SÉCURITÉ : L’HÔTEL DE VILLE DEVRAIT ÊTRE FERMÉ

« A l’issue de la réunion, considérant les éléments du rapport technique du directeur départemental des services d’incendie et de secours annexé et après en avoir délibéré, la Sous-commission départementale de sécurité : Émet un avis Défavorable : À la poursuite du fonctionnement de l’établissement «. Le verdict concerne l’hôtel de ville du bd Jean Pain. Il date de janvier 2017. Il est émis, sous l’autorité du Préfet de l’Isère, par la commission départementale de sécurité.

E.PIOLLE N’A RIEN ENTREPRIS POUR SÉCURISER LA MAIRIE

Imaginons un commerce, un bar, un établissement quelconque accueillant du public qui aurait reçu ce verdict ? Sans les travaux conséquents il serait fermé. Depuis 2017 Eric Piolle n’a rien entrepris pour sécuriser les employés communaux qui travaillent dans la tour, les grenoblois qui se rendent à l’hôtel de ville pour des démarches ou des cérémonies. Ils sont en danger.

“LES FACADES PRÉSENTENT UNE ABSENCE de RÉSISTANCE AU FEU”

Pour la commission « les façades présentent une absence totale de résistance au feu «. Elle note  que « Le niveau RC 1 accueille des locaux techniques, ainsi que les principaux locaux d’archivage, et il est à noter qu’ils ne sont ni traités en locaux à fort potentiel, ni protégés par de l’extinction automatique ; de plus, tous ces locaux ne sont pas isolés entre eux. Absence d’isolement des locaux à fort potentiel calorifique et des locaux à risques. « 

“AUCUNE TRAPPE COUPE FEU”

La tour pourrait être infernale si on en croit la Commission de sécurité : « Le monte document ne présente aucune trappe coupe-feu de degré 2 heures, quel que soit le niveau. Les conduits aérauliques ne sont pas équipés de clapets coupe-feu de degré 2 heures au franchissement de la dalle haute du RC 1. Les batteries d’ascenseurs ne sont pas isolées des locaux et circulations par des dispositifs coupe- feu de degré 2 heures. Présence de gaines techniques non recoupées mettant en communication l’ensemble des niveaux. « 

“LES ESCALIERS NE SONT PAS PROTÉGÉS”

L’inventaire dressé est accablant : » Les escaliers ne sont pas protégés réglementairement. Absence totale de désenfumage de toutes les circulations horizontales communes et des sas situés devant les escaliers et les ascenseurs. Le hall d’accueil au RC 2 en communication avec le R+1, ainsi que le hall d’honneur en communication avec le R+1, devraient être désenfumés. «

“DES DOUTES SUR LA SÉCURITÉ DES OCCUPANTS”

Plus globalement la commission de sécurité juge que « l’analyse du risque développée ci-dessous met en évidence de quelle manière les écarts relevés peuvent aboutir à exprimer des doutes sur la sécurité des occupants de l’établissement ou d’un bâtiment tiers. La situation actuelle de l’établissement laisse apparaître d’importantes défaillances vis-à-vis des principes de sécurité ; La nature même de l’activité de cet établissement (administration) est génératrice d’une masse importante de matériaux combustibles (bois, papier, carton) qu’il est difficile de maîtriser quantitativement, et qui représente un risque non négligeable pour le développement d’un éventuel sinistre.

“LA PROPAGATION TRÈS RAPIDE D’UN INCENDIE”

Poursuivant : « La présence d’importants locaux d’archives au niveau du RCl (680 m2 de locaux non isolés entre eux) et d’un stockage anarchique de divers matériaux et poubelles dans les circulations, associé à une défaillance de la résistance au feu des parois de ces locaux (quasi inexistante alors qu’elle devrait être coupe-feu de degré 4 heures), aurait pour conséquence la propagation aisée d’un éventuel sinistre qui, cumulé à un défaut d’étanchéité des gaines verticales, pourrait conduire à la dispersion des fumées dans les étages supérieurs et à une propagation très rapide d’un incendie.

“AVIS DÉFAVORABLE à la POURSUITE du FONCTIONNEMENT”

« L’absence d’étanchéité entre compartiments, liée à l’absence de désenfumage (circulation horizontales et sas), pourrait conduire à la dispersion des fumées dans les compartiments supérieurs, et nuire par la même à l’évacuation de ses occupants.

« En conséquence, le groupe de visite a proposé à l’unanimité un avis défavorable à la poursuite du fonctionnement de l’établissement. « 

L’ancien Musée de Peinture de la Place de Verdun est également abandonné depuis 20 ans : il y a des bâches sur le toit. Dans la ville de plus de 100 000 habitants aux impôts sur les ménages les plus élevés de France !

L’ancien Musée de Peinture de la place de Verdun abandonné depuis 20 ans. Il y a des bâches sur le toit. Dans la ville de plus de 100 000 habitants aux impôts les plus élevés de France

“DES RISQUES ÉLEVÉS EN MATIÈRE de SÉCURITÉ INCENDIE”

Rappelons que parmi les élus figure Pierre Mériaux (Verts/PG) Inspecteur du travail qui a été toujours très sévère contre les chefs d’entreprises sur les conditions d’hygiène et de sécurité.  

En septembre dernier la Chambre Régionale des Comptes confirmait ce rapport alarmant en jugeant : “L’hôtel de ville présente des risques élevés en matière de sécurité incendie. En effet, il a fait l’objet de trois avis négatifs successifs de la part de la commission départementale de sécurité qui recense des risques sérieux et constants”.

TROIS AVIS NÉGATIFS de LA COMMISSION de SÉCURITÉ

L’avis du 11 janvier 2017 souligne le non-respect de plusieurs principes de sécurité des immeubles de grande hauteur. Les dispositions constructives ne permettent pas d’éviter le passage d’un feu d’un compartiment à un autre et la limitation du potentiel calorifique, facteur prépondérant dans le développement d’un sinistre, n’est pas respectée. La dangerosité des locaux d’archives, au rez-de-chaussée, est soulignée” écrivent encore les magistrats.

“CAPACITÉS FINANCIÈRES LARGEMENT INSUFFISANTES”

« Les capacités financières pour assurer un entretien normal du patrimoine sont aujourd’hui largement insuffisantes », ce qui oblige la commune « chaque année à repousser à plus tard la réalisation de travaux pourtant jugés indispensables » et ce depuis « de nombreuses années »

“UN ENTRETIEN DU PATRIMOINE PARTICULIÈREMENT DÉLAISSÉ”

Les jugements des magistrats sur la gestion Destot/Piolle se suivent et se ressemblent. La Chambre Régionale des comptes souligne que  “la commune doit faire face à des besoins importants en matière d’entretien et de renouvellement de son patrimoine, présentant un caractère urgent dans certains cas. L’état du patrimoine de la commune est dégradé.” Elle évoque un  « entretien du patrimoine existant resté particulièrement délaissé ».

E.Piolle annonce 8 M€ de travaux sur la Tour Perret après les élections. A la fin de son dernier mandat M.Destot avait promis que la Tour Perret serait rénovée dans le prochain. Ça fait 20 ans que ça dure.

E.PIOLLE ANNONCE 8 M€ de TRAVAUX SUR la TOUR PERRET …

La cas de l’hôtel de ville est emblématique de cette fuite en avant catastrophique. La Chambre Régionale des Comptes évalue à 2 M € les travaux urgents à réaliser pour sa mise en conformité. Rappelons qu’en 2018 le Conseil municipal a voté … 1 M€ pour tout l’entretien du patrimoine de toute la ville.

Ça n’empêche pas Eric Piolle d’annoncer que les travaux de la Tour Perret commenceront après 2020. Personne ne sait ou il va trouver la part de la ville pour un montant de remise en état …de 8 M€.

E.PIOLLE FAIT VOTER LES GRENOBLOIS SUR LES NIDS D’ABEILLES

Pendant ce temps Eric Piolle pérore et triche en faisant voter des grenoblois pour savoir s’ils préfèrent un nid d’abeilles au parc Pompidou (6000 € ) des toilettes sèches au parc de Marliave (50 000 €) ou 3 fontaines ludiques (285 000 €). Pendant ce temps il organise des opérations de com’ sur fonds publics pour occuper la galerie (ville en Transition, assises de la participation…) dont les coûts prohibitifs sont soigneusement cachés.

LES URGENCES PEUVENT ATTENDRE

Les urgences peuvent attendre. Il en est ainsi de tout le patrimoine de la ville qui s’effondre. Par contre la Métro trouve de l’ordre de 80M€ pour construire des bureaux bd Jean Pain. Ils marchent sur la tête.

UNE REDISTRIBUTION AVEC la SOCIÉTÉ CIVILE

Gabegie, démagogie… le collectif de la société civile a anticipé ces graves manquements en proposant une totale redistribution du patrimoine municipal, une redistribution des services et du Maire dans les quartiers, l’intervention d’opérateurs privés mais en toute transparence par des appels d’offres ouverts contrairement aux procédures fermées mises en place actuellement pour servir les amis.

DES SOLUTIONS ADAPTÉES à la CRISE

Ce qui est réconfortant dans les échanges avec les Grenoblois : ils sont de plus en plus nombreux à partager ce diagnostic et à comprendre que seul le collectif avec Carignon proposent des solutions adaptées à la crise de de la ville. En réalité en mars prochain ils n’ont pas le choix.

Soit c’est la sortie de la crise, soit la descente aux enfers et une nouvelle augmentation massive d’impôts pour faire face aux urgences.

NB Tout Grenoblois peut recevoir le rapport intégral de la commission de sécurité que nous tenons à disposition : il suffit de nous le demander par email.

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