MÊME LE FESTIVAL du STREET ART MENACÉ

«À l’heure où les re­plis menacent notre vie com­mune, proposer une œuvre sur les chemins du quotidien est un parti pris fort » claironnait Eric Piolle l’année dernière au lancement du 4 ème festival du Street Art.

Avec lui il y a toujours loin -très loin- de la parole à l’acte. On dirait qu’il détruit même tout ce qu’il touche comme on le voit avec les affaires de “la journée des Tuiles.”

J.CATZ : “SI JE FERME, IL N’Y AURA PAS DE FESTIVAL” 

Car pour le Street Art, Jérôme Catz son responsable « fatigué, désabusé » selon le Dauphiné explique (23/1/19) « On a un trou de 15 000 euros dans la trésore­rie de Spacejunk, je dois payer des prestations qui ont été effectuées pendant la dernière édition. C’était un engagement de la Ville, mais à cause d’un souci ad­ministratif, l’argent n’est pas là. Sauf que si je paie enfin les prestations, je ne peux plus payer mes salariés, donc je ferme Spacejunk, donc il n’y a pas de festival, c’est aussi simple que cela. »

“IL Y A UN VRAI RISQUE”

Le Grand Timonier n’a pas pu résoudre “un souci administratif” (!). Ajoutant pour être bien clair : « je devrais être déjà à fond et pleinement mobilisé sur l’édition 2019. Mais pour cela j’ai besoin de visibilité et de certitudes. il y a un vrai risque que je ne puisse pas organiser l’événement en juin ».

“TROP DÉSÉQUILIBRÉ ENTRE LE PUBLIC ET LE PRIVÉ”

Du point de vue budgétaire le festival c’est, en 2018, 500 000 euros dont 25 000 de la Ville de Grenoble et 25 000 de la Métropole. « Le res­te, c’est du mécénat, des partenariats, les coproprié­tés. C’est trop déséquilibré entre le public et le privé… » juge Jérôme Catz. C’est vrai que ça fait pas cher pour les déclarations grandiloquentes d’Eric Piolle !

UN FACTEUR CULTUREL ET TOURISTIQUE ESSENTIEL

Pourtant le Street Art qui fait la fierté de certaines villes peut être un facteur touristique et éducatif extrêmement important. A condition que la chasse aux tags et à tous les “Nik ta mère” qui souillent nos murs soit conduite par la municipalité.

C.FERRARI (PS repenti) : M.CHÉQUIER ENTRE EN SCÈNE

A Grenoble quand le tocsin sonne, “M.Chéquier” apparait : Christophe Ferrari (PS repenti). Avec sa dynamique habituelle (!) il a fait répondre : «On est éton­nés en effet, car il y a des rencontres prévues avec le festival et l’association». Avec lui une réunion c’est une action, même si rien ne s’y décide.

LE BLABLABLA ABSCONS VERBEUX HABITUEL

D’ailleurs la Métro répond à la façon III ème République : «Nous cherchons des solutions (…) mais à un moment, il faut trouver le juste équilibre. Nous ne disons pas que cet équilibre est atteint, mais nous travaillons activement à le rechercher, car il y a une volonté très nette de la Métropole que ce festival puisse se poursuivre. Mais on est dans un contexte où le sou­tien, s’il est largement ren­forcé, ne peut être expo­nentiel. Cet acteur culturel est important, mais il n’est pas unique pour autant. »

E.PIOLLE SE PLANQUE QUAND CA VA MAL

Ouf. On est bien avancé. Eric Piolle fait comme à son habitude quand ça va mal. Il se planque. Il aime seulement pérorer. Alors la municipalité est aussi claire que la Métro : “La Ville est attachée à accompagner ce festival, qui fait sens pour le territoire et ses habitants, dans la mesure de ses capacités”. (!)

MAIS LE FESTIVAL DU CIRQUE REVIENT

C’est clair ? On peut rapprocher toutes ces incompétences cumulées avec le retour du Festival du Cirque chassé avec pertes et fracas à l’arrivée d’Eric Piolle car les Rouge/Verts ne voulaient pas entendre parler de Guy Chanal et qui revient en grandes pompes cette année ! C’est drôle de les imaginer en train de remplacer le Street Art par le festival présenté par Jean-Pierre Foucault (TF1). Ça doit quand même fumer sous le casque à vélo de certains élus…

COMME LA FERMETURE D’UNE PARENTHÉSE

Mais on comprend bien à lire le DL que “M.Chéquier”, malgré les avanies, le mépris affiché, la marginalisation voulue, les humiliations publiques, va encore signer, car il ne voit pas comment il pourrait s’occuper autrement.

Penser qu’au bout du mandat on passe très près de la fin d’un festival du Street Art arrivé avec Piolle, et qu’on fête le retour du Festival du Cirque… évoque clairement comme la fermeture d’une sorte de parenthèse pas enchantée du tout. Celle d’Eric Piolle.


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