 HLM sans espaces verts supplémentaires. Près de 1000 à l’esplanade qui devait être sauvée si on en croyait la campagne électorale de Piolle.

A BERRIAT E.PIOLLE A TRAHI TOUS SES ENGAGEMENTS

A Berriat, alors qu’il avait annoncé sa remise en cause, Eric Piolle a poursuivi le projet sur le site Raymond à la densité maximale. Malgré l’opposition de l’Union de Quartier. Rue Raspail il est passé en force en ne respectant pas le PLU. La complicité de Vincent Fristot avec Maryvonne Boileau, élus (Verts/Ades) du même clan aura produit beaucoup d’efficacité dans le mal faire.

“DISCRÉDIT COMPLET DES MESSAGES DU MAIRE”

Aujourd’hui avec “les jardins de l’abbé” il signe un nouveau forfait. Il semble que des habitants se rendent de plus en plus compte du gouffre qui existe entre la com’ et la réalité : « Ce nouveau projet immobilier que prévoit la Ville discrédite complètement les messages d’alerte que prononce le maire, Eric Piolle ne cesse de dire que le climat est devenu fou. Il faudrait qu’il en tire lui-même les conclusions» lancent des porteurs du projet.

TOUS LES PARCS : LA MUNICIPALITÉ CARIGNON

Le quartier Chorier-Berriat est représentatif jusqu’à la caricature des différences de politiques. Les parcs publics de la municipalité Carignon (de Marliave, Valérien Perrin…) ont justifié cette bétonisation sanglante du quartier.

RÉCHAUFFEMENT DOULOUREUX DANS UN UNIVERS de BÉTON

Les écoles, le collège explose, les tensions sont considérables et le réchauffement plus douloureux encore dans un univers de béton, mais la municipalité poursuit dans ses dogmes avec un bulldozer. Elle piétine la population.

E.PIOLLE JUGE LES BOBOS : UN ÉLECTORAT CAPTIF

Eric Piolle et ses élus Rouge/Verts ne s’en cachent pas dans leurs conversations : cyniques ils jugent bénéficier d’un électorat captif de bobos à Berriat qui voteront pour eux quoi qu’ils fassent. Ils les considèrent comme des aveugles, prisonniers de leur sociologie, incapables de juger sur pièces.

A.CARIGNON COMBAT LES ILOTS DE CHALEUR

On va voir qui gagnera entre le cynisme et la sincérité d’un engagement: Alain Carignon tient le même discours sur la bétonisation et les ilots de chaleur depuis des années. Assez solitairement au départ.

UN MORATOIRE de la BÉTONISATION

Il s’engage à un moratoire sur la bétonisation de la ville afin de recenser au préalable les besoins en espaces verts, de loisirs, scolaires et sportifs.

LE CHOIX DE MARS PROCHAIN : VIVRE OU ÉTOUFFER

Dans toutes les critiques possible contre lui, personne ne met en doute que le collectif de la société civile avec lui tiendrait ces engagements-là dès mars prochain. Dont la révision immédiate du PLUI.

Chorier-Berriat, comme la ville choisira à ce moment-là de poursuivre la folle densification ou d’y mettre fin. Le choix de respirer et de vivre ou d’étouffer.

Source : article Budget participatif 2019 : le verger collectif “Les jardins de l’abbé” recalé… pour un projet immobilier | Place Gre’net – Place Gre’net

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