LE PATRIMOINE VOLÉ AUX GRENOBLOIS

L’opération de com’ nommée “Gren’ de projets” s’achève en fiasco. Pas moyen de cacher le bilan catastrophique de la municipalité Piolle qui a empilé son immobilisme actif sur celui de la municipalité Destot.

Cette dernière n’annonçait elle pas en fin de mandat que les travaux de la Tour Perret commencerait l’année suivante ? En 2015, après son départ, les successeurs devaient réaliser un emprunt d’urgence au mois de juillet : non pas pour engager les travaux de la Tour Perret mais pour financer les impasses d’un budget laissé insincère. C’est avec eux qu’Eric Piolle veut s’allier lors des prochaines municipales : que du bonheur pour les Grenoblois.

TOUR PERRET : E.PIOLLE CONTINUE LES TOURS de PASSE PASSE

En 2019 ça recommence. La municipalité Piolle répète le même procédé que même Martine Jullian l’Adjointe au patrimoine n’a pas voulu cautionner. Elle pose des palissades autour de la Tour Perret car en… 2020 les travaux s’engagent. Elle ne dispose pas plus des millions d’€ que son prédécesseur. Sauf que la note s’allonge à chaque mandat : il faut désormais 8 M€ pour remettre en état cet édifice remarquable, au lieu de 6 M€, il y a 5 ans, de 4 M€ il y a 12 ans…

L’HÔTEL DE VILLE OUBLIÉ DE GREN’ DE PROJETS

L’actuel hôtel de ville ne figurait pas dans la liste de “Gren’ de projets” : pourtant il ressemble à l’ancien Musée de la place de Verdun, à l’Orangerie, à la piscine des Iris. Entre eux ce n’est qu’une question de degrés : il pleut dans l’ancien Musée, l’Orangerie s’effondre et la piscine des Iris est une horrible friche urbaine en plein parc de Villeneuve.

LA CHAMBRE des COMPTES EXIGE LA MISE AUX NORMES de la MAIRIE

Pour la mairie la Chambre Régionale des Comptes est claire : «Procéder à une étude chiffrant la mise aux normes de l’hôtel de ville et établir la programmation des investissements correspondants». En urgence. Car les commissions de sécurité successives dénoncent l’absence de mise aux normes. Il faut dégager au moins 2 M € sachant que le total du budget d’investissement patrimoine de la municipalité se monte à … 1 M€ en 2019. Ça n’empêche pas de causer.

GREN’ DE PROJETS : SERVIR QUELQUES AMIS

“Gren’ de Projets” a cet objectif: occuper le vide et au passage, si possible servir quelques amis. Au dernier conseil municipal ont donc été retenus des projets dont la clarté aveuglante de l’intitulé rassure sur leur réalisation. Pour la villa Clément quai des Allobroges “Habiter,­ Parta­ger, ­ Travailler, ­ Cultiver, Vivre ensemble, comment et sous quelle forme ? comment éprouver le “vivre ensem­ble autrement” ? Il s’agit d’imaginer, de croire en un modèle hybride, consistant à faire exister sur un même lieu un espace multiple et créer un ensemble de rela­tions sociales et humaines” .

UN LIEU D’EXPÉRIMENTATION POUR RÉPONDRE AUX DÉFIS de DEMAIN”

N’est-ce pas clair en effet ? Pas un mot de concret ni du financement.

Pour l’ancien couvent des Minimes rue du Vieux Temple c’est aussi convaincant : “Expérimenter des solutions inclusives, ensemble, pour demain. Créa­tion d’un lieu d’expérimen­tation pour répondre aux défis de demain. Les Mini­mes est une fabrique d’in­novation sociale et écono­mique, un lieu d’hybrida­tion urbaine mêlant activités économiques, ini­tiatives citoyennes et trem­plin associatif.”

L’ANCIEN MUSÉE ET LA PISCINE ABANDONNÉS

Ce sont des projets retenus par Eric Piolle. S’agit il d’installer des amis politiques en 2019 afin que ceux-ci réclament des financements à la municipalité suivante ? Pas impossible que ce soit le calcul des Rouge/Verts grenoblois.

Par contre rien pour l’ancien Musée de la place de Verdun ni pour la piscine des Iris abandonnée.

CHAMBRE des COMPTES : “CAPACITÉS FINANCIÈRES INSUFFISANTES”

Personne ne peut contourner le jugement de la Chambre Régionale des Comptes rendu en septembre : « Les capacités financières pour assurer un entretien normal du patrimoine sont aujourd’hui largement insuffisantes », ce qui oblige la commune « chaque année à repousser à plus tard la réalisation de travaux pourtant jugés indispensables » et ce depuis « de nombreuses années »Les élus PS, Verts, Ades, biaisent, mentent, se contorsionnent, cherchent à camoufler la réalité au lieu de l’affronter en toute transparence. Les grenoblois ont droit à la vérité.

DE QUEL MONTANT LES GRENOBLOIS ONT ILS ÉTÉ VOLÉS ?

De quel montant ont ils été volés par cette gabegie ? Qui le chiffrera ? Ce patrimoine est à sauver. L’argent public ne le peut plus dans une ville exsangue à l’impôt le plus élevé des grandes villes, à la dette abyssale encore aggravée par des reports de remboursements décidés par la municipalité Piolle.

Il faut donc recourir aux financements privés. Sur des bases claires, transparentes par le moyen d’appels d’offres internationaux avec des obligations définies par la collectivité publique.

UNE COM’ LAMENTABLE QUI VOUDRAIT CACHER L’ESSENTIEL

Ce fiasco de “Gren’ de projets” aura constitué une marche supplémentaire dans la connaissance de la fausseté municipale. Cette com’ lamentable et médiocre voudrait cacher l’essentiel : une politique d’abandon détestable qui a dépossédé les Grenoblois de leur patrimoine. Une incapacité congénitale -du fait de leur idéologie- à y faire face par des initiatives audacieuses et innovantes pour le sauver.


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