HLM: E.PIOLLE REFUSE L’ACCESSION à la PROPRIÉTÉ

 » Le gouvernement nous incite à  vendre 1 % de logements par an en France, (…) c’est une vision à court terme, ce sont autant de loyers qui ne rentrent plus » a expliqué  Stéphane Duport­-Rosand, le directeur d’Actis (DL du 26/11/18) dont le Président est Eric Piolle.

PAS QUESTION QUE LES PLUS DÉFAVORISÉS CHANGENT DE STATUT

En rappelant sèchement cette doctrine de la majorité municipale, le DG ne faisait  que confirmer une décision politique : pas question que les plus défavorisés changent de statut. Certains d’entre eux  ont pourtant payé toute leur vie leur loyer comme locataires et ne quittent jamais leur appartement. Le leur proposer à l’acquisition ne bloquerait pas plus le turn-over du logement social.  De plus un logement HLM vendu à son locataire demeure 5 ans encore dans la comptabilité des logements sociaux de la loi SRU, délai que le gouvernement envisage de porter à 10 ans.

LA SOCIÉTÉ CIVILE VEUT LA MONTÉE des COPROPRIÉTÉS

N’oublions pas non plus le fait que plus l’Office de HLM compte de logements sociaux plus la grille indiciaire des dirigeants est élevée. De là à imaginer qu’il s’agit d’un frein supplémentaire à la vente….

Dans la nouvelle politique de la ville que le collectif de la société civile pour l’alternance veut porter, figure la requalification des quartiers par la règle des 3 tiers : HLM, copropriétés et activités. La montée de ces copropriétés peut être favorisée par l’accession des locataires à ce statut. Elle est indispensable pour les grenoblois qui ont acquis dans des quartiers ou le mirage de la « mixité sociale «  leur était promis.  Devenus minoritaires sur tous les plans ils ont vu la valeur de leur bien se déprécier considérablement au point d’être invendable à un prix  proche du marché.

L’ARLEQUIN : LES APPARTEMENTS RÉNOVÉS à la VENTE

Ainsi par exemple il serait très opportun de proposer aux locataires des immeubles rénovés de l’Arlequin de constituer une co-propriété a condition de pouvoir leur proposer des prix de vente attractifs. La rénovation de ces immeubles a coûté un peu plus de 90 000 € par appartement soit près du double de la valeur du bien sur le marché ! Créer de la valeur à partir de cet investissement public en aidant des grenoblois à améliorer leur niveau de vie et leur autonomie est conforme à une volonté de progrès pour tous.

E.PIOLLE et M.BOILEAU (Verts/Ades) : LES FONDS de COMMERCE

Mais du côté d’Eric Piolle Président d’Actis et de Maryvonne Boileau Présidente (Verts/Ades) de Grenoble-Habitat on freine des quatre fers. Il s’agit de garder des populations sous assistance afin de conserver des fonds de commerces électoraux. Ils sont tous les deux concentrés sur la fusion des deux organismes HLM créant un mastodonte encore plus difficile à gérer au service des locataires.

LES INCIDENTS SE MULTIPLIENT


Car les incidents se multiplient, les dysfonctionnement s’accumulent et parfois les conditions de vie atteignent un tel niveau de menaces que des groupes de locataires demandent leur transfert collectif comme on l’a vu rue du 140 ème RIA à Jouhaux.

“J’AI DES RATS DANS MA CAVE”

Récemment l’Alliance Citoyenne a conduit une nouvelle opération coup de poing  en installant  ses tentes dans le hall de l’Hôtel de Ville afin d’alerter le Maire-Président  sur leur conflit. Maryvonne Boileau avait rompu le dialogue, laissé les demandes sans réponses pendant des mois. « J’ai des rats dans ma cave et personne ne répond jamais », s’indignait Mme. Ksouri, une  habi­tante du quartier Berriat. (DL 8/11/18).

DE L’EAU SUR LE GAZ POUR PRENDRE SA DOUCHE

L’association a ensuite pour­ suivi son action devant les bu­reaux des élus pour tenter de leur remettre, en mains pro­pres, le courrier de leurs revendications. Rue Raoul Blanchard dans les appartements acquis par Actis comme dans les immeubles récemment inaugurés sur la Presqu’île les conditions de vie se dégradent. Soit par des attributions de logement irresponsables, soit parce qu’on traite les locataires en cobayes qui expérimentent les baisses de température pour sauver la planète. L’hiver dernier dans l’immeuble Solaris il fallait faire chauffer l’eau sur le gaz pour prendre sa douche !

TOUT CE QUE REFUSE LA MUNICIPALITÉ PIOLLE

Seul une nouvelle politique de la ville qui tourne le dos aux ghettos et au communautarisme dans les quartiers peut modifier la donne. Elle passe par l’installation d’activités en premier lieu municipales et para municipales et par l’accession à la propriété des locataires de HLM. Tout ce que refuse la municipalité Piolle.

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5 Commentaires

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