PLUI : DES TOURS DE 29 MÈTRES à L’ÎLE VERTE ?

Un habitant de l’Ile Verte nous alerte expliquant être “terrifié de voir sur les plans du PLUI (plan d’Urbanisme) qu’à l’île Verte (ou plutôt Ile Grise) on pourra construire des tours de 29 mètres de haut sur la place Docteur Girard ! Et 20 mètres, un peu plus loin sur l’avenue Maréchal Randon”

DES MINIMUMS DE DENSITÉ SONT IMPOSÉS !

Il constate que “le document des “densité” fixe des zones F1 à F6 avec des “minimums” (et non des maximums!) ; pire, pour chaque zone, la quantité n’est pas fixée !!!! Oubli ou chèque en blanc ?

Au fur et à mesure que ceux qui ont le courage de tenter de pénétrer ce document particulièrement opaque comprennent ce qui se prépare à Grenoble et dans l’agglomération en matière d’urbanisme sont horrifiés. Pour l’île Verte il s’agit d’achever la normalisation du quartier et de lui retirer toute sa spécificité.

GRENOBLE LA VILLE LA PLUS DENSE de FRANCE

Déjà devenue la ville la plus dense de France (hors région parisienne) selon le rapport de la Chambre Régionale des Comptes, ayant dépassé Villeurbanne pendant le mandat Piolle, Grenoble vit sous la pression d’une bétonisation intensive mise en oeuvre par les municipalités.

L’ÉCHEC PATENT SE LIT DANS LES CHIFFRES

L’échec patent de cette politique se lit pourtant dans les chiffres. Niveau d’insécurité le plus élevé de France, paupérisation de 5 points supérieure à la moyenne départementale (rapport cour des comptes) , baisse de la valeur des biens (chambre des Notaires), perte d’attractivité et mort du commerce.

CHAQUE NOUVEAU QUARTIER AGGRAVE LA SITUATION

Ce qui est vrai globalement à l’échelle de la ville se vérifie quartier par quartier: depuis Villeneuve (devenu l’un des 10 premiers quartiers Français à problèmes) jusqu’à la Presqu’ile, en passant par Vigny-Musset, De Bonne et demain l’esplanade chacun pose des problèmes non résolus.

Qu’il s’agisse simplement (!) pour certains d’absence d’équipements scolaires (De Bonne), d’espaces verts (Presqu’île), tous étant plus ou moins touchés par la baisse de la valeur des biens et l’insécurité.

LES MÊMES ÉLUS AUX MANETTES DEPUIS 1995

Mais l’avenir s’annonce bien noir car les élus de la majorité Métropolitaine entendent continuer. En réalité ce sont les mêmes qui sont aux manettes de l’urbanisme depuis 25 ans : les élus PS, PC et Verts /Ades. Ces derniers se sont succedés depuis 1995 au logement (Raymond Avrillier) à l’OPHLM (Maryvonne Boileau et Eric Piolle) à l’urbanisme (Pierre Kermen et Vincent Fristot) avec une seule interruption entre 2008 et 2014. Mais on doit le précédent PLU grenoblois de 2004 qui a lancé la densification de la ville à Pierre Kermen. Ce sont les mêmes qui élaborent le PLU de l’agglomération dans la totale continuité.

“VIVRE à GRENOBLE” DÉNONCE L’OPACITÉ

Ils font tout pour que leur projet soit incompréhensible . Même ” Vivre à Grenoble ” dénonce l’opacité : “le projet de PLUI et les documents sur le site de la Métro sont complètement illisibles, s’énerve Bruno de Lescure dans le Dauphiné. “Pour le plan de zonage, le territoire de Grenoble est découpé en 4 cartes -dont les PDF sont en pages 18, 19, 27 et 28 !- parce que le territoire de la Métro est découpé en 59 morceaux. Pour Grenoble, on n’a aucune globale de la ville. Certains quartiers, comme Berriat ou les Eaux claires, sont sur plusieurs cartes différentes. Il faut donc aller de l’une à l’autre pour comprendre son propre quartier. Si on regarde sa propre parcelle, ça va, mais si on veut avoir un regard global, c’est impossible. Or, en 2017, la Ville de Grenoble a mis toutes ses cartes du PLU sur un seul fichier” (DL du 3/2/19)

“ON TOMBE PAR TERRE, C’EST IMBUVABLE”

Il décrit une situation ubuesque : « il y a aussi le règlement, et là, on tombe par terre, c’est imbuvable, il y a des embûches à chaque page !. Pour Berriat, on regarde la zone UB. À l’article 6 du chapitre “Traitement paysager et environnemental”, page 14, on nous renvoie sur une autre page (do-cument 6). Là, on nous renvoie page 18, etc. En tout, il faut aller sur 6 pages différentes, avec 6 documents, pour traiter le même sujet. Si on a six cartes sur une grande table, ça va encore, mais sur un ordinateur, c’est ultra-pénalisant».

IL FAUT ÉTALER 6 CARTES SUR UNE GRANDE TABLE

Pour chercher à comprendre ce que va devenir son quartier il faut étaler 6 cartes sur une grande table ! L’habitant de l’Ile Verte qui nous écrit a compris ce qui va se passer dans son quartier. Mais c’est partout pareil

Au passage, Bruno de Lescure constate qu’au conseil municipal de Grenoble, le 17 décembre, «tous les élus n’avaient pas eu le projet de PLUI, ceux n’appartenant pas à la majorité devant se contenter du petit résumé fait par la Ville». (!) Comme d’habitude ça n’a pas ému l’opposition “officielle”…

LES MÉTHODES de la MUNICIPALITÉ PIOLLE

On retrouve sur ce dossier les méthodes de la municipalité Piolle: s’agissant de l’essentiel, personne ne doit comprendre ce qui se passe. On peut débattre à l’infini de four à pain, de nichoirs, de poulaillers collectifs, la municipalité multipliant les panneaux d’information, détaillant à l’infini les possibilités, mais s’agissant du plan d’urbanisme il ne se passe rien.

Y.OLLIVIER (PS) Le VICE PRÉSIDENT “RESPONSABLE” NE L’A PAS LU

D’ailleurs un préposé à l’inefficacité, l’un des 20 Vice Présidents de la Métro, Yannick Ollivier (PS) qui n’a pas obtenu que le pont Bergonzoli à St Martin le Vinoux dont il est Maire soit à double sens de circulation, est bien d’accord : « Oui, quand des gens disent “c’est pas simple, les documents de la Métro”, ils ont raison (…) J’ai eu une discussion avec un architecte, il me dit que c’est pire que quand il lit le Code du travail, parce qu’on va de renvoi en renvoi et à la fin on s’y perd, on ne sait plus ce qu’on a lu au début.” ( DL du 3/2/19)

Il ne semble donc pas que le Vice Président “responsable” ait consulté lui-même le PLUI ! Sinon il aurait constaté et peut être (?) simplifié la présentation ?

LA POLITIQUE SE DÉCIDE EN DEHORS des MARIONNETTES

On se souvient qu’à Grenoble Elisa Martin (PG) avait reconnu qu’elle n’avait pas lu le plan d’austérité qui prévoyait de fermer les bibliothèques ! Pour tout ce qui est essentiel il semble bien que les élus sont des marionnettes d’une politique qui se décide en dehors d’eux. Les Rouge/Verts imposent leurs dogmes d’une main de fer.

UN MORATOIRE de la BÉTONISATION …

S’agissant de la bétonisation, Alain Carignon a été le premier -et souvent le seul- à alerter contre ses dangers et ses conséquences. Avec le collectif de la Société civile il propose un moratoire permettant d’analyser les besoins en espaces verts, écoles, équipement sportifs et de loisirs.

… ET LA MISE EN RÉVISION DU PLUI

Dans son projet municipal figure également la mise en révision immédiate du PLUI de l’agglomération. IL n’est pas question que la prochaine municipalité soit ficelée par ce PLUI. D’ores et déjà le collectif et Alain Carignon ont proposé de créer de nouveaux espaces verts (place Vaucanson, à la place de la Maison du Tourisme ) ou de sauver ceux qui sont menacés ( parc Henri Tarze).

Au fur et à mesure que la prise de conscience de la catastrophe urbanistique des dogmatiques au pouvoir augmente, grandit l’adhésion à la rupture préconisée par le collectif de la société civile.

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