30 MILLIONS D’ EUROS POUR VILLENEUVE, POURQUOI FAIRE ?

Pour  Christophe Ferrari (PS repenti ) plus c’est creux et grandiloquent, plus ça fait important  « la centralité sud  sera la future Presqu’île de la Métropole » a t il déclaré empli de lui-même  à propos de Villeneuve  (DL DU 5/10/18). Pour Eric Piolle (Verts/PG) c’est un « nouvel éco-quartier » (!) qui est en train de naitre  Mais le premier s’est bien gardé d’y installer le siège de la Métro et d’y investir les 45 millions d’€ qu’il consacre à des immeubles de bureaux bd Jean Pain. Le second pourtant dans un hôtel de ville condamné par les commissions de sécurité n’a pas envisagé de s’y transporter non plus. Faut pas exagérer .

JAMAIS DE BILAN SUR LA SORTIE DE LA PAUVRETÉ

Les programmes ANRU se succèdent et après Baïetto / Destot qui ont usé des mêmes termes depuis 2003,  Piolle/Ferrari poursuivent le «programme de renouvellement urbain«  sur les 10 prochaines années.

Les bilans s ‘établissent  en investissements, en logements rénovés, en espace public aménagé, «  jamais en grenoblois sortis de la pauvreté , en familles intégrées, en nombre de personnes qui ont trouvé un emploi » comme le demande Alain Carignon.  Et pour cause. Les municipalités font silence sur le fait que sous leurs excellents mandats et politiques conduites, Villeneuve est devenu l’un des 10 premiers de France pour la pauvreté et les difficultés.

DIVERSITÉ DES FONCTIONS : JAMAIS RECHERCHÉE

Les dithyrambes et le grandiloquence qui ont entouré ces derniers mois les annonces du nouveau plan ANRU ne tirent aucune conséquence de l’échec du précédent par rapport à ses effets sur la population. Même la philosophie des initiateurs de ces programmes, en 2003 a été totalement perdue en route :  « faire évoluer ces quartiers vers des espaces urbains « ordinaires », caractérisés par la diversité des fonctions et des types d’habitat «

SANS GYMNASE DEPUIS 10 ANS, LA PISCINE COUVERTE FERMÉE

Aucune « diversité de fonction«  n’est introduite dans le programme qui s’ouvre, poursuivant le « comme avant ». Rappelons même que des services de base comme le gymnase aura mis 10 ans pour être reconstruit et la piscine couverte des Iris est devenue une friche urbaine en plein parc et destinée à le demeurer longtemps si on en croit les documents soumis à approbation.  Mais côté « diversité de fonction «  la municipalité Piolle veut aussi supprimer le siège du CCAS alors installé par la municipalité Carignon pour favoriser cette mixité qui fait défaut.

LES CO-PROPRIÉTAIRES SONT SPOLIES, ASSIGNES à RÉSIDENCE

Les co-propriétaires ,eux , ont été trompés par la publicité mensongère sur la mixité sociale et sont désormais spoliés, assignés à résidence, dans l’incapacité de se loger ailleurs avec un bien déprécié impossible à vendre. Même l’Union de Quartier qui soutient le projet Anru note ce fait et l’absence de tout volet social.

LE PROJET de la SOCIÉTÉ CIVILE EST LE SEUL NOVATEUR

Aujourd’hui le projet de la société civile avec les citoyens pour l’alternance est à la fois le plus révolutionnaire et le plus en phase avec l’esprit des fondateurs de ces programmes : la requalification par une diversité organisée.  La règle des 3 tiers : activité, HLM et co-propriété. Mais pas une fausse installation dans le quartier comme la Poste en bordure de Mistral, prés de la bretelle d’autoroute . Aucun employé ne traversera le quartier, aucune cafétéria ne s’y installera du fait l’arrivée des postiers en marge de Mistral.

DES ACTIVITÉS AU COEUR DES QUARTIERS

La véritable reconquête passe par l’installation des services municipaux et para municipaux au cœur des quartiers à commencer par le Maire et les services municipaux . Mais dans des logements transformés en bureaux. Réduisant effectivement la part de HLM dans ces quartiers. Le  vaste transfert de milliers d’employés vers eux induira automatiquement la création de  services de proximité, réduira la délinquance, contraindra à rétablir la sécurité sur place.

UN MOUVEMENT PORTÉ PAR LA PUISSANCE PUBLIQUE LOCALE

Ce projet s’inscrit parfaitement également dans un objectif de ville sobre permettant de mettre sur le marché tous les locaux administratifs ainsi libérés. Ce mouvement porté par la puissance publique locale pourrait être suivi ensuite par des entreprises privées, des bureaux d’études , des services aux collectivités trouvant un intérêt de s’installer aussi dans des immeubles sécurisés ou travaillent des employés de la ville ou des SEM.

DES OBJECTIFS DE SORTIE DE LA PAUVRETÉ

En parallèle les municipalités doivent se fixer des objectifs  de sortie de la pauvreté, de retour à l’emploi et rendre des comptes sur leur bilan en la matière. Il ne s’agit plus de pleurer sur le sort des démunis, de prendre la pose avantageuse en leur faveur, mais d’expliquer concrètement ce qui est fait afin que leur situation ne perdure pas.

E.PIOLLE ET C.FERRARI : DE FAUSSES ANNONCES

E.Piolle et C.Ferrari font des annonces qu’ils savent fausses. Non « la centralité sud ne sera pas la future Presqu’île de la Métropole». Parce que la Presqu’ile dispose d’établissements de prestige est une forte zone d’emplois lancés d’ailleurs au départ par la puissance publique. Avoir construit en son sein un quartier de 15 000 habitants avec un seul M2 d’espaces verts par habitant n’est pas non plus le modèle absolu de «  l’éco-quartier ».

E.PIOLLE PRÉFÈRE ACQUÉRIR LE SIÈGE D’UNE BANQUE QUE D’INVESTIR à VILLENEUVE

Mais surtout si Villeneuve était la « future presqu’ile «  les élus auraient installé le siège de la Métro à la place des immeubles démolis ou à démolir. Eric Piolle n’aurait pas acquis le siège d’une banque (!) et dépensé 1, 4 M €  pour y installer les services municipaux,  mais aurait choisi Villeneuve. Pour Alain Carignon ” la politique se juge aux actes, pas aux paroles et s’agissant du sud de Grenoble, les municipalités ont sacrifié les habitants”.

LA MUNICIPALITÉ EST EN FIN DE CYCLE SUR CE DOSSIER AUSSI

Dans  ce dossier aussi la réponse est globale: urbanistique, économique, sociale et exige d’établir un autre équilibre des populations afin de donner à nouveau sa chance à chacun. Dans ce dossier aussi la municipalité est en fin de cycle, à bout de souffle, ayant épuisé toutes les ressources de la rhétorique pour répéter les poncifs habituels sur ces quartiers. La rupture avec cet attentisme camouflé en mouvement est aussi très attendue des Grenoblois du sud de la ville

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