UNIONS de QUARTIERS : ÉCHEC de L’OPÉRATION “BÂILLONNAGE”

« Passer un nouveau pacte avec les Unions de Quartiers «  l’engagement N°4 de la liste Piolle. A près d’un an de la fin de son mandat ce “nouveau pacte” n’est pas encore bouclé !

Et pour cause. La technique élaborée en amont de la candidature par les Rouge/Verts –spécialistes des coups tordus– consistait à étouffer ce mode de représentation et d’expression pas toujours docile, composé la plupart du temps de vrais habitants connaissant leur territoire, proches des réalités et insensibles aux dogmes.

LES “CONSEIL CITOYENS” POUR RINGARDISER les UNIONS de QUARTIERS

La création tonitruante des « conseils citoyens indépendants «  avait pour objet de mettre en place un outil dans la main municipale et de ringardiser les Unions de Quartiers. Par le mode de désignation complexe  de ses représentants (tirages au sort, nominations…) la majorité municipale s’assurait de la maîtrise afin qu’aucun sujet qui fâche ne soit soulevé et grâce à un marketing adapté les vendait comme un mode de représentation « moderne »  tout à son image bling-bling. Il n’étaient ni “conseils”, ni “citoyens”, ni “indépendants”.

LA PROLONGATION DU FAUX “RÉSEAU CITOYEN”

Il s’agissait de la continuation -par d’autres moyens- de l’opération « réseau citoyen «  lequel n’a jamais existé puisqu’il s’agissait d’une succursale des Verts/Ades directement dirigée par Raymond Avrillier et Vincent Comparat comme l’a révélé l’aiguillage d’un mail pendant la campagne. D’ailleurs ils n’ont « existé » que le temps des élections. La fraude inaperçue dans l’opposition, est devenue évidente avec l’exercice du pouvoir.

DES “CITOYENS” MEMBRES du CLAN AVRILLIER

Malheureusement E.Piolle a eu la main et a été trop lourde ! Dés le départ des « citoyens «  se sont révélés être des très proches du clan Avrillier, et les grenoblois  tirés au sort ont immédiatement renoncé à la mascarade, leur élaboration  ressemblant par sa lourdeur à la constitution d’un groupuscule d’extrême gauche : il a fallu un an pour élaborer des statuts ce qui en dit long sur la capacité de ces conseils à traiter avec souplesse des questions de la ville. Tout vrai grenoblois qui s’est  égaré à y participer pour de bonnes raisons a évidemment pris la poudre d’escampette très rapidement : intégrer une instance pour porter un dossier local et ne pas pouvoir l’évoquer pendant un an sur 6 ans de mandat a découragé les meilleures volontés.

TOUTES LES QUESTIONS “CITOYENNES” SOUTIENNENT LA POLITIQUE du GRAND TIMONIER

C’était l’objectif du système afin que ne demeure qu’un noyau devenant simple caisse de résonance municipale. Objectif atteint au-delà des espérances. Toutes les « questions » portées par les conseils citoyens avaient pour objet de soutenir la politique du Grand Timonier. Souvent posées au Conseil municipal par les propres membres du comité de soutien de la liste !

Ainsi, si on en croit ces instances, en près de 5 ans ce qui a préoccupé prioritairement les grenoblois c’est le devenir de l’orangerie, l’accélération de la mise en place des autoroutes à vélos ou encore les contrôles au faciès.

INSTITUTIONNALISER LE VIRTUEL

Sauf qu’à ce point de caricature, la ressemblance avec la Corée du Nord a été souvent évoquée. Si un universitaire étudie plus tard les problématiques de la ville à travers les questions des Conseils Citoyens, sa thèse traitera d’un Grenoble virtuel.

Au lieu d’acter l’échec patent de cette tentative d’étouffer la démocratie locale, la municipalité tente toujours dans son « pacte «  avec les Unions de Quartiers de les mettre à égalité avec les conseils,  afin de les légitimer par ce biais. Il s’agit de donner une fondation au virtuel. De l’institutionnaliser. Car au total tous les conseils citoyens réunis doivent rassembler autour de 30 personnes, majoritairement affidés à la municipalité.

FINANCER L’EXPO CONTRE “LES CONTRÔLES AU FACIÈS”

Ainsi à plusieurs reprises le document de travail en circulation énonce t il :   « Les Unions de quartier et les Conseils citoyens indépendants sont deux instances citoyennes essentielles à la démocratie locale grenobloise. Elles concourent toutes les deux à la richesse du débat local et permettent de faire vivre la participation citoyenne à Grenoble«. Il s’agit de légitimer aussi le financement des conseils citoyens qui ont pu ainsi -notamment- organiser une vaste exposition anti-police place de Verdun pour dénoncer les « contrôles au faciés » certainement la première cause de l’insécurité.

Insistant :  « il est essentiel que ces instances citoyennes et leurs membres s’engagent réciproquement dans un dialogue constructif et bienveillant. »

 

LES UNIONS DE QUARTIERS DEVRAIENT CAUTIONNER LA FAUSSE “VOTATION CITOYENNE”

Ces incantations ne changeront rien à la réalité. D’un côté une instance ancrée dans le territoire, de l’autre un instrument municipal créé d’en haut, ne répondant à aucune demande de la base.

Dans le « pacte «  la municipalité voudrait aussi que les Unions de Quartiers cautionnent l’opération  dite de « votation citoyenne » qui a pour rôle essentiel d’enterrer les problèmes comme on l’a vu sur tous les sujets. Il s’agit aussi d’une usine à gaz qui permet de semer, d’épuiser le citoyen dans des procédures pour qu’au final -s’il arrive au bout- jamais aucune décision contraire à la municipalité ne puisse être adoptée avec le seuil de 20 000 votants. Quant elle ne décide pas, unilatéralement de ne même pas soumettre la question au vote. Objectif pleinement atteint : elle a a pu prendre seule toutes ses décisions avec les résultats que l’on sait.

Il  semble que des Unions de Quartiers soient réticentes à un an de la fin du mandat de s’associer à « l’évolution du dispositif et de ses principes et à  se mobiliser sur la tenue des bureaux de vote et lors du dépouillement » (!) Cautionner aussi les parodies de démocratie doit poser question.

E.PIOLLE EXIGE D’ÊTRE INTERPELLÉ AVEC DOUCEUR

Mais au passage nos Rouge/Verts qui ne lésinent pas localement sur l’invective et avec Jean-Luc Mélenchon au plan national ne donnent pas dans la modération absolue quand il s’agit de défendre leurs convictions, exigent que les grenoblois les interpellent avec douceur ! Leurs provocations, leurs mots et leurs techniques violentes de disqualification de l’adversaire sont naturelles, mais la réaction des habitants doit se contenir !

Depuis qu’Antoine Back (Verts/PG) est récusé par des assemblées d’habitants et nombre d’élus thématiques (L.Lheureux, C.Bernard, F.Malbet…) complètement démonétisés, la municipalité voudrait exiger dans le pacte que les Unions de Quartiers assurent « des échanges constructifs et respectueux entre l’ensemble des participants. ».

SI UN HABITANT INTERPELLE E.PIOLLE, L’UNION de QUARTIER EST RESPONSABLE

De ce fait si un habitant un peu énervé par la politique municipale interpelle Eric Piolle ou un élu en des termes peu amènes… l’Union de Quartier sera responsable. Privée de subvention ? Peut on exiger d’Eric Piolle et de tous les élus la même modération à l’égard d’Alain Carignon ?

E.PIOLLE N’ASSURE AUCUNEMENT LE RESPECT et des ÉCHANGES CONSTRUCTIFS AU CONSEIL MUNICIPAL

Hilarant quant on constate qu’Eric Piolle n’assure aucunement ce respect au Conseil Municipal : la façon dont il méprise l’opposition de Guy Tuscher, lui interdisant la parole,  Elisa Martin le traitant de tous les noms d’oiseaux (et mieux) est un bon exemple de garantie “d’échanges constructifs” ! De la part d’un Maire qui a tenu un an ses conseils municipaux sous la protection des CRS.

Au final, alors que le mandat s’achève, la démocratie participative aura été la grande perdante du mandat Piolle. Après la période de glaciation des municipalités Destot on aurait pu imaginer que les citoyens seraient honnêtement sollicités avec ses successeurs.

EMPÊCHER LES VRAIS PROBLÈMES D’AFFLEURER

Bien au contraire. Toutes les opérations de com’ ont été mises en place pour empêcher que les vrais problèmes puissent affleurer,  être discutés et -éventuellement- les grenoblois appelés à en décider. Les “budgets participatifs sont le cache-misère de tout ce que la municipalité ne veut pas faire.

LA DISPROPORTION ENTRE LE RÉEL et la COM’ DISQUALIFIE E.PIOLLE

Des poignées de grenoblois votent pour de sympathiques projets pendant que la ville se dégrade, les équipements de base de la solidarité sociale ne sont plus entretenus et la ville abandonnée. La disproportion entre ces opérations et ce que vivent les grenoblois au quotidien a fortement contribué à la disqualification de la municipalité Piolle.

RENOUER AVEC LES CONSULTATIONS DÉCISIONNAIRES

Mais personne ne peut s’en réjouir car recréer la confiance dans la participation à la vie publique sera très difficile après ce temps des faussaires. Cela passera probablement par de véritables consultations décisionnaires, celles qui rendent le pouvoir aux citoyens, avec tous les éléments discutés contradictoirement et mis sur la table.

Un processus exemplaire que Grenoble a déjà vécu avec le référendum sur le Tramway en 1983. Décidément il n’y a rien de plus actuel, de plus moderne et de plus adapté aux attentes des grenoblois que le projet porté par la société civile avec Alain Carignon

 

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