F.BERNHEIM : LA FALSIFICATION et le MÉPRIS

Même s’il est ultra-minoritaire (46 abonnés à son blog) même s’il appartient à la famille de la gauche ultra , ça vaut la peine de lire la prose du “journaliste” François Bernheim.

UNE FORME de DÉLIRE de la PENSÉE ROUGE/VERTS

Car elle est significative de la culture Piollesque, elle nous apprend beaucoup sur cette forme de délire dans lequel la pensée des Rouge/Verts se meut. Dans un très long premier papier (1) publié le 30 avril sur son blog de Médiapart, il répète bêtement la falsification de l’histoire de Grenoble et brosse son actualité avec ses œillères. Son positionnement en surplomb est aussi intéressant et révélateur . Il incarne bien ce sentiment de supériorité qui aura été la marque indélébile des élus de ce mandat grenoblois.

CRÉER UNE HISTOIRE SUR DES FAITS QUI NE LUI CORRESPONDENT PAS

Pour le grenoblois “moyen” qui vit Grenoble quotidiennement il est fascinant de lire comment sa vie est gommée. Pour ceux d’entre nous qui ont participé à l’histoire ou suivi le déroulé de ces dernières décennies le niveau de falsification est tout simplement renversant. Car il s’agit toujours de créer une histoire sur des faits qui ne lui correspondent pas.

PEU IMPORTE QUE CES QUARTIERS SOIENT DES ÉCHECS

On fait vite car on ne peut pas tout reprendre. Ainsi, par exemple, François Bernheim, s’extasie à propos de “l’urbanisme Dubedout” qui a donné L’Alma, Le Lys Rouge, Villeneuve évidemment, qui avait aussi continué à construire des barres à Mistral. Peu importe que ces quartiers soient des échecs complets, la paupérisation accélérée, la domination des dealers, la ghettoïsation forte. Peu importe que 40 ans après -même à Villeneuve, le phare- il faille démolir. Peu importe que même ceux qui s’opposaient aux démolitions, telle la majorité Piolle, s’y résolve aussi au grand désarroi des puristes qui l’ont soutenue.

ÉCOQUARTIERS : VILLENEUVE AVEC UNE AUTRE SÉMANTIQUE

Ça continue avec les “éco-quartiers”, dont le nom seul porte François Bernheim au bord de l’apoplexie, tandis que les grenoblois ont bien compris qu’on leur refait le coup de “Villeneuve” avec une autre sémantique. “Bétonner” toujours pour le bonheur des générations futures. Jamais de bilan humain : combien de personnes intégrées, sorties de la pauvreté, ayant un emploi ? Ils ne sont pas là pour ça. Mais pourquoi donc alors?

Difficile de mettre un bilan sur la table avec le phare de l’Urbanisme-Dubedout, Villeneuve, devenue en 40 ans parmi les 10 quartiers les plus en difficultés de France !

La réalité n’existe pas pour les Rouge/Verts

EN 55 ANS de GESTION C’EST LA FAUTE AUX 12 ANS de CARIGNON

Mais si Grenoble comporte des ratés sociaux ou culturels entre 1965 (élection de Dubedout) et 2019, soit en près de 55 ans c’est à cause de la gestion des 12 ans de Carignon (83/95). Ainsi le “journaliste” répète la si faible antienne de la gauche avec laquelle elle croit se dédouaner : “L’utopie Villeneuve a été délibérément sabotée. En 1983 Alain Carignon candidat du RPR bat Dubedout. Faisant fi des listes d’attente il exige que des logements en nombre soient attribués à des familles en situation difficile, principalement des émigrés.”

VILLENEUVE : UN COLLÈGE et un THÉÂTRE AVEC CARIGNON

Peu importe que ce soit entièrement faux. Pourvu que le mensonge soit répété. C’est le contraire exactement qui s’est produit et les deux adjointes successives au logement de la période 83/95 en témoignent. C’est pendant ces 12 années au contraire que la municipalité Carignon obtiendra pour Villeneuve -ce que Dubedout avait oublié- l’implantation du collège ultra-moderne, aux moyens colossaux, qui coûtera le prix d’un lycée. C’est à cette période que s’installera un créateur et un théâtre à l’espace 600 qui travaillera avec les habitants.

LE COLLÉGE PASSE de 620 ÉLÉVES à 260 AVEC R.AVRILLIER

Les dates de la ghettoïsation du quartier sont aisées à établir. C’est le principal du collège (PCF) qui en fera le constat sans le vouloir dans “l’Humanité” (12/8/10). Celui qui a pris le poste en 1998 (3 ans après le départ de Carignon) constate qu’il y avait 620 élèves. Il précise que 15 ans après le départ de Carignon, en 2010, il n’y en avait plus que 260 : « Et la plupart sont des derniers de classe. Un prof ne voudrait pas y mettre ses enfants… j’évitais les conseils de discipline, qui plafonnaient à trois par an. Aujourd’hui, il y en a treize par trimestre et ils ont dû faire venir des éducateurs de rue à la place des pions» .

La ghettoïsation avait fonctionné à plein comme en témoigne ces données accablantes.

Villeneuve : le collège en feu et la piscine couverte abandonnée et fermée par la municipalité Piolle.

LES CRÉATEURS de GHETTOS SONT CONNUS, IDENTIFIÉS

Qui était Adjoint au Logement dans cette si brillante période ? Raymond Avrillier le parrain actuel de la municipalité, le grand pourfendeur de la droite, qui ne peut donc jamais être mis en cause par l’ultra gauche dont il est un acteur. C’est Maryvonne Boileau également de la même mouvance, (Verts/Ades) très proche d’Avrillier qui a été la Présidente de l’OPHLM sous Destot pendant tout un mandat. Elle est encore aujourd’hui sous Piolle la Présidente du principal organisme de logement social, Grenoble-Habitat et responsable de la politique de la ville.

DES BANTOUSTANS ÉLECTORAUX

Même François Bernheim ne peut pas nier en creux l’explosion des quartiers, la fuite des derniers habitants de la classe moyenne. Ces élus ont conduit cette politique à fort rendement électoral: à Villeneuve PS et Verts/Ades ont totalisé jusqu’à 90 % des suffrages dans certains bureaux de vote. Des scores à la soviétique. Mais de “clientélisme” ils ne sont aucunement accusés . La création de Bantoustans électoraux ne résulte pas de leur volonté politique.Ils bénéficient de la loi du hasard. A moins que les populations concernées, premières victimes de ces politiques, subissent le syndrome électoral de Stockholm.

DES LOCATAIRES par PETITES ANNONCES, LES ROMS à VILLENEUVE

C’est sous la municipalité Destot, secondée pendant 13 ans pas des élus Verts que l’OPHLM a cherché des locataires par petites annonces pour Villeneuve. C’est sous la municipalité Piolle que la ghettoïsation s’est accentuée avec le logement des ROMS des camps démantelés, produisant des conflits ethniques. Des rejets. Des ROMS expliqueront eux-mêmes leur départ de ces HLM en venant se réinstaller dans un camp ( parc Henri Tarze). Pas sous Carignon…

CULTURE : UNE POLITIQUE à FRONT de TAUREAU

Le malheureux François Bernheim a effectué un séjour à Grenoble trop court, trop balisé, trop fermé pour parler culture. Visiblement il ignore tout de la bronca qui anime la quasi totalité des acteurs du secteur face à la municipalité Piolle. Elle aura été dans ce domaine en particulier pire que la pire des rétrogrades et des sectaires malgré son vocabulaire branchouille et daté. Un vrai front de taureau de la bêtise.

DEUX FOIS MOINS DE LEVER de RIDEAUX”

Il n’a pas rencontré les collectifs, le tricycle, les Musiciens du Louvre, ne connait pas les échecs de St Marie d’En Bas, ni la prise en mains de la programmation des Théâtres par les élus eux-mêmes.  « Quels sont les résultats de cette reprise ? Eh bien, on a moitié moins de lever de rideau sur les deux théâtres. » (Le Petit Bulletin 31/10/16) a expliqué Bernard Garnier membre du collectif du Théâtre contemporain.

les collectifs du théâtre envahissant l’hôtel de ville pour protester contre la prise en mains des théâtres par la municipalité Piolle

J.POMMERAT : ” A CULTURE GRENOBLOISE FAIT HONTE aux VERTS”


Il n’a pas lu Joël Pommerat qui a bien synthétisé : “la culture Grenobloise fait honte aux Verts”. Il ignore le foisonnement culturel intense, ouvert, multiple qui a marqué les esprits avec la municipalité Carignon. Pas un intervenant de cette période qui ne le regrette.

P.HENRY : “J’AI L’ESPOIR DE VOIR GRENOBLE REDEVENIR CE QU’ELLE ÉTAIT”

Le malheureux François Bernheim cite une dramaturge grenobloise, Pascale Henry pour qui» Rien n’était loin tout était possible… » Il ne sait pas qu’elle a dit surtout : «Grenoble, c’était une ville de théâtre et de danse, mais aujourd’hui, les maisons ont du mal à fonctionner » ajoutant  « J’ai l’espoir de voir Grenoble revenir à ce qu’elle était, et qu’on puisse mettre en avant cette folle chose que sont les arts, destinés à l’autre, à l’humain »(DL du 1/6/18).

Ce qu’elle était culturellement avec la muncipalité Carignon, c’est ce à quoi, ce vers quoi beaucoup veulent renouer et aller.

PAS de “PIOLLE BASHING”, MAIS… “ILS ONT FAIT des BÊTISES”

On ne peut pas passer en revue toutes les contre-vérités véhiculées, les fake toutes aussi faciles à dénoncer que ce qui concerne Villeneuve.

Il est vrai que François Bernheim explique qu’à son arrivée à Grenoble il est hébergé chez une amie quartier St Bruno qui “ne pratique pas le « Piolle bashing » (2) ou art de dauber sur le maire” (!). Même si elle est contrainte de reconnaitre : “Il est clair dit-elle qu’ils ont fait des bêtises” (!). Sans les lister.

“MÊME SI SON ÉVENTUELLE RÉÉLECTION DOIT EN SOUFFRIR”

Cette amie répète les éléments de langage, mais on voit bien à l’entendre que ce virtuel est impacté par le réel » moi je vois ces quartiers s’embellir, des endroits qui n’ont pas été pris en compte pendant des années et des années. Piolle est le seul maire qui ait pris le problème de l’écologie à bras le corps. Il fait ce qu’il pense qui doit être fait, même si son éventuelle réélection doit en souffrir. Grenoble est une cuvette polluée, il refait tous les quartiers, pas que le centre-ville et il replante des arbres… »

Les usagers et les bibliothécaires envahissant l’hôtel de ville pour protester contre la fermeture des bibliothèques

“L’ÉCOLOGIE à BRAS le CORPS” : + 15 % POUR LA POLLUTION

C’est à la fois court et factuellement faux. On connait la rengaine des arbres: pour bétonner Piolle aura abattu plus d’arbres qu’aucun autre Maire, mais il se vante de compenser le remplacement de tous ces sujets en pleine vie en plantant des brindilles ….Quant à “l’écologie à bras le corps“, les grenoblois savent ce qu’il en est avec les + 15 % de pollution sur les boulevards et les centaines d’emplois supprimés dans les commerces et les services, le plus gros plan social de l’Isère -sans social- dont Piolle est l’auteur. On comprend que son “éventuelle réélection puisse en souffrir”.

Mais pas pour les mêmes raisons.

MISTRAL : “RIEN N’A CHANGÉ DERRIÉRE LES FACADES”

N’en jetez plus. Il faudrait avoir le temps de revenir sur tout. Même sur la “fête des Tuiles” car François Bernheim ne voit de lien qu’avec 1788 ! C’est dire l’acuité de l’observateur. Mais aussi revenir sur Mistral. La barre construite sous Dubedout attend pour être démolie. Et le Président de l’Union de Quartier vient de déclarer après le drame des deux adolescents décédés en fuyant la police” “rien n’a changé derrière les façades…”.

La faute à Carignon ?

LE BOBO PARISIEN ÉMU PAR LA POPULACE …

François Bernheim décrit de façon idyllique le quartier St Bruno ou il est hébergé. Cette paupérisation visible à l’oeil nu, cette délinquance qui a pris le pouvoir, tout ceci l’émeut comme un bobo parisien. Pensez-donc : ici “les gens respectables du centre -ville ne souhaitent pas se mêler à la populace, d’autant que dans certains cafés, la clientèle masculine est exclusivement arabe. Dans le premier bistrot où m’emmène Claire, une chose me frappe d’emblée. Les gens qui sont là, artistes, artisans, chômeurs, travailleurs divers ne ressemblent pas à ceux que je vois à Paris. Ce n’est pas leur physique qui est différent, c’est leur façon d’occuper l’espace… Ils ne posent pas. Zut alors, il a fallu que je vienne à Grenoble pour comprendre que les parisiens, tête de chien, pouvaient être des poseurs.”

PARTAGER LE PEU ET RESTER AVEC PEU

Cette descente dans le peuple et son côté Marie-Chantal prête à rire. Elle se situe pleinement dans le snobisme Piollesque à l’égard des quartiers. Il poursuit: “Ici, moins on a d’argent plus on partage.”

Pas que, bien sur. Mais cette pauvreté, ces cafés pour hommes, ces dealers qui ont pris le pouvoir, il faut vivre avec. Pourvu qu’on partage le peu et qu’on reste avec peu.

Saint Bruno : des morts et des tirs pendant que des grenoblois sont sur des terrasses de cafés

LES GRENOBLOIS APPAUVRIS POUR LEUR BONHEUR

A Grenoble la classe moyenne modeste est spoliée par la municipalité Piolle: elle subit la plus forte baisse de la valeur des biens de France avec la taxe foncière la plus élevée de France. Elle est appauvrie pour son bonheur. Une grande partie des habitants du sud de la ville est assignée à résidence. Ceux qui ont acquis sur le mirage de la “mixité sociale” ont été abusés et ne peuvent plus vendre étranglés par leurs emprunts. Ne parlons pas des copropriétaires de Villeneuve ou du Village Olympique qui sont volés, leurs biens ne valant plus rien. La décroissance n’est pas seulement un concept fumeux. A Grenoble c’est du vécu.

UN JEU POUR ENFANTS: “PARI GAGNÉ” (!)

Saint Bruno est transformé en zone mais la municipalité y “a fait construire une immense dragonne en bois. Dès l’inauguration les enfants se sont précipité, pour chevaucher l’animal. Le pari était gagné” (!) raconte l’amie de François Bernheim. E.Piolle réussit le pari si difficile de faire jouer les enfants sur un jeu qui leur est destiné. Loué soit-il.

LE SQUAT du 38 Rue D’ALEMBERT LEGITIME

D’ailleurs Saint Bruno c’est aussi le 38 rue d’Alembert qui “veut transformer le monde” à partir du lieu ou on habite. C’est donc l’occupation gratuite de locaux municipaux, sans droit ni titre, sans impôts -donc aux frais des autres- sans règles de sécurité, ni d’hygiène pour les activités alors qu’elles sont imposées à tout le monde. Au détriment des riverains.

SON UTOPIE AUX FRAIS des AUTRES

Qui ne voudrait pas que son projet, son utopie, son idée s’installe dans des locaux publics sans que cela n’entraine pour lui aucune obligation, aucun frais, aucune contribution à la collectivité qui le fait vivre ?

LA PAUVRETÉ N’EST PAS UNE FIN EN SOI

Le Huron parisien émerveillé par tous ces pauvres souhaite à sa façon de les observer qu’ils le demeurent. Il passe à côté de tout. Car l’humanité, le partage, l’entraide ne sont pas consubstantiels à la pauvreté ! Parce que le rôle de la collectivité est justement de favoriser le progrès de chacun, l’autonomie individuelle, le libre arbitre, assurer la liberté d’aller et de venir pour avoir des chances de sortir de sa condition initiale.

F.BERNHEIM : UN REGARD de COULEUR COLONIALISTE

François Bernheim dans la lignée des Rouge/Verts réécrit une fausse histoire de Grenoble, re-cite le petit noyau de fanatiques -les autres ayant renoncé à mentir- qui se sont trompés depuis des décennies, ont vécu sur l’argent public dilapidé ( Alain Manac’h), et enjolive la descente aux enfers que subissent les grenoblois les plus modestes d’un regard parisien de couleur colonialiste. Il observe les bons sauvages et les juge charmants.

A.CARIGNON au V.O : “JE N’AI PAS de DOUTE SUR LA JUSTIFICATION de MON ENGAGEMENT”

Lors de ses rencontres avec les habitants du village olympique, Alain Carignon est revenu ému et déterminé. Une retraitée modeste lui avait expliqué que sa voiture venait de brûler pour la deuxième fois en 15 ans et que l’assurance lui remboursant 1 700 €, elle ne pouvait plus s’en offrir une. Elle ne pouvait plus sortir de son quartier. “je n’ai pas de doute sur la justification de mon engagement” a t-il tweeté à la suite de cette rencontre. Car à l’opposé des Rouge/Verts, collectivement ,nous n’avons pas les mots, mais nous avons les actes pour rendre la vie meilleure à ceux qui en ont le plus besoin.

EN 2013 “POURQUOI APRES 30 ANS JE QUITTE LE VILLAGE OLYMPIQUE”

En 2013 une habitante de gauche avait adressé une lettre ouverte à Michel Destot dans laquelle elle expliquait pourquoi,” après 30 ans, je quitte le village olympique”. La vie était devenue impossible malgré ses engagements associatifs et sociaux. Elle racontait les larmes des habitants de son immeuble qui ne pouvaient pas partir comme elle. En 2013 Alain Carignon n’était plus Maire depuis 18 ans.

AVEC E.PIOLLE LA SITUATION A EMPIRÉ

Depuis lors de Destot à Piolle la situation a empiré. Aujourd’hui la population vit un enfer quotidien qui lui est imposé par des attributions de logements irresponsables. Dont les actuels élus Verts/Ades sont justement, eux, “responsables” 19 ans sur les 25 dernières années.

Quartier de l’Alma, “l’urbanisme Dubedout” démolira tout le bâti ancien pour le remplacer par des HLM de ce type : le secteur est aux mains des mafias a reconnu un vétéran des Verts/Ades, Claude Jacquier

LA RECONSTITUTION DE TRIBUS POUR TUER

Avec les municipalités Carignon ces quartiers étaient équilibrés, vivables. Ils sont devenus intenables sous la gauche et les Verts. C’est sous leurs mandats, en 2012, que deux jeunes ont été sauvagement assassinés par une bande qui a retrouvé les instincts tribaux en traversant armés toute la Villeneuve pour accomplir leur forfait, sans que personne dans ce temple de la convivialité et du voisinage ,n’alerte la police et n’empêche l’irréparable.

… quartier de l’Alma la municipalité Carignon arrivera à temps pour sauver le côté pair de la rue Très Cloitres

ON NE SAIT PAS POURQUOI UN HOMME MEURT

Mais François Bernheim raconte plutôt qu “en 2010 Karim a été tué à bout portant par la police. Le corps abattu est resté exposé pendant presque deux heures”. On ne sait pas pourquoi ni comment il a été abattu. Les policiers n’ont pas répondu à des tirs de balles réelles ? Ni le motif de “l’enfer” qui a suivi : La police avait osé poursuivre jusque dans Villeneuve les gangsters qui venaient d’effectuer un vol à mains armée au Casino d’Uriage. Sous l’ère Sarkozy, François Bernheim est dans la bonne case….

LE PROCÉS de L’URBANISME VILLENEUVE N’AURA PAS LIEU

Tandis qu’en 2012 avec une gauche aux pouvoirs municipal, d’agglomération, départemental, régionale et national il faudrait faire le procès d’un urbanisme et d’une déconstruction des cerveaux auxquels la sociologie gauchisante à expliqué que tout se valait et qu’il n’y avait ni borne, ni frontière ni sanction. Aucune conséquence ne sera tirée de la mort de Kevin et Sofiane.

DES BENÊTS QUI SUPPORTENT et DOIVENT S’AFFICHER HEUREUX

Mais c’est sous les municipalités Destot et Piolle qu’ont successivement brûlé un gymnase, un club de Foot, un théâtre et un collège.

Eric Piolle ne peut pas réécrire cette histoire à sa main. Elle est sous les yeux des Grenoblois. Ils refusent de se laisser enfermer dans le rôle des benêts qui doivent supporter tous les inconvénients de la vie difficile et s’afficher heureux en supplément. Afin de permettre à des “journalistes” de venir les décrire depuis leur petit confort intellectuel bourgeois.

UN MÉPRIS DE CLASSE INSUPPORTABLE

Ils veulent renouer avec un espoir d’une vie meilleure en effet. Leur avenir n’est pas d’être assignés à vivre indéfiniment dans le même quartier, prédestinés à la même vie, satisfaits de la modestie de leur existence, de leur petits gestes quotidiens, des bouts de ficelle qu’on se passe de l’un à l’autre. Enfermer des populations entières dans ce destin est une forme de mépris de classe insupportable. Ainsi le Maire est actionnaire à Singapour mais il est si émouvant de voir ces quartiers et leur “populace” à laquelle se mêler survivre d’expédients sous l’autorité des dealers et des mafias.

LE PARTAGE PLUS AISÉ AVEC LE PROGRÉS de TOUS

La ville doit être celle des possibles, du meilleur, tirée vers le haut également. Non pas par mimétisme avec un quelconque esprit de compétition, mais parce que l’émancipation de chacun passe par le grand large et le partage plus aisé avec le progrès de tous.

LES GRENOBLOIS LES PLUS MODESTES VICTIMES

La thèse de la décroissance comme les impératifs écologiques auront curieusement pesé sur les plus modestes à Grenoble. Ce sont eux les premières victimes de ces politiques, eux qui ont subi la régression avec la perte par centaines de leur emploi de vendeur ou de vendeuse, de secrétaire d’un cabinet libéral, eux qui sont étranglés entre les mensualités pour rembourser l’acquisition d’un appartement, la taxe foncière et l’effondrement de la valeur de leurs biens qui ne leur permettent plus de le vendre.

LA FABLE DES BRIOCHES

Afin de bien observer la faune locale, les Marie-Antoinette type François Bernheim vont dormir chez des amies généreuses qui disposent, elles, d’une chambre de libre dans ces quartiers populaires. C’est la fable des brioches qui se renouvelle, alors que la municipalité Piolle a retiré le pain de la vie à toute une ville.

“Le Lys Rouge”, l’urbanisme Dubedout : 150 000 € en espèces et la machine à compter les billets dans le HLM . Il faut continuer..

L’URBANISME DUBEDOUT a PRODUIT LE PIRE : IL FAUT le DÉMOLIR

François Bernheim emporté par son sectarisme est hagiographique concernant l’urbanisme Dubedout qui a produit le pire et qu’il faut démolir par morceaux. Il prolonge ce faisant une cécité des gauches grenobloises dominatrices, sures d’elles-même et d’incarner l’avant garde éclairée en train de faire le bonheur du peuple malgré lui. Alors que le malheur est inscrit dans les chiffres: un taux de pauvreté de 18 % contre 11 à la moyenne départementale, + 5 % de chômage par rapport à l’ensemble de l’Isère. ( source rapport de la Chambre Régionale des Comptes de septembre 2018) . Selon la formule maintes fois utilisée , ils aiment tellement les pauvres qu’ils en fabriquent.

DUBEDOUT REJETTE AU PREMIER TOUR PAR LES GRENOBLOIS

Mais François Bernheim saute un détail dans son premier article . Après 18 ans de ces mandats superbes, Hubert Dubedout a été battu au premier tour par un dénommé Alain Carignon. Dans son second papier ( nous y reviendrons) il plaide la surprise de ces braves gauchistes qui avaient préféré leur week end au ski plutôt que le vote. Mais Alain Carignon sera réélu en 1989 encore au premier tour, malgré une liste FN sur sa droite. Il ne sera politiquement abattu ensuite que par les lettres “anonymes” de ses ennemis qui ne pouvant plus gagner démocratiquement ont choisi d’instrumentaliser la justice.

LA CERTITUDE d’AVOIR RAISON CONTRE TOUS

Mais aujourd’hui cette superbe, ces certitudes d’avoir raison contre tous, cette bureaucratie insupportable derrière laquelle les élus se planquent, ce murmure profond d’exaspération contre Eric Piolle et sa politique qui monte comme une vague grandissante et envahit tous les secteurs de l’opinion, ces dénonciations des trahisons provenant des plus proches de la municipalité rappellent cette période Dubedout. Car tout va plus vite. Il ne faut plus attendre 18 ans pour tirer les conséquences des dégâts.

L’ARROGANCE SUCCÉDE à l’ASSURANCE MÉPRISANTE

Cette arrogance des Rouge/Verts ressemble à cette assurance méprisante que la gauche de l’époque affichait à son firmament. On sait ce qu’il advint. Le peuple a parlé. François Berheim devrait constater en mars prochain que celui-ci ne ressemble aucunement à celui du monde virtuel qu’il décrit.

(1) Dés qu’un membre du collectif aura le temps, il rédigera une réponse au second papier de François Bernheim.

NB : LE PIOLLE-BASHING …

(2) Il faut relever que le mécontentement massif qui s’exprime dans les conversations de bistrot, les diners entre amis, les blagues dans les transports en communs contre Eric Piolle s’appelle “Piolle Bashing” dans la novlangue officielle. On ne se souvient pas que les oppositions à Sarkozy ou Hollande aient été appelées “bashing” par exemple. Cette sémantique est une autre façon pour les Rouge/verts locaux de contourner la réalité, de la nier. Le Maire peut seulement sortir dans Grenoble dans des conditions formatées et organisées de façon à supprimer toute spontanéité car celle-ci est très dangereuse pour lui. Mais si cette colère des Grenoblois s’exprime, c’est du”Piolle-Bashing”.


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