“ÉCO-QUARTIERS”: L’ESCROQUERIE EN BANDE ORGANISÉE

L’imposture  des ” écoquartiers” est la dernière escroquerie inventée pour bétonner la ville. Même St Martin d’Hères et Echirolles poursuivent désormais leur urbanisation intensive conduite depuis des décennies avec cette nouvelle appellation. Au cas ou vous l’ignoreriez Villeneuve devient un “éco-quartier” aussi.  « Nous avons fait passer  un mes­sage fort : notre volonté de transformer les Villeneuves en écoquartiers populaires  » a encore déclaré l’inénarrable Eric Piolle au DL (12/7/18).

UNE DRAMATIQUE RÉDUCTION DES ESPACES VERTS 

Une fumisterie coûteuse pour cacher la dramatique réduction des espaces verts qui fait de Grenoble une des dernières villes pour le nombre de M2 d’espaces verts par habitant. Il se réduit chaque année depuis les années 2000. Une escroquerie en bande organisée puisqu’elle est conduite par l’exécutif Verts/PS/PC/PG de la Métro que “préside” Christophe Ferrari (PS repenti). Même “Envoyé Spécial” l’a dénoncée.

DE BONNE : 3,50 M2   d’ESPACES VERTS PAR HABITANT  

Si on fait un inventaire non exhaustif, dans le quartier Vigny-Musset créé par la municipalité Destot/Safar/Fioraso  (PS) seul un jardin a été mis à la disposition des habitants. Résultat il subit l’une des plus fortes baisses de la valeur des biens de la ville. Les acquéreurs sont déjà spoliés.

Quartier de Bonne et rue Hoche ou 1 200 logements ont été construits soit environ 5000 habitants, le parc des Vallons compte 1,4 hectares soit 3,50 M2 par habitant.

En parallèle dans le quartier les municipalités amputent le parc Hoche existant ; d’abord par l’hôtel Okko, puis, maintenant par la construction d’une école pour faire face aux besoins scolaires non anticipés dans la conception du quartier !

SQUARE SILVESTRI LES ARBRES SONT ABATTUS

Tout à côté, square Silvestri, les arbres viennent d’être abattus pour y installer les terrains de Basket qui doivent quitter le parc Hoche afin de faire de la place à la construction. L’inénarrable Antoine Back (Verts/PG) répond qu’on en plante d’autres, comme si les brindilles pouvaient être comparées à la végétation luxuriante qu’on élimine.

 PRESQU’ÎLE : UN SEUL M2 D’ESPACES VERTS PAR HABITANT DANS «  L’ÉCO QUARTIER »

Sur la Presqu’ile « l’éco-quartier » n’accordera qu’un seul M2 d’espaces verts aux habitants mais dans tous les jardinets la municipalité plante des panneaux à la gloire des jardins, du soleil, de l’espace ! Une pantalonnade supplémentaire, ridicule comme ses promoteurs. Qui peut décider de dépenser ainsi aussi inutilement l’argent public, de mobiliser des services municipaux pour poser ces panonceaux alors que le béton est roi ?

FLAUBERT : UN MILLIER de NOUVEAUX HLM SANS PARC

Le futur quartier de Flaubert qui va compter plus d’un millier de HLM supplémentaires et un autre millier de logements est dépourvu de parc à la dimension du nouveau quartier. La municipalité estime que le boyau vert  qui relie la rue de Stalingrad et l’avenue Marcelin Berthelot est suffisante. Il suffit de l’appeler “parc Flaubert…”

GRENOBLE EST DESCENDU à MOINS de 12 Me D’ESPACES VERTS PAR HABITANT

Le résultat de cette « bétonisation » à outrance se lit dans les chiffres : en 2014 selon la municipalité Piolle nous étions descendu à 12,6 M2 d’espaces verts par habitant. Avec les nouvelles constructions il est très probable que Grenoble est encore en dessous de ce chiffre. L’UNEP dans son dernier palmarès chiffrait en moyenne à… 48 M2 par habitant les espaces verts dans les grandes villes…

Le  Plan Local d’Urbanisme présenté en 2004 par Pierre Kermen alors Adjoint (Verts/Ades) à l’urbanisme -placé en 2015 par ses amis à la direction générale des SEM de construction-  et voté par les élus Verts,PS et PC a mis en place une densification massive de la ville qui produit des effets délétéres sur le vivre ensemble au fil des années.

LA MUNICIPALITÉ CARIGNON : PRÉS DE 20 HECTARES de PARCS ET JARDINS 

Tout le travail remarquable de la municipalité Carignon qui avait acquis une vingtaine d’hectares afin de créer des parcs et jardins, dotant la ville d’une réserve fonciére d’une valeur phénoménale est anéanti. Mais que serait la vie des Grenoblois sans l’extension de Bachelard (5 hectares), la réalisation du parc Pompidou (5,5 hectares) des jardins de Marliave, Valérien Perrin, Alliance , des places Lavalette, de l’Evêché, les squares Genin, Copié…

 CRÉÉR UNE VILLE-VILLAGE AVEC DES JARDINS

Les collectifs de citoyens et Alain Carignon qui travaillent aux propositions pour Grenoble vont présenter un plan ambitieux de reconquête verte de la ville afin de lutter contre la pollution aussi par ce moyen. L’objectif sera de créer une ville-village avec jardins en recherchant systématiquement à  redresser ce chiffre le plus bas des grandes villes de France pour les M2 d’espaces verts par habitant.

 DEUX NOUVEAUX JARDINS DANS LA VILLE : MAISON du TOURISME et VAUCANSON

Par exemple une nouvelle place-jardin sera  créée au cœur de ville  à l’emplacement de l’actuelle Maison du Tourisme. Les places Dr Léon Martin et Vaucanson fusionneront aussi pour devenir un nouveau jardin sous lequel un parking souterrain sera concédé. Dans les rénovations urgentes des places de Metz et Jean Achard il sera également étudié la création d’espaces verts et de stationnement  souterrains pour les riverains. Evidemment ces nouveaux jardins devront être gardés et surveillés, la police montée rétablie afin qu’ils ne deviennent pas des lieux de clochardisation.

Les grenoblois doivent se désintoxiquer de la culpabilisation que les municipalités ont réussi à leur faire peser : cette densification produit l’explosion de la ville et ne répond à rien de ce qui concerne la problématique du logement d’urgence, lui-même augmenté par les appels d’air irresponsables d’Eric Piolle.

L’ORGANISATION des  DÉPLACEMENTS EST UNE RÉPONSE à la BÉTONISATION

Aujourd’hui avec des TER ou des RER performants et fréquents il est possible de desserrer la pression insensée de la bétonisation  que les élus de la Métro font peser sur l’agglomération. Il doit être possible de travailler et de vivre en des lieux différents s’ils sont bien reliés par des transports collectifs. L’espace Isérois est vaste et varié et il est totalement absurde de tout concentrer dans une agglomération-cuvette.

IMPOSSIBLE D’AVOIR des TER RAPIDES et FRÉQUENTS ENTRE LYON et GRENOBLE

A cet égard les élus aux manettes depuis 20 ans ont fait un mal fou en n’ayant jamais demandé une ligne spécifique pour le TGV qui permettrait de libérer la ligne Grenoble/Lyon des TGV qui l’encombrent. Alain Carignon rappelle sans cesse que la présence des TGV sur cette ancienne ligne  interdit actuellement le passage de TER rapides entre les différentes communes de cet axe essentiel. Sans desserte ferroviaire moderne, les trajets domicile- travail sont impossibles. Or personne ne peut assigner à résidence les habitants en fonction de leur lieu de travail qui peut d’ailleurs être différents dans un couple et varie souvent.

PAS DE RÉSERVE FONCIÉRE POUR UN TGV DANS LE PDU 

Alain Carignon a dénoncé les lamentations des opposants “officiels” et de certains commentateurs sur la nécessité d’une ligne  à grande vitesse entre St Exupéry et Grenoble : qu’est-ce que ça veut dire alors que le Plan de Déplacements (PDU) actuellement voté par l’agglomération pour les prochaines années ne prévoit aucunement une réserve foncière pour cette ligne ?

LA MUNICIPALITÉ PIOLLE (Verts/PG) A TOUT FAUX 

Quel que soit le bout avec lequel les dossiers sont observés, la conclusion est toujours identique : espaces verts, urbanisation, déplacements, avec ces sujets liés, la municipalité Piolle a tout faux. Au détriment des habitants et du développement.  Au passage ils aggravent la pollution de l’agglomération.

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