BERRIAT : 6000 GRENOBLOIS SANS MUR ANTI-BRUIT

La réunion dont Jean-Benoit Vigny (DL du 9/5/19) rend compte est un modèle de confusion des genres et des sentiments. En effet la municipalité a organisé mardi 7 mai -à la veille d’un pont- une ” rencontre” entre AREA et les habitants du quartier à propos de l’élargissement de A 480.

“UN DÉFAUT MANIFESTE de CONCERTATION”

Depuis plus d’un an l’Union de Quartier réclame qu’un mur anti-bruit soit prévu dans la portion de A 480 entre le Pont du Vercors et la zone Bouchayer-Viallet, la partie ou la voie est la plus proche des habitants. Mais «  il y a eu un défaut de concertation manifeste pour une ville qui s’enorgueillit d’en faire » rappelle Hervé Derriennic le secrétaire de l’Union de Quartier Berriat St Bruno.

E.PIOLLE A « OUBLIÉ » LE MUR ANTI BRUIT

La municipalité phare n’a en effet aucunement pris en compte la demande des habitants au moment de signer la convention avec AREA : cette protection phonique ne faisait pas partie de la liste des « réserves » émises par Eric Piolle.

Il est impossible au lecteur du DL de le savoir. La question n’est d’ailleurs pas posée à Mondane Jactat Adjointe au Maire (Verts/PG) longuement interviewée à cette occasion. Elle ne répond d’ailleurs sur rien se contentant d’enfiler des généralités sans conséquence.

M.JACTAT (Verts/PG) : «ON TRAVAILLE DE MANIÈRE GLOBALE «  (!)

Ainsi sur la qualité de l’air « la Ville est très attentive à cette question. C’est une vigilance sur laquelle on travaille de manière globale, ». On est rassuré.

Et sur le mur anti-bruit que la municipalité n’avait jamais demandé, elle peut répondre sans être contredite  « Notre vigilance nous sert à porter des sujets, comme le mur qui est un enjeu de santé extrêmement important. Le bruit est la première nuisance sur les questions de santé dans les villes.. ».

M.JACTAT REJOINT LE CIMETIÈRE DES ÉLUS ROUGE/VERTS

D’ailleurs Mondane Jactat peut y aller de ses propos emberlificotés à propos du mur anti-Bruit : « On a une vigilance pour que l’environnement de l’air et du bruit ne soit pas détérioré pour les riverains et pour que toutes les mesures soient prises aujourd’hui pour y parvenir. On met par ailleurs la pression sur l’Area pour que ce genre de réunion ait lieu, on les met en responsabilité pour qu’ils entendent ce que les habitants ont à dire. »

LE 30 AVRIL 2019 Eric PIOLLE DÉCOUVRE LE PROBLÉME !

Eric Piolle met « la pression » pour qu’il y ait une réunion et AREA en «  responsabilité « (!) pour qu’ils entendent les habitants… C’est pas trop ?  Avec ces déclarations, Mondane Jactat va rejoindre Laurence Comparat, Corinne Bernard et Maud Tavel dans le cimetière des élus ou sont entassés Hakim Sabri, Antoine Back, Alan Confesson et quelques autres.

Mais enfin le… 30 avril 2019 Eric Piolle découvre le problème et co-signe une lettre avec Christophe Ferrari (PS repenti) et Jean-Pierre Barbier (LR) pour demander ce mur anti-bruit. Ça devient sous la plume de Jean-Benoit Vigny  « les Verts n’étaient pas venus les mains vides. Et c’est Vincent Fristot, adjoint à l’urbanisme, qui l’a annoncé aux habitants »

6000 GRENOBLOIS ABANDONNÉS PAR LA MUNICIPALITÉ

Une « vigilance » hors du commun pour les élus Rouge/verts qui ont abandonné tout un quartier et 6000 habitants concernés dans l’élaboration du projet. Pourtant Jean-Benoit Vigny, lui, juge « qu’un an plus tard, le sujet a donc pris une nouvelle tournure «. En effet, une façon de voir.

Il faut donc remettre le dossier à l’endroit, mettre de la chronologie et hiérarchiser les informations.

ENGAGEMENT 54 : « METTRE FIN AUX PROJETS D’ÉLARGISSEMENT de A 480 «

C’est bien la municipalité Piolle et la Métro ou la gauche et les Verts sont majoritaires qui ont signé la convention avec l’Aréa pour l’élargissement de A 480. Contrairement à leur « engagement » N° 54 pris devant les grenoblois de « mettre fin aux projets d’élargissement de A 480 «. Que personne n’a rappelé dans la salle de réunion ?

engagement aussi tenu que sur les bibliothèques

S’agissant de la « logique financière » d’AREA qui fait l’objet d’un encadré du « Dauphiné «  la municipalité est aussi mise hors de cause. Le journaliste cite une Bible en matière financière, une presse modèle d’objectivité : «Médiapart a révélé que ces sociétés gagneront cinq fois l’argent investi dans les travaux, soit 15 milliards qui leur sont offerts ».

LES ROUGE/VERTS PROLONGENT LA CONCESSION ARÉA

Mais il n’explique pas que cet éventuel « cadeau «  résulte de la convention de financement qui prévoit bien l’allongement des concessions d’autoroute de 3 ans et -pas de péage sur la portion élargie- mais un relèvement du péage sur le réseau. Ça fait drôle pour le nouveau « gilet jaune «  qu’est devenu Eric Piolle. Car cette convention a bien été entérinée par Eric Piolle et les Rouge/Verts Grenoblois. Lesquels ne peuvent pas exhiber leur profil avantageux qui empoche les 300 Millions d’€ d’investissements cachant l’autre profil sur les conditions de cet investissement.

PENDANT 25 ANS ÉLUS PS/PC/VERTS ONT REFUSÉ L’ÉLARGISSEMENT

Tout l’encadré qui dénonce la vilenie de « la finance «  (toujours «l’ennemi« …) oublie le pourquoi de cet appel aux fonds privés : depuis 25 ans par une belle obstination idéologique les élus de gauche et Verts à leurs côtés dans l’agglomération  pendant 19 ans sur 25, ont refusé de demander l’inscription de l’élargissement de A 480 aux contrats de plan afin de ne pas créer « d’aspirateur à voitures ».

ROCADE  5 ème BOUCHON et A 480 7 ème BOUCHON FRANÇAIS

Pendant tout ce temps, toutes les agglomérations ont réalisé leurs contournements. Avec  le 5 ème bouchon Français (rocade sud) et le 7 ème (A 480) Grenoble était en passe de monter sur le podium des embouteillages avec toutes les conséquences que l’on sait sur l’attractivité du territoire en berne. Cerise sur le gâteau ces deux bouchons sont les premières sources de la pollution automobile de l’agglomération.

CES CONTORSIONS RELÉVENT de L’ESCROQUERIE POLITIQUE

Le dos au mur les mêmes élus qui ont prétendu le contraire pendant 25 ans ont vite cédé sur l’opportunité de ces crédits privés sachant qu’ils avaient laissé passer  la période ou l’Etat finançait largement dans les contrats de plan. Voilà pourquoi les contorsions de la réunion publique relèvent de l’escroquerie politique.

LA SANTÉ ET LA LUTTE CONTRE LE BRUIT ONT ÉTÉ ZAPPÉS

Il est tout de même drôle de voir une municipalité Mélenchoniste/Verts avoir voté l’allongement des concessions d’autoroutes alors que dans la salle, une personne visiblement proche d’eux, dénonçait l’affreuse « rentabilité « de ces sociétés. 

C’est bien Eric Piolle qui a complétement zappé la santé des habitants et le bruit qu’ils subissent dans le projet d’élargissement de A 480 au moment où il signait la convention avec AREA.

LES GRENOBLOIS VICTIMES

Ce type de réunion organisée par la municipalité a donc pour seul objet de la dédouaner de son impéritie dans la préparation du dossier A 480. Une fois de plus les phares de l’humanité qui font entrer Grenoble dans le XXI eme siècle (!) auront été à côté de la plaque et les grenoblois leurs victimes.

C’EST BEAU COMME DU GREMAG  

Aujourd’hui dans une sémantique qui démontre combien la propagande est le seul moteur de leur action, voilà qu’AREA devient le bouc-émissaire commode « Habitants et élus unis pour exiger un mur anti-bruit supplémentaire »… titre le «  Dauphiné. C’est beau comme du GreMag.

Le titre du “Dauphiné” : c’est beau comme du GreMag…

REFILER EN URGENCE LE BÉBÉ à ARÉA

Il s’agit de refiler en urgence le bébé à AREA. Voilà que la société doit intégrer soudainement un mur qui ne lui a jamais été demandé à aucun stade des négociations, par aucun élu au moment de signer la convention. Le dénommé Christophe Labbé, conducteur des opérations pour AREA, qui semble bien armé sur le fond, ne pouvait que répondre  qu’il ferait un point plus tard. Espérons que la société acceptera de se substituer aux élus défaillants pour protéger la santé des habitants et la lutte contre le bruit.

LA SANTÉ de 6000 GRENOBLOIS  A LA MERCI d’UNE SOCIÉTÉ PRIVÉE

Avec Eric Piolle 6000 grenoblois sont suspendus à la décision d’une société capitaliste pure pour les assurer sur ces deux points qui relèvent de l’action publique ! Quel bilan !

LA FAUTE à la DROITE ?

Ça n’a pas empêché un conseiller départemental Verts d’être applaudi -selon JB Vigny- parce qu’il s’en prenait « à la droite ». Il y avait longtemps il est vrai que celle-ci qui n’est pour rien dans ces retards n’avait pas été mise en cause . : « Le péché originel, c’est d’avoir fait un gabarit pour du 90 km/h qui ne nous protège pas de l’avenir si les majorités ou le préfet venaient à changer. La droite iséroise est en effet en partie favorable au 90km/h. Ce mur, on en a donc besoin aujourd’hui. C’est inconcevable qu’il n’ait  pas été prévu».

Benjamin Trocmé (Verts/PG à gauche ici avec O.Bertrand (Verts/Ades) : le conseiller départemental a manqué à son devoir de représentant du territoire de Berriat en “oubliant” de demander un mur anti bruit au moment du vote de la convention sur l’élargissement de A 480. Il fait assaut de démagogie pour faire oublier son indifférence.

B.TROCMÉ (Verts/PG) A AUSSI “OUBLIÉ” AU DÉPARTEMENT

« le péché originel »  ou « inconcevable «  que le mur « n’ait pas été prévu ». Là c’est beau comme de la démagogie à l’état « pur ». Benjamin Trocmé -Il s’agit de lui- aurait pu en parler à ses amis qui dirigent la ville et la Métro et ont oublié ce mur d’une façon « inconcevable ». Lui-même, au moment de la signature par le département ou il siège, a « oublié » également  de demander une réserve à ce sujet. Il  manqué à son devoir élémentaire de représentant du territoire. C’est ce qui lui permet d’être « applaudi ».

LES  ÉLÉMENTS ESSENTIELS CACHÉS

Ce qui est proprement « inconcevable «  est qu’une réunion de ce type puisse se dérouler dans de telles conditions  -JB Vigny ne précise pas le nombre de présents, également un signe- et que les grenoblois puissent lire un tel déroulé alors que les éléments essentiels leur sont cachés. Décidément il y a bien quelque chose de ranci en Piolland.

LA MUNICIPALITÉ PIOLLE N’A PAS FAIT SON BOULOT

Mais le travestissement des faits, les réunions de ce type montée de façon totalement artificielle  afin d’habiller en « action » un immobilisme coupable ne trompe que ceux qui le veulent bien. Car le résultat est devant les yeux des grenoblois à chacune des étapes sur tous les sujets :  la municipalité Piolle n’a tout simplement pas fait son boulot.

A 480 : UN CHEMIN DE CROIX JUSQU’A MARS

Le fait qu’elle triche pour le cacher aggrave son cas par le cynisme et la  duplicité qu’ils révèlent chaque fois. Le dossier de A 480 sera un chemin de croix supplémentaire jusqu’au mois de mars. Elle mérite amplement de souffrir car 6000 grenoblois supplémentaires risquent eux aussi de supporter le bruit à cause d’elle. Encore une histoire qu’elle ne peut pas réécrire.

6 HECTARES BOISÉS SUPPRIMÉS SANS COMPENSATION

NB Rappelons pour la route que la municipalité Piolle a également «oublié«  de prévoir la compensation des 6 hectares boisés supprimés par le projet d’élargissement de A 480 qui vont encore réduire la part d’espaces verts par grenoblois devenue la dernière des grandes villes par habitant.

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