L’ENDETTEMENT de GRENOBLE A ATTEINT L’INSUPPORTABLE

Les mots des élus qui se défendent n’y peuvent rien. Les chiffres de la Chambre régionale des comptes sont implacables. Oui Grenoble a accru démesurément son endettement.

Par comparaison aux communes comparables d’abord selon le rapport de la Chambre Régionale des Comptes :l’encours de la dette brute représentait 1 691 € par habitant pour la commune contre 1 080 € pour les communes comparables (+ 57 %) en 2011 ; il était encore de 1 708 € par habitant en 2016 contre 1 175 € pour les communes comparables (soit + 45 %)”

“LA CAPACITÉ DE DÉSENDETTEMENT SE DÉGRADE “

Mais aussi intrinsèquement puisque “L’encours de la dette du budget principal est de 278 M€ à la fin de l’exercice 2016, soit un niveau comparable à celui de 2015, mais en légère augmentation depuis le début de la période de contrôle (+ 3,3 %)”.

Avec des recettes fiscales qui ont été multipliées par presque 3 depuis 1995, la part relative de la dette aurait du être réduite. Il n’en est rien à Grenoble. Au contraire : “La capacité de désendettement, ratio qui compare le stock de dette à la capacité d’autofinancement brut, exprime en nombre d’années le temps nécessaire pour rembourser la dette si l’intégralité de l’autofinancement brut y était consacrée. Cet agrégat se dégrade en 2014 et 2015, la dette étant trop élevée.”

J.SAFAR :LORS du PROCHAIN MANDAT IL FAUDRA S’ATTAQUER SÉRIEUSEMENT AU DÉSENDETTEMENT(!)

Si on a un peu de mémoire on se rappelle que Jérôme Safar, alors Premier Adjoint de Michel Destot, quasiment certain de son renouvellement avouait avant les municipales : » lors du prochain mandat il faudra s’attaquer sérieusement au désendettement. Qu’on se le dise nous sommes arrivés à un taux d’imposition limite de l’acceptable pour tous nos concitoyens » (DL du 24/1/13).

GRENOBLE, PREMIÈRE VILLE de FRANCE POUR L’IMPÔT SUR LES MÉNAGES

Ceux qui ont augmenté les impôts de 10 % en 2009, faisant de Grenoble la première des villes de plus de 100 000 habitants pour l’impôt sur les ménages étaient bien placés pour faire le diagnostic de leur gestion. Mais Eric Piolle n’a rien voulu savoir et 4 mois après son élection, en juillet 2014, il empruntait déjà 13 M€ en catastrophe pour terminer l’année au lieu d’engager des réformes de structures. Le vigilant J.Safar avait fait l’impasse sur nombre de dépenses pour gagner l’élection.

UNE AUGMENTATION POUR LES 16 PROCHAINES ANNÉES

Eric Piolle a continué par des entourloupes révèle la chambre des comptes. Selon elle “à l’été 2016, la commune a procédé au refinancement de quatre emprunts. Selon l’ordonnateur, ce refinancement a permis de diminuer l’annuité en capital de la dette de 4,2 M€ en 2017. Cela devrait encore être le cas en 2018 puis en 2019.”

Mais “L’incidence serait ensuite négative en 2020 et pour les seize exercices suivants, la commune continuant à rembourser le capital alors que les emprunts auraient alors été clôturés. Le surcoût total s’élève, à minima, à 2,5 M€”

D’UN TAUX NUL à UN TAUX de 1,56 %

Pour gagner en annuité sur les années électorales et disposer de marges pour son clientélisme la municipalité n’a pas hésité à grever les… 16 exercices suivants ! Une honte.

Les magistrats dénonçant “une  opération semblable  menée à l’été 2017, un emprunt dont le capital restant dû était de 4,7 M€ et dont la durée résiduelle était de cinq ans (taux TAG 1 mois + 0,08 %, soit un taux quasi nul) a été transformé en emprunt à taux fixe d’une durée de 20 ans (taux de 1,56 %).”

Ainsi les scandales s’accumulent sur des procédés indignes qui pénalisent les générations suivantes. Une municipalité Rouge/Verts qui engraisse les banques, on aura tout vu. Mais pourquoi donc?

LE COÛT DES FOLIES DESTOT, SAFAR, FIORASO

Contrairement à ses affirmations la municipalité Piolle se situe dans la complète continuité des municipalités Destot en la matière.

Ainsi la Chambre des Comptes à relevé les “contrats d’échange de taux d’intérêt” signés par la municipalité Destot au temps ou Geneviève Fioraso exerçait d’éminentes responsabilités comme Première Adjointe et Première Vice Présidente de la Métro.

UN TAUX D’INTÉRÊT PLUS RISQUÉ, VOIRE SPÉCULATIF

Quinze contrats de ce type étaient en cours à la fin de l’exercice 2016, la totalité ayant été souscrite entre 2006 et 2009 avec des banques écossaises, irlandaises ou canadiennes. Les comptes présentent des pertes cumulées sur l’ensemble de ces contrats de 4,9 M€ fin 2016″ note la Chambre des Comptes.
Pour elle, “la stratégie adoptée a été très risquée, la quasi-totalité des contrats conclus échangeant un taux d’intérêt sans risque contre un taux d’intérêt plus risqué, voire spéculatif. Ces contrats ne prévoyaient pas de plafonnement des taux”.

GRENOBLE PAIE des TAUX D’INTÉRÊT à 4 %

Nos Cadors locaux parmi lesquels figuraient Raymond Avrillier (Verts/Ades)   “ont conclu des contrats de swap pour échanger des taux variables simples, contre des taux fixes annulables beaucoup plus élevés aujourd’hui (de l’ordre de 4 %). Ces contrats sont devenus désavantageux depuis 2009, soit à peine deux à trois ans après leur souscription.”

LES INFORMATIONS OBLIGATOIRES PAS FOURNIES

Pas besoin d’être spécialiste pour comprendre ce que veulent dire des taux de 4 % aujourd’hui! C’est ce que le contribuable paie pour les fantaisies de M.Destot, J.Safar et G.Fioraso. Ces derniers ayant aussi veillé selon la Chambre (pourquoi?)  à ce que “les annexes au compte administratif ne comportent que très rarement les informations obligatoires sur ces contrats”

Mais qui donc a profité de ces contrats juteux ?

“LA SITUATION DÉJÀ FRAGILE L’EST TOUJOURS”

N’en jetez plus.

Globalement la Chambre juge encore que “la situation financière de la commune de Grenoble, déjà fragile avant la baisse des dotations de l’État engagée en 2014, l’est toujours. Le niveau d’autofinancement était structurellement faible, ce qui a conduit à une situation très dégradée à la fin de l’exercice 2015, du fait de l’absence de mesures correctrices suffisantes “(exit le brillant plan d’austérité de Piolle)

LE TRANSFERT de la DETTE APRÈS LES ÉLECTIONS: UNE  AMÉLIORATION OPTIQUE…

Afin pour donner le coup de grâce la Chambre en termine ainsi sur ce chapitre : “Le compte de gestion 2017 montre que l’excèdent brut de fonctionnement (33,6 M€) et la capacité d’autofinancement brute (25,1 M€) sont de niveaux comparables à ceux de 2016, ce qui ne marque pas un redressement net, malgré un mode de calcul favorable des charges transférées à la métropole en matière de voirie. Cependant, l’allongement de la durée de la dette, coûteux en termes de charges d’intérêt à long terme, a permis de diminuer les annuités en capital de l’ordre de 26 % à court terme et donc de redresser la capacité d’autofinancement net des investissements. Malgré cela, la capacité de désendettement de la commune se détériore en 2017 : 11,2 années contre 10,5 en 2016″.

LES FAUSSAIRES AURONT TOUT FAUSSÉ, MÊME LES COMPTES

Tout n’est-il pas dit ? Aucun redressement, un transfert d’une part du remboursement de la dette après les élections pour bénéficier d’une amélioration d’optique avant -à un coût supporté par le contribuable- et une capacité de désendettement qui se détériore encore.

Décidément les faussaires auront tout faussé, mêmes les comptes publics.

Soutenez le collectif : partagez cet article et faites découvrir le site à vos proches !

Un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *