CENTRE VILLE : TOUT EST à VENDRE ou à LOUER…

A la fin du mois d’août nombre d’appartements de la place Grenette affichent “à louer”. C’est la débandade. la fermeture de la rue de la République contre laquelle les habitants se révoltent régulièrement en faisant sauter la borne achève de dégrader un centre ville abandonné. La paupérisation du centre ville s’accélère avec la baisse de la valeur des biens qui spolie ceux qui travaillent. Le climat est délétère. 

“NOUS AVONS CHOISI D’HABITER L’HYPER CENTRE ET GRAND MAL NOUS EN A PRIS”

En date du 15 août nous recevons ce mail d’un grenoblois qui aura séjourné un an dans notre ville:

“Muté sur Grenoble en septembre 2016, je la quitterai en septembre 2017 pour une nouvelle mutation à laquelle je ne suis pas étranger.
“Après 5 mutations et découverte d’autant de villes nouvelles, nous étions ravis de découvrir Grenoble et ses montagnes malgré les quelques critiques émises par notre entourage.
“Comme lors de chacune de nos mutations nous avons naturellement choisi d’habiter dans l’hyper-centre et grand mal nous en a pris.

“QUE DIRE SUR L’INSÉCURITÉ et la VENTE de STUPÉFIANTS DANS les ENTRÉES D’IMMEUBLES ?” 

“Excepté les bars et restaurants, les commerçants y sont moribonds, l’accès et le stationnement quasi impossible, rendus récemment encore plus compliqué par les changements de sens de circulation avant même que les travaux de piétonisation ne soient achevés.
“Que dire sur l’insécurité et la vente de stupéfiants jusque dans les entrées d’immeuble, conjuguées à l’absence policière et ce même en cas d’appel à leur service. Ce ne sont pas les 3 militaires patrouillant dans le cadre de vigipirate qui sécurisent les résidents.

“QUE DIRE de L’AMÉNAGEMENT URBAIN SANS LE MOINDRE ARBRE ?

“Que dire de l’aménagement urbain, repensé sans y inclure le moindre arbre, conduisant à la “déforestation” de Grenoble, un comble pour une mairie écologiste…
“Que dire de tout ces vagabonds qui consomment de l’alcool à longueur de journée et que personne n’importune mais qui importunent tout le monde et effraient les enfants avec leurs chiens non muselés.
“Que dire aussi d’un prix de l’abonnement de transport moins cher pour un étudiant que pour un enfant de 11 ans (encore une logique qui m’échappe, à moins que les jeunes de 11 ans soient plus utilisateurs…).
“Que dire encore, de la politique éducative, culturelle et sportive de la ville avec ses infrastructures que l’on déconstruit peu à peu.

“BONNE CHANCE ET TENEZ BON JUSQU’AU PROCHAINES ÉLECTIONS” 

“Que dire enfin de l’emploi dans une ville auparavant fleuron des nouvelles et des nanotechnologie mais qui n’a pas su se renouveler au bénéfice d’autres grandes villes proches et qui connaissent un fort essor.
“J’aurais pu dire bien des choses encore, mais c’est, vous l’aurez compris, avec un plaisir non dissimulé que nous quittons Grenoble. Je finirai en vous souhaitant bonne chance et tenez bon jusqu’au prochaines élections !” 

S’ajoutant à la lettre poignante de cette habitante qui venait d’acquérir un logement rue Raoul Blanchard et a été contrainte d’aller dormir à l’hôtel, ce nouveau témoignage en dit long sur la situation réelle de Grenoble.

Les panneaux “à louer” qui pullulent place Grenette sont une nouvelle démonstration de cette désolation qui est en train de submerger Grenoble.

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