E.PIOLLE (Verts) S’EN PREND à Yannick JADOT (Verts)

 

Le capharnaüm se poursuit et la déconfiture qui va avec. Eric Piolle s’en prend maintenant à Yannick Jadot la tête de liste des Verts aux élections Européennes ! (site internet du JDD du 24/8/18)

Ce dernier avait en effet expliqué : « Notre priorité est de rassembler les écologistes autour d’une ligne claire, pas de faire de la vieille politique avec ses accords d’appareils et ses confusions ». Pour lui « L’échec avec Benoît Hamon a été assez retentissant. Il n’est pas interdit d’apprendre de ses erreurs. »

IL  TRAHIT JL MÉLENCHON et FAIT LA LECON à Y.JADOT 

Cette clarté ne convient pas à Eric Piolle qui titube entre les alliances. Après avoir mis en cause et trahi Jean-Luc Mélenchon aux élections législatives -qui l’avait pourtant beaucoup soutenu- il fait la leçon à Yannick Jadot. Il veut rétrécir l’écologie politique par des accords d’appareils avec le groupuscule de Benoit Hamon. Il se situe dans la culture de cette extrême gauche jusqu’au-boutiste qui a conduit celle-ci à la marginalisation.

POUR E.PIOLLE “Yannick JADOT S’ENFERME” (!) 

Bien entendu, comme à son habitude, ses mots sont des anti-phrases, puisque qu’il accuse Yannick Jadot d’avoir son propre réflexe clanique : “l’écologie politique telle qu’elle est portée s’enferme dans une logique de lanceur d’alerte” répond il aux leader des Verts. L’accusant même selon sa méthode maintenant bien connue des grenoblois de ce dont il est lui-même porteur : “il ne faut pas juste chercher à compter qui sont les durs”.

IL SE POSE EN MODÈLE 

Quand on connait la situation de sa municipalité réduite aux acquêts avec un noyau dur tandis que la majorité de la majorité a pris ses distances ou des élus sont carrément entrés en opposition on imagine la franche rigolade qui doit faire se bidonner les responsables Verts.

Mais Eric Piolle n’hésite pas à se poser en modèle pour Yannick Jadot :  “Cela demande effectivement de construire un projet commun. C’est ce que nous avions construit à Grenoble en 2014”. 

Toujours cette insoutenable prétention qui aura causé sa perte localement et lui interdit toute exposition nationale sérieuse. (Précisons que le JDD l’accueille seulement sur sa version du Net).

EN UN MOIS IL CHANGE de RÉPONSE SUR SA CANDIDATURE 

Alors qu’il avait répondu “oui” sur sa candidature aux prochaines municipales à des jeunes qui l’interrogeaient en juillet, Eric Piolle ne répond plus directement.“Serez-vous candidat aux municipales en 2020? “demande le JDD” Nous sommes dans la mise en acte, pas dans le timing de 2020. Quand on est maire, on est en campagne dès le premier jour du mandat. Il faut entraîner, transformer. Aujourd’hui, ce n’est pas mon timing”.

E.PIOLLE PRODUIT DU FAUX TROP GROSSIER 

Il faut ensuite lire chacun de ses mots pour décrypter la réalité de sa situation politique :  “Après plus de quatre ans de mandat, les élus portés par cette liste sont tous solidaires et toujours portés par cette même énergie. Nous avons dépassé les clivages partisans, c’est la marque de notre mandat”.

Chacun connait en effet le faux des “élus tous solidaires” (deux sont officiellement dans l’opposition, la majorité des autres se fait porter pâle), le faux du “dépassement des clivages partisans” puisqu’au contraire la municipalité s’est rétractée sur un noyau dur qui se heurte à la révolte des grenoblois de base comme il est constaté aux assemblées des habitants.

UN PAYSAGE de RUINES 

En l’état des prises de position d’Eric Piolle  les Verts sont divisés en deux, La France Insoumise ne peut plus lui faire confiance et chez Benoit Hamon il a aussi abandonné en route sa figure de proue locale, Soukaina Larabi qui avait pourtant été utilisée jusqu’à la corde contre le candidat de Mélenchon aux législatives, refusant même de l’aider au second tour. Un paysage  de ruine dans lequel il promène un discours sans aucune prise avec  une quelconque réalité.

GRENOBLE EST SOUS TENSION 

La “marque du mandat” est impossible à porter dans 18 mois. Grenoble est sous tension du fait de la délinquance et de la dégradation économique, des pertes d’emplois considérables, conséquence de la fermeture de la ville et des messages anxiogènes délivrés en permanence.

Plus Eric Piolle s’exprime, plus sa folle dérive et sa fuite en avant inquiètent. Son refuge dans une bulle de mots, sa coupure totale avec les grenoblois qui supportent les inconvénients de sa politique, ses affirmations péremptoires dépourvues de tout contenu réel augmentent la colère et le désir d’en finir avec sa municipalité.

Les observateurs lucides peuvent regarder en live l’effondrement d’un système bâti sur des chimères idéologiques avec un Grand Timonier complètement hors sol et les autres pourront bientôt en écrire l’histoire en expliquant certainement qu’ils l’avaient pressenti.

 

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