RUE SAINT JACQUES : LA DÉSOLATION

Nous ne pouvons mieux faire que de publier le mail reçu d’un commerçant de la rue St Jacques :

Je me permets de vous laisser un petit mot, moi qui vous lis depuis la première année de la création de  « Grenoble, le changement ».

“Je suis Chambérien, et en 2004, j’ai implanté un nouveau magasin rue Saint Jacques à Grenoble.

“Vous imaginez bien l’énergie et les investissements qu’il a fallu pour arriver à ouvrir un point de vente dans cette rue très commerçante qu’était la rue Saint Jacques.

“EN 2017 PATATRAS, UN PLAN de CIRCULATION HULURBERLUESQUE

Grace à mon travail et à celui de ma vendeuse, le chiffre d’affaires a augmenté d’année en année. Tout doucement malgré le contexte économique, mais nos efforts payaient.

En 2017, patatras ! Un plan de circulation hulurberluesque anéantissait près de 13 ans de travail acharné. Mon chiffre d’affaires, plongeait de manière brutale. (- 28,5 % sur l’année.) Autour de moi, les commerçants faisaient également le même sinistre constat, avec des baisses sur cette même année, allant jusqu’à 40 %.

“UNE CHUTE IMPORTANTE de NOTRE CHIFFRE d’AFFAIRES”

Non seulement, nous étions victimes d’une conjoncture économique très difficile et d’une évasion d’une partie de la clientèle vers le net, mais en plus il fallait lutter contre une chute importante de la fréquentation du centre-ville.

Le mal étant fait, le projet de l’ouverture de Neyrpic aidant, (un nouveau grand centre commercial à quelques stations de tramway du centre !!!???) renforçait les décisions des grands groupes franchisés de quitter le navire.

“JUSQU’OU ALLONS NOUS ALLER POUR RÉAGIR ?

D’année en année la dynamique du centre-ville s’érode… Jusqu’où allons nous aller avant de réagir ?

Personnellement, je suis un adepte du vélo (ma photo de profil peut en témoigner) et je reste persuadé qu’il faut effectivement développer des voies cyclables sécurisées pour les déplacements en ville.

AU MÉPRIS DE BON SENS ÉCONOMIQUE”

Mais pourquoi avoir interrompu la circulation automobile (entre autres décisions incompréhensibles) au milieu du boulevard Agutte Sembat, cet axe essentiel qui permet de rejoindre la porte de France et les destinations plus à l’ouest, au mépris du bon sens économique et des règles élémentaires en matière de flux ?

Bilan de l’opération, j’ai dû licencier (ailleurs qu’à Grenoble) pour réduire mes coûts, afin de tenter de rééquilibrer mon bilan…

“Aujourd’hui, nouveau coup de gueule !

“JUSQU’OÙ LA DÉTÉRIORATION DU CENTRE VILLE ?

Jusqu’où allons nous accepter de laisser se détériorer le cœur de ville ? Ci-joints, 3 clichés pris devant le 17 de la rue Saint Jacques ! 6 mois que nous alertons la ville sur l’affaissement de différentes parties de la rue, suite à des travaux réalisés en 2016…

Sur le cliché la dépression enregistrée (sur moins d’un mètre carré) atteint près de 10 cm. Le pavé qui est aujourd’hui en saillie offre une butée de 5 cm !

“UNE CHAISE et un PANNEAU de FORTUNE POUR LE DANGER”

Le restaurateur qui est installé à cet endroit, est obligé de couvrir l’espace concerné par une chaise avec un panneau de fortune annonçant le danger !  Quant est-il la nuit quand il rentre son mobilier ?”

8 M€ POUR ACQUERIR ILLEGALEMENT le SIEGE d’UNE BANQUE

Faut il ajouter quelque chose ? Sinon que pendant ce temps le Grand Timonier amuse les grenoblois avec du pain et des jeux, jette l’argent du contribuable par la fenêtre, acquiert -illégalement selon la Chambre des Comptes- le siège d’une banque pour 8 M €, la mise en conformité contraignant d’ajouter 4 M € !

Cette irresponsabilité coupable mérite sanction : les grenoblois ont encore 11 mois à attendre pour la prononcer.

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