E.PIOLLE DISTRIBUE L’ARGENT QU’IL N’A PAS

A 9 mois du premier tour des élections municipales les bibliothèques deviendront gratuites ! Sur le budget 2020 il faudra donc trouver 180 000 € supplémentaires dans le fonctionnement de la ville qui a déjà explosé.

L’ALERTE DE LA CHAMBRE DES COMPTES

La Chambre des Comptes a sonné l’alerte sur l’autofinancement négatif, sur les impasses concernant le patrimoine, sur les reports d’annuités d’emprunt dans une ville ou les impôts sur les ménages sont les plus élevés de France.

LIQUIDATION AVANT CHANGEMENT

Mais Eric Piolle choisit l’électoralisme le plus débridé, la fuite en avant et distribue l’argent qu’il n’a pas. Visiblement il liquide avant changement de propriétaire et veut aggraver la situation qu’auront à gérer ses successeurs.

“LE RISQUE DE NE PLUS REVOIR CERTAINS LIVRES”

De plus comme le souligne Place Gre’Net la gratuité apporte “le risque de ne plus revoir certains livres avant un bon moment voire jamais.” Isabelle Westeel, directrice du réseau, doit étudier des solutions pour pallier à ce nouveau problème créé par la gratuité : «Nous allons réfléchir à un système informatique bloquant l’abonnement en cas de retard par exemple, pour inciter les abonnés à rendre leurs livres. »

“E.PIOLLE A BALAYÉ NOTRE QUESTION…”

De son côté Eve Moulinier (le DL du 24/3/19) n’est pas totalement dupe : “on se souvient des longs mois de manifestations, des bibliothécaires en colère, des pétitions, des conseils municipaux perturbés… Lors de la conférence de presse, le maire Éric Piolle a balayé d’un revers de la main notre question, arguant que l’enjeu du maillage du réseau des bibliothèques grenobloises, qui aurait prévalu aux décisions de 2015, n’était pas le même que celui de la gratuité aujourd’hui décidée. Bon…

UNE OPÉRATION DE COM’

Il s’agit évidemment pour Eric Piolle d’une opération de com’ aux frais du contribuable pour gommer l’image détestable de ce conseil municipal siégeant pendant un an sous la protection des CRS pour pouvoir fermer des bibliothèques.

TRAHISON DE L’ENGAGEMENT N°110

En totale trahison de l’engagement N° 110 pris devant les grenoblois qui promettait “le maintien et le renforcement du réseau de bibliothèques”

Pour rire jaune, l’engagement N°110 d’Eric Piolle

LECTURE PUBLIQUE : GRENOBLE EN BERNE

Il s’agit pour lui de cacher l’impact calamiteux que sa politique aura produit sur la lecture publique qui était une emblème de Grenoble, toutes municipalités confondues : “Le réseau des bibliothèques compte en effet à peine 33 % d’usagers, c’est 7 points de moins que la moyenne nationale et 12 points de moins que la moyenne des villes de même strate. Cela veut dire que 67 % de la population ne se retrouvent pas dans les ser­vices proposés par les bibliothèques ” avait rappelé le DL (26/10/18) en publiant les résultats de l’enquête nationale .

DÉSAFFECTION DES JEUNES

On apprend maintenant que pour les jeunes lecteurs Grenoble est à 25 points en dessous de la moyenne nationale ! 28 % des jeunes de 15 à 24 ans ont fréquenté une bibliothèque municipale à Grenoble au cours des 12 derniers mois. La moyenne nationale s’élève à 53%.

E.PIOLLE JETTE L’ARGENT PAR LES FENÊTRES

Dans la panique Eric Piolle jette l’argent par la fenêtre pour faire semblant d’agir. A voir la photo du “Dauphiné” on comprend que ça ne convainc même pas ceux qui l’annoncent, contraints d’être aux côtés d’Eric Piolle.

“CHANGER LE RAPPORT DES GRENOBLOIS” (!)

Ce dernier débitant son blablabla cynique après ses actes meurtriers : la gratuité devrait “changer le rapport des grenoblois aux bibliothèques” (!) gratuité qui est “le symbole que la bibliothèque est un lieu collectif non commercial, un commun...”

Faire oublier l’année ou le conseil municipal a siégé sous la protection des CRS pour fermer les bibliothèques !

BIBLIOTHÈQUES : LES MOTS OUBLIÉS

La répétition des éléments de langage de la campagne électorale à venir n’a plus de prise. Ni le cumul des opérations de propagande. D’autant moins que les grenoblois ont au coeur et au corps bien accroché le souvenir cuisant que pas une fois pendant un an, protégé par les CRS, Eric Piolle n’a évoqué le “rapport des grenoblois aux bibliothèques”, ni le “lieu collectif“, ni “le commun” quand il était en train d’en fermer.

LA MOITIÉ de la GRATUITÉ: 2 BIBLIOTHÈQUES MAINTENUES

Comme d’habitude au Conseil Municipal les mots les plus forts et les plus percutants ont été prononcés par ceux qui ont quitté la majorité pour être fidèles aux engagements pris devant les grenoblois: « Les pompiers pyromanes de la majorité, après avoir carbonisé la plaine de trois bibliothèques de quartier, nous proposent tout d’un coup d’y planter une fleur », a lancé Bernadette Richard-Finot . Enfonçant le clou la ou ça fait très mal: « Le maintien des deux bibliothèques [Prémol et Hauquelin] représentait environ 100 000 euros par an, soit la moitié seulement de la somme que coûtera la gratuité totale… Ainsi, ce qui était impossible hier serait possible aujourd’hui ? » ( DL du 26/3/19)

“FAIRE OUBLIER 2015”

“Faire oublier 2015 ?” questionne le “Dauphiné” dans un sous titre de l’article. Mission impossible. La messe est dite sur ce dossier aussi. Surtout sur celui-là.

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