COLLÈGE FANTIN-LATOUR : LE QUARTIER EXPLOSE

Maternelle, primaire, collège… c’est l’explosion des effectifs dans le quartier Chorier-Berriat. On se rappelle qu’en catastrophe la municipalité avait ajouté une classe sur le toit d’Anthoard en 2015 pour faire face à l’afflux.

LA MUNICIPALITÉ PIOLLE POURSUIT LA DENSIFICATION

Mais cette pression ne ralentit pas la densification du quartier malgré les alertes des habitants qui s’étaient opposés en vain à l’opération sur l’ilot Raymond que la municipalité Piolle a poursuivi intégralement, contrairement à ses engagements électoraux : 250 nouveaux logements sont en construction… »

B.de LESCURE : “LES ÉCOLES DU QUARTIER SONT SATURÉES”

Les écoles du quartier sont saturées, 600 nouveaux habitants, ce sont donc 60 enfants au moins en âge d’être scolarisés, l’équivalent de trois classes” avait précisé Bruno de Lescure le Président de l’Union de Quartier dès 2015.

Mais le quartier subit aussi les constructions de la presqu’ile ou 15 000 nouveaux habitants sont programmés avec 1M2 d’espaces verts pour chacun et … aucune école, ni maternelle, ni primaire, ni collège.

ESPLANADE, PRESQU’ILE … LES ÉCOLES OUBLIÉES

Et qu’en sera t il demain de l’esplanade avec ses 1000 nouveaux logements dont 50 % de HLM ? La passerelle sur l’Isère promise pour rejoindre l’école primaire Simone Lagrange est reportée aux calendes Grecques. Ne parlons pas de l’accès au collège… Lequel ?

LE COLLÈGE FANTIN-LATOUR DÉBORDE

Côté collège Fantin-Latour on constate une forte pression et les parents d’élèves s’en émeuvent à juste titre. « Aujourd’hui, le collège, prévu à l’origine pour 650 élèves, en compte plus de 660 et on nous parle d’un projet à 770, dit Florent Ripoll (FCPE). C’est inimaginable. » De fait, l’an prochain, 171 élèves de 6e sont annoncés, « ce qui induit d’ouvrir une septième classe de ce niveau ou de surcharger les classes au-dessus du seuil admis de 28 », précise Olivier Renard, professeur de mathématiques (DL du 1/2/19)

B.TROCMÉ (Verts/PG) DÉMAGOGUE de SERVICE

Bien entendu les démagogues se lèvent immédiatement pour récuper les problèmes et jettent de l’huile sur le feu : « Dans un à trois ans, toutes les projections disent que ce sera pire, on va totalement dépasser les capacités de l’établissement », lance Benjamin Trocmé, conseiller départemental (Verts/PG) .

LA MAJORITÉ VALLINI/VERTS ANNONCAIT 1500 PLACES LIBRES

Les mêmes Verts qui participaient à la majorité départementale Vallini (PS)jusqu’en 2015 avaient répondu au collectif “Ecoles et collèges de proximité” en alignant les chiffres. Expliquant que les collèges publics grenoblois accueillaient près de 5000 collégiens pour une capacité d’accueil de 6 400, soit un taux d’occupation de 76 %. Il restait donc de l’ordre de 1500 places. Mais essentiellement dans le sud de la ville. C’est à peu prés les besoins que le collectif avait évalué pour 2022 en fonction de ses calculs.

L’URBANISME RATÉ A AUSSI DES EFFETS SUR LE SCOLAIRE

L’un des facteurs de déséquilibre majeur est imputable à l’urbanisme municipal et aux attributions de logements décidées par les mêmes : plus de 30 % des élèves destinés aux collèges du sud de Grenoble (Les Saules, Lucie­ Aubrac, Vercors et Olympique) évitent leur collège de secteur et se retrouvent donc dans le nord contribuant à la création des problèmes d’effectifs. A qui la faute sinon aux élus qui décident de cet urbanisme ?

A.VALLINI ET O.BERTRAND PRÉVOYAIENT ST MARTIN le VINOUX et FONTAINE

La majorité PS/PC/Verts d’André Vallini à laquelle participait des élus de l’actuelle municipalité Piolle et non des moindre, tel Olivier Bertrand(Verts/Ades) répondait alors qu’en cas de besoin supplémentaire il n’y aurait aucun problème puisque les collèges de St Martin le Vinoux et Fontaine pouvaient accueillir des effectifs supplémentaires.

GRENOBLE DEVENUE LA VILLE LA PLUS DENSE de FRANCE

En revenant au premier plan la question des effectifs scolaires pose à nouveau avec une particulière acuité la question de la bétonisation de Grenoble, devenue la ville la plus dense de France (hors Région parisienne). La municipalité Destot l’avait hissée juste derrière Villeurbanne (!) et la municipalité Piolle a réussi à passer devant selon le dernier rapport de la Chambre Régionale des Comptes.

LE SCOLAIRE EST UNE VARIABLE d’AJUSTEMENT

En transformant en variable d’ajustement la question scolaire, celle des espaces verts, des équipements sportifs, cette politique de densification aboutit à l’absurde. A Hoche par exemple il faut à nouveau amputer le parc pour construire l’école non prévue pour les 1 200 nouveaux logements du secteur (Bonne + rue Hoche).

AU DÉTRIMENT DES PARCS et des TERRAINS SPORTIFS

Partout ailleurs ce sont des acrobaties au détriment des parcs et jardins, des terrains sportifs qui font de plus en plus défaut. Quartier Berriat les seuls poumons verts qui demeurent, très fréquentés, sont les parcs de Marliave et Valérien Perrin créés par les municipalités Carignon.

LE COLLECTIF de la SOCIÉTÉ CIVILE VEUT UN MORATOIRE

Depuis lors ses successeurs se sont empressés de bétonner autour sans jamais en créer de nouveaux. C’est pourquoi le collectif de la société civile pour l’alternance avec Alain Carignon propose un moratoire sur la bétonisation afin d’inventorier les besoins publics non satisfaits.

En attendant il ne faudrait pas que ceux qui ont créé les problèmes et continuent de les aggraver se transforment avant les élections en lanceurs d’alerte pour les dénoncer !

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