AUTO PARTAGE : 20 VOITURES POUR 450 000 HABITANTS

20 voitures en auto-partage à Grenoble ont fait l’objet des dithyrambes habituels des professionnels de l’auto(!) satisfaction. «  ce territoire a été pionnier et précurseur de l’auto-partage » selon l’inénarrable Yann Mongaburu (Verts/Ades) Tandis que pour le Guide toujours lumineux  Eric Piolle: « les habitants considèrent la mobilité comme un service ». Oh que oui en effet. Un service dont ils aimeraient avoir l’usage… Plus fort, Jacques Wiart (Verts/PG)a cité devant le Comité de Liaison des Unions de Quartiers la mise en place de l’auto partage comme solution pour réduire les bouchons grenoblois. ( DL 9/6/18)

L’AUTO PARTAGE de DESTOT A DURÉ 3 ANS !

Déjà en 2014 la municipalité Destot (PS) avait lancé le modèle Cité Lib by Hamo, présenté par Toyota . Innovation technologique accompagnée des superlatifs à la sauce grenobloise qui nous plaçait (déjà) à la pointe ! Si compliquée qu’il fallait une formation pour conduire ces véhicules. Très pratique pour tous ceux qui ont autre chose à faire que de perdre leur temps à apprendre à conduire un véhicule occasionnel alors qu’ils possèdent déjà un permis de conduire. La complexité su système et le vandalisme y ont mis fin 3 ans après. Exit Cité Lib en 2017 .Mais l’inimitable Christophe Ferrari (PS repenti) a estimé que ce n’est ni « un échec ni une réussite mais une étape ». (!) (DL du 6/6/18) Il fallait le trouver.

AVEC L’AUTO-PARTAGE DE PIOLLE ON NE PEUT CIRCULER QUE DANS LE 38 000 !

Pour simplifier le système aujourd’hui les 20 véhicules  seront disponibles et utilisables seulement dans le secteur postal du 38 000 et à la Tronche. On se demande pourquoi La Tronche seulement ? Un casse-tête supplémentaire qui manquait aux déplacements des grenoblois. Si la « mobilité est un service » comme le dit Eric Piolle la municipalité fait tout pour qu’il soit le plus mal rendu possible. Je peux bien prendre une voiture en auto partage au centre ville mais je ne peux pas aller dans certains quartiers de Grenoble. Lesquels ? consultez les secteurs postaux sur votre smartphone en conduisant.

UN RÈGLEMENT GROS COMME UNE BIBLE POUR SE DÉPLACER DANS GRENOBLE

Avant de sortir de chez lui ou d’entrer dans Grenoble il est nécessaire de lire un règlement gros comme une Bible pour savoir à quelle catégorie on appartient et dans quel interstice des réglementations on peut se faufiler pour avancer.Au printemps 2019, avec un type de véhicule diésel  il sera possible de rouler dans le nord de l’agglo mais pas dans le sud !  Suivant la période et l’âge du véhicule il n’est plus possible d’entrer. Pour les livraisons c’est Kafkaïen. N’insistons pas sur les disques bleus rétablis, le prix du stationnement et -cerise sur le gâteau- le plan de circulation de fermeture de la ville imposé sans aucune information permettant de le faire comprendre.

L’AGGLOMÉRATION S’EXPRIME AU GRÉ DES HUMEURS de la MUNICIPALITÉ GRENOBLOISE

Ce cumul non exhaustif des messages anxiogènes  et de « services « d’une complexité grave sont des éléments majeurs de la perte d’attractivité de l’agglomération et de la dépression économique. La gonflette des mots de MM Piolle, Ferrari et Mongaburu ne compensent rien. Ils aggravent.

Cet empilement désordonné, sans calendrier pensé, ces communications au coup par coup démontrent qu’il n’y a pas de pilote dans l’avion. L’agglomération s’exprime par des impulsions successives au gré des humeurs des Rouge/Verts grenoblois qui ont un rapport de plus en plus lointain avec la réalité.

LE PRÉCURSEUR de L’AUTO-PARTAGE ARRIVE APRÉS LYON, STRASBOURG, BORDEAUX, TOULOUSE…

Eric Piolle fait démarrer Grenoble en auto-partage bien après  Lyon (100 véhicules), Strasbourg ( 200 voitures dans 17 villes, Bordeaux  ( 90 véhicules) …

Ça n’empêche pas de s’affirmer -mais dans le Dauphiné !- comme « précurseur de l’auto-partage«  et d’organiser un “forum international”  – pourquoi se limiter- sur le “bien vivre”. N’est il pas un modèle que le monde nous envie mais que personne ne veut imiter comme le rappelait le “Journal de Montréal”.

L’ÉCART ENTRE LE VÉCU ET LA COM’ ACCROIT LA COLÉRE 

La com’ atteint ici sa limite extrême. Elle repose sur des bases fictives. Les mots qui l’habillent sont si caricaturaux que les grenoblois jugent durement et en temps réel ceux qui osent les prononcer. Il en résulte un malaise très profond qui aggrave encore leur colère: l’écart entre leur vécu au quotidien et ces annonces grandiloquentes qui couvrent des espaces de presse considérables est tel qu’il accentue gravement le divorce avec la parole publique.

LA MUNICIPALITÉ PIOLLE VIT SUR UNE AUTRE PLANÈTE QUE LES GRENOBLOIS

Le simple bon sens voudrait que la municipalité stoppe cette course folle, revienne à un peu de modestie, convienne de faiblesses pour crédibiliser ses réussites éventuelles. Mais au contraire, jusque dans les images qu’elle diffuse d’elle -même (le Maire assis dans le gazon place de Verdun discutant avec … Yann Mongaburu) ou  les espèces de concours de pose vestimentaires auxquels se livrent des élus visiblement plus préoccupés par leur nombril que par le service de leurs concitoyens, elle démontre qu’elle vit sur une autre planète que les grenoblois. Mais à leurs frais.

LES GRENOBLOIS EXIGENT des RÉSULTATS 

Elle joue aux révoltés au pouvoir en étant esclave des poncifs dominants. Elle les applique avec un dogmatisme immature, celui  des enfants qui ne veulent pas céder leur jouet.

La com’ sur « l’auto-partage «  entre dans cette liste qui creuse jour après jour la tombe des élus locaux. Ils ne veulent pas comprendre que les grenoblois n’attendent plus d’annonces tonitruantes basées sur du vent. Mais exigent des résultats.

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