EFFONDREMENT de L’IMMOBILIER : UN SUCCÈS POUR GRENOBLE!

Bordeaux, la ville qui a la meilleure image auprès des Français ne figure même pas dans ce classement. Le site d’offres d’emploi Jobijoba et le courtier immobilier Meilleurtaux.com ont fait le rapport entre les offres d’emplois et le prix de l’immobilier. Plus ce dernier s’effondre, plus Grenoble est bien classée ! Si la baisse se poursuit au même rythme que ces 12 derniers mois (moins 6,4 % en moyenne sur la ville, record de France) Grenoble pulvérisera les classements et peut devenir première d’Europe.

CONSTATER LES RÉSULTATS de E.PIOLLE, du “GRENOBLE-BASHING”

Evidemment Eric Piolle et le dernier carré des  thuriféraires qui demeurent s’en saisissent pour inventer des résultats municipaux qui n’existent pas. Au passage que ce soit chez certains interlocuteurs comme sous la plume de Saléria Benarbia (DL du 27/11/18) la glissade sémantique passe du bilan Piolle au « Grenoble Bashing ». Ainsi constater les résultats d’une politique serait critiquer la ville que nous aimons. A cette aune s’opposer à Macron, c’est devenir anti-Français.

UNE PANNE DES VENTES DE LOGEMENTS

Mais il est vrai que la journaliste prend le tableau avec précautions pour ne pas dire avec des pincettes reconnaissant que  « la réalité du terrain invite à nuancer le beau tableau ».

Concernant le logement à Grenoble le prix du M2 de logement est descendu à 2615 € selon Meilleurtaux.com avec une disponibilité bien supérieure à Lille, Lyon, Toulouse, Nantes, Rennes, Strasbourg et évidemment Bordeaux qui ne figure pas. Ce rapport entre prix bas et logements disponibles confirment la panne des ventes qu’avait déjà souligné le journal 20 Minutes . Plus personne ne veut acheter et le peu qui se vend se vend à perte.

D.TEILLAUD : “LES GROS PORTEFEUILLES S’EN VONT de GRENOBLE”

« En matière d’immobilier, la baisse du m2 est une aubai­ne pour celui qui achète, beaucoup moins pour celui qui vend. » écrit le DL . Mais personne ne sait s’il s’agit d’une « aubaine » pour le vendeur car personne ne sait où s’arrêtera la chute.

Gislaine Bourboulon, négo­ciatrice au service transac­tions à l’agence Delphine Teillaud, a du mal à vendre les grands appartements qu’affectionnaient les per­sonnes âgées souhaitant se rapprocher de la ville. « Les  gros portefeuilles s’en vont de Grenoble, ce sont pour la plupart des retraités qui es­timent justement qu’il ne fait pas bon vivre à Greno­ble, ils voient la ville sale et peu sûre. Du coup, ils privilégient des biens situés en périphérie de Grenoble ».  (DL du 27/11/18). Le départ des riches ne fait sortir aucun pauvre de la pauvreté. Au contraire, leur nombre s’accroît.

LA FUITE GAGNE LA CLASSE MOYENNE

Mais cette fuite a gagné la classe moyenne de tous les quartiers de la ville. Que faire quand on est pris au piège de la fausse « mixité sociale «  à Vigny-Musset, à Châtelet, à Bonne sans parler des prisonniers de Villeneuve ou du Village Olympique qui ne peuvent plus vendre du tout ? Pas besoin d’être grand clair pour voir ce qu’il en sera demain des opérations à Berriat, de « l’éco-quartier «  (!) de la presqu’ile avec 1 M2 d’espaces verts par habitant ou encore de Flaubert (1000 HLM) ,de l’esplanade avec prés de 1000 logements dont 50 % de HLM, trahison de tous les engagements électoraux. Le seul argument pour rester consiste à croire en l’alternance proposée par le collectif de la société civile dans 16 mois dont les solutions courageuses re-qualifieront Grenoble.

GRENOBLE EST DEVENUE LA VILLE LA PLUS DENSE de FRANCE

Selon la Chambre Régionale des Comptes Grenoble est devenue (hors région parisienne) la première ville de France pour la densité urbaine, dépassant Villeurbanne derrière laquelle elle est demeurée longtemps. Encore un succès ? Dans le dernier mandat Destot 6000 nouveaux logements ont été construits.

LES ADJOINTS AU BÉTONNAGE SONT DES RÉPÉTITEURS D’UNE POLITIQUE

Le précédent Adjoint au Bétonnage, Philippe de Longevialle (app PS) s’en vante encore. « les programmes de logement et de bureaux qui permettent à Grenoble de maintenir son rang dans ce domaine (Flaubert, Presqu’Île, Chatelet…) ont tous été lancés avant les élections de 2014 » rappelle t il sur Place Gre’Net. Soulignant, s’en sans en avoir conscience,  la grande continuité entre les politiques urbaines des municipalités Destot et Piolle. Philippe de Longevialle a répété lui-même de façon besogneuse et sans imagination  les mêmes mots et la même politique que son prédécesseur, Pierre Kermen (Verts/Ades) poursuivie par son successeur Vincent Fristot (Verts/Ades). Il faut remonter à la municipalité Carignon pour avoir un quartier avec 5,5 hectares de parc (Reyniès-Bayard) et l’accroissement d’une vingtaine d’hectares d’espaces verts.

LES MUNICIPALITÉS ONT MÊME URBANISÉ LES PARCS

Le cas de l’entourloupe de l’esplanade étant symptomatique : Destot/De Longevialle voulaient 1200 logements dont des tours,  E.Piolle en construit prés de 1000 avec une densité supérieure et 50 % de HLM. Le bilan est connu d’avance.

On le sait, heureusement, le Modem a depuis pris ses distances avec cette politique folle de son ex élu. Evidemment la capacité de bétonnage de la ville devient de plus en plus restreinte sauf à urbaniser les parcs publics comme l’a osé la municipalité Destot en vendant une  partie du parc Hoche à un opérateur hôtelier ( Okko) ce que poursuit la municipalité Piolle en réduisant encore le parc par la construction de l’école qui manque aux 1200 logements construits dans le secteur.

UN MORATOIRE DU BÉTONNAGE

Le collectif de la Société Civile pour l’alternance avec les citoyens propose un moratoire du bétonnage, une analyse sérieuse des besoins scolaires, en espaces verts, en équipements de loisirs, sportifs car les besoins des habitants et une ville respirable et à vivre sont d’abord à prendre en compte avant toute autre considération.

UN TAUX DE CHÔMAGE DE 4 % SUPÉRIEUR à la MOYENNE DÉPARTEMENTALE

Enfin s’agissant de l’emploi on est étonné des éléments donnés par Jobijoba. De centaines d’emplois ont disparu dans le commerce et les services depuis la mise en œuvre de la fermeture de la ville. Les juges de la Chambre Régionale des Comptes ont rendu leur jugement en septembre dernier et ont décrit la situation réelle de Grenoble dans ce domaine : un “taux de chômage de 15,7 % contre 11,6 % dans l’Isère et 15 % de la population déjà dans les quartiers prioritaires.”

On est loin des tours du prestidigitateur Eric Piolle.  Va t-on accuser la Chambre Régionale des Comptes qui rend un rapport accablant sur la gestion de Grenoble, son patrimoine à l’abandon et ses finances dans le rouge, de faire du «  Grenoble-Bashing » ?

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