AUTOROUTES à VÉLO : E.PIOLLE NE VEUT RIEN ENTENDRE

 

Les partisans du vélo grondent à leur tour. Un collectif “Le vélo qui marche” s’est formé en juillet dernier, quand ses membres ont compris que le schéma directeur du plan Chronovélo était «comme ça et pas autrement » explique le site d’info en ligne Place Gre’Net.

On retrouve de nombreux militants associatifs proches des réalités de la ville qui analysent les choix dogmatiques effectués par les Rouge/Verts grenoblois dans ce domaine aussi.

UN CHOIX ABSURDE, SOURCE de CONFLITS et D’INSÉCURITÉ

Principalement le choix qui conduit à des absurdités , source de conflits et d’insécurité à savoir des autoroutes à vélos (rebaptisées Chronovélo) traversant le centre-ville grenoblois. En particulier, certains axes entrecoupés de carrefours, de passages piétons, desservant écoles et commerces. «Faire passer une piste Chronovélo sur le cours Lafontaine, c’est comme si on avait une succession de passages à niveau sur une ligne TGV », compare Frédéric Champavier, membre du collectif Le vélo en marche et de l’Union de quartier Championnet-Bonne-Condorcet-Hoche.

RESPECTER LE PIÉTON

Le collectif rappelle une évidence à savoir que le plan n’a jamais été concerté dans sa globalité  «Nous sommes pour un réseau express vélos qui marche!  Des modifications significatives seront nécessaires. Nous sommes avant tout pour une solution de Chronovélo adaptée au contexte Et qui respecte le piéton. »résume Pierre Belli-Riz, membre du collectif et du Conseil consultatif indépendant 1.

Pas de chance pour Eric Piolle : tous les intervenants de terrain rejoignent les réflexions et orientations des collectifs de la société civile pour l’alternance qui ont lancé leur projet en donnant la priorité au piéton autour duquel les politiques de déplacement en ville doivent s’articuler. C’est dire si le projet d’Alain Carignon est dans l’esprit de la ville à vivre.

LES VOIES BIDIRECTIONNELLES MAL VENUES DANS L’HYPER CENTRE

Or la multiplication des voies express de vélo bidirectionnelles est à l’opposé de cette orientation. Elle est pénalisante pour tout le monde, y compris les cyclistes. Ces voies s’entendent sur de longues distances protégées, telles celles créées par la majorité Carignon au département, mais ne se conçoivent pas entrecoupées de voitures, de piétons dans des zones denses.

COURS BERRIAT : RÉDUIRE LE TROTTOIR ?

Bruno de Lescure, président de l’Union de quartier Berriat-Saint-Bruno Europole, cite le cas du  cours Berriat:  « Il faudra réduire le trottoir qui n’est déjà pas bien large ou alors supprimer la voie de circulation pour les voitures.  Pourquoi pas, mais dans ce cas, qu’on nous le dise clairement et qu’on discute du plan de déplacement de circulation qui va s’en trouver impacté ».

 

LES PERSONNES à MOBILITÉ RÉDUITE DÉFAVORISÉES

En toute hypothèse c’est encore le piéton qui est pénalisé, oublié, méprisé. Il est déjà victime de la suppression quasi-systématique des feux tricolores comme on l’a vu rue Lesdiguières, cours Berriat, rue Ampère… Rendant les traversées très difficiles aux piétons et en particulier aux personnes à mobilité réduite qui ont d’ailleurs protesté en leur temps.

Y.MONGABURU ( Verts/Ades) : “LE FEU TRICOLORE N’EST PAS UN ÉLÉMENT DE SÉCURITÉ” (!)

Ça n’empêche par Yann Mongaburu (Verts/Ades) de persister en expliquant “qu’un feu tri­colore est un élément de ges­tion du trafic, pas un élément de sécurité”  (DL du 3/12/18). Comme Macron, droit dans ses bottes, il “garde le cap”. Peu importe que tous les grenoblois de milieux très différents décrivent une réalité qui ne correspond pas à ses déclarations hors sol.

A la veille de la réunion de ce soir imposée à la municipalité par les Unions de Quartiers,  le collectif “un vélo qui marche”  affirme « Il n’y a pas quinze solutions possibles ! Nous sommes favorables au développement du vélo en ville. Mais on peut bien s’accorder six mois de réflexion supplémentaires, étant donné les enjeux.»

DES AUTOROUTES à VÉLO PÉRIPHÉRIQUES SUR LESQUELLES SE BRANCHENT les PISTES SECONDAIRES

C’est trop demander aux idéologues. Comme le collectif de la Société Civile et des citoyens pour l’alternance il voudrait pourtant qu’il soit tenu compte de l’expérience des villes qui ont réussi en matière de déplacements vélos : Bordeaux, Strasbourg,Toulouse… Le principe défendu est de bon sens : des autoroutes à vélo périphériques, sur lesquelles vient se brancher un réseau de pistes de vélo secondaire, qui se diffuse dans le centre-ville.

SELON LES VERTS LE COLLECTIF ” RÉPAND DES CONTRE VÉRITÉS” (!)

Tellement de bon sens que la municipalité a envoyé le parti des Verts pour attaquer n’osant pas le faire elle-même. Toujours avec les mêmes méthodes: disqualifier plutôt qu’argumenter. Ainsi “les Verts” sans visage ont publié un communiqué accusant le collectif de « répandre des contre-vérités».

Pour les Verts Piollesques « Strasbourg et Bordeaux ont bien des pistes de leur réseau structurant cyclable en centre-ville ! ». Le collectif le vélo en marche maintient évidemment le bien-fondé de son argumentation basée sur l’illustration du circuit vélo de ces villes : « Cette carte est exacte, et à l’échelle. Notre site est le fruit d’un travail collectif, didactique, basé sur de l’expertise, des faits, de la réflexion… »

LES AUTEURS de FAKE NEWS ACCUSENT LES AUTRES

Ç’en est bien trop pour les spécialistes de fake news. On se souvient qu’Eric Piolle avait contesté les bases de données sur la pollution d’Atmo et c’était fait remettre en place par un enseignant, qu’il s’était attribué un prix des “villes citoyennes” qu’il n’avait pas reçu et récemment la rédaction de France Inter s’est fendue d’une analyse pour expliquer qu’il mentait effrontément concernant la compagnie Total. Ça fait en effet beaucoup.

CE SOIR UNE RÉUNION PUBLIQUE POUR DES ALTERNATIVES

Ses résultats en matière de part modale des déplacements en vélo étant aussi un échec,  la réunion publique de ce soir devrait permettre d’entrer dans le fond du débat, loin des polémiques et des anathèmes dans laquelle plonge toujours la municipalité. Les données sont en effet factuelles, chiffrées , vécues par les grenoblois et Eric Piolle et Yann Mongaburu, son répétiteur borné, devront un jour ou l”autre les prendre en compte sous peine de graves déconvenues.

Source : article Chronovélo : un mauvais plan pour le collectif Le Vélo qui marche, la solution pour EELV Grenoble | Place Gre’net– Place Gre’net

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