ÉCOLE HOUILLE BLANCHE : L’IMMOBILISME de F.MALBET (Verts/PG)

« Nous avons hérité d’écoles en très mauvais état et nous ne pouvons pas faire en trois ans ce qui n’a pas été fait pendant dix ans » répond invariablement Fabien Malbet, Adjoint (Verts/PG) au scolaire reconnaissant le retard phénoménal de Grenoble dans ce domaine. (DL du 23/6/17)

Qui était Adjoint au scolaire en 2007 , il y a 10 ans ? Jean-Marc Cantèle, (Verts/Ades) qui a même été Président de l’Ades. On lui  doit (notamment) l’école sous dimensionnée de Hoche car la municipalité PS/Verts/PC de l’époque qui bétonnait le quartier de Bonne n’a pas prévu les écoles en proportion! Il faut en 2017, amputer encore le parc pour pouvoir faire face aux besoins.

“SI LA VILLE DONNAIT UN PEU, L’EFFET de LEVIER SERAIT CONSIDÉRABLE”

A l’école de la Houille Blanche qui est un fleuron de la ville depuis longtemps, les locaux ne suivent pas malgré la mobilisation et l’implication des parents qui n’hésitent pas à tenir le pinceau pour se substituer à la municipalité !

« Nous sommes tellement investis que si la Ville donnait un peu, l’effet levier serait re­marquable », assure d’ailleurs Nicole Rupin­-Triplette des parents d’élèves. (Dl du 23/6/17)

15 POINTS DE SUTURE à UNE ÉLÉVE A CAUSE DU  MAUVAIS ENTRETIEN

L’école ne dispose que d’une petite cour pour 400 élèves dont le revêtement est gondolé avec des trous, des bosses qui font trébucher les écoliers explique le “Dauphiné Libéré”.  « En tombant, une petite fille a posé la main sur un bout de métal qui dépassait du sol, elle a eu 15 points de suture. Et elle a écrit une lettre au maire pour lui dire qu’elle ne peut pas courir dans sa cour car c’est trop dangereux », raconte la secrétaire des parents d’élèves, avant que la présidente, Christine Defranoux, montre un courrier, daté du 14 juin, à l’adresse du maire, Éric Piolle, sur le même sujet.

6 WC POUR 400 ÉLÉVES ! 

Il ne répondra probablement pas comme pour toutes les autres missives malgré son engagement (!) N° 12 dans lequel il promettait de répondre dans le mois à chacun.

A l’intérieur les parents  savent où se trouvent les moisissures et traces d’humidité, mais ils pointent également de gros problèmes structurels au ni­veau du bâtiment. Les 400 élèves  n’ont que six WC et six urinoirs, tous au même éta­ge. Il a de gros problèmes d’évacuation et une odeur insupportable quelle que soit la température.

LA BÉTONISATION PRODUIT PARTOUT des EFFETS NON ANTICIPÉS

Également mal di­mensionnée, la cantine ne peut pas accueillir le nombre relativement élevé d’écoliers qui l’utilisent. D’autant qu’avec « les nouvelles cons­tructions, de nouveaux ma­ternelles sont arrivés, eux sont prioritaires ».

Toujours la bétonisation de la ville qui n’anticipe jamais les besoins scolaires, ni d’ailleurs aucun équipement sportif, de loisirs, d’espaces verts. On voit ce qui se passe du côté de Chatelet.

LES ÉLÉVES SONT BALLOTÉS d’UNE CANTINE à L’AUTRE

Un tiers des élèves de primaire de la Houille Blanche  “squatte” donc à Anatole­ France et un autre à Painle­vé. «Ils ne font que ça, ils n’ont plus le temps de jouer », déplore Christine Defranoux.  “Devinez depuis combien de temps dure la cantine ­migratoire ? Le groupe de parents fouille sa mémoire : dix ou quinze ans. »

F.MALBET (Verts/PG) PRÉSENTE L’ENTRETIEN COURANT COMME UN EXPLOIT

Toujours pour noyer le poisson Fabien Malbet répond dans le même DL en alignant les chiffres misérables de l’entretien courant de l’école, les présentant comme un exploit ! Pensez donc le propriétaire (la ville) a du faire des travaux de plomberie (2000 € ) et a remplacé les WC à la turque (1200€). Sous pression de la commission de sécurité la ville a du effectuer des travaux d’isolation de locaux de stockage (21 700€) et Fabien Malbet les présente comme une attention particulière à l’école ! De qui se moque t il ?

JOURNÉE des TUILES, DECAUX, VILLE EN TRANSITION… 1, 5 M€ 

Rappelons que la journée des Tuiles dépasse les 500 000 € que l’opération de com’ sur “la ville en transition” est plutôt autour de 250 000 €. Qu’avec la suppression des panneaux Decaux la municipalité a choisi de perdre 650 000 € de recettes et a ajouté 250 000 € de dépenses pour les panneaux d’affichage et les totems hideux remplaçant les colonne Morris gratuite, des Totems qui ne supportent pas les coups de vent. Encore près d’1 M€ qui s’envolent eux aussi.

F.MALBET: ” LA RÉFECTION des COURS D’ÉCOLE N’EST PAS UNE PRIORITÉ”

D’ailleurs Fabien Malbet l’annonce au DL:  “la réfection des cours d’école n’est pas une priorité”. Et de dérouler son plan scolaire qui ne respecte plus les montants d’investissements annoncés au départ et ne fait que répondre partiellement au passé , mais prend du retard sur l’avenir compte tenu de la poursuite de la bétonisation (Presqu’ile, Berriat, Flaubert, Chatelet, Esplanade…) Tant que le moratoire réclamé par Alain Carignon ne se fera pas pour faire le point sur les habitants futurs et la liste exhaustive des  besoins en équipements de tous ordres, la ville accusera un retard considérable.

LE DÉBAT SUR LA BÉTONISATION et CELUI SUR LES ÉQUIPEMENTS DÉCONNECTÉS

Depuis 20 ans les municipalités PS/PC et Verts/Ades qui – ne l’oublions pas- ont géré 13 ans Grenoble ensemble n’ont jamais pris la question scolaire au sérieux contrairement à l’apparence de leur discours. Elles ont toujours soigneusement séparé les débats sur la densification massive de la ville de celui des équipements que nécessitent ces populations nouvelles.

PRÉFABRIQUÉS, SUR LE TOIT, A LA PLACE d’UN PARC… N’IMPORTE QUOI 

Résultat les élèves sont ballotés, entassés, font une scolarité entière dans des préfabriqués comme à Jean Macé, ou bien on doit construire une classe sur les toits comme à Anthoard, encore amputer encore le parc Hoche dans une ville si pauvre en espaces verts par habitant pour accueillir les élèves de De bonne, quartier présenté comme “éco-quartier modèle”. Mais qu’est ce qu’un quartier modèle qui n’a même pas prévu les écoles ?

E.PIOLLE VEUT FERMER  CLAUDE BERNARD ALORS QUE 900 LOGEMENTS ARRIVENT

Alors qu’Eric Piolle annonce qu’il va augmenter la bétonisation de l’esplanade, se rapprochant dangereusement avec 920 logements du projet Destot qu’il avait combattu et pour le scolaire prévoit  une passerelle sur l’Isère pour que les élèves puissent rejoindre la future école Jean Macé (S.Lagrange), il veut fermer l’école maternelle Claude Bernard, à taille humaine, car il ne peut pas réparer la toiture !

Ni les cours, ni les toits, ni les structures  ne sont donc  “prioritaires “.

 RÉPONDRE AUX BESOINS POUR LEQUEL IL A ETE ÉLU

Le cas de la Houille Blanche est représentatif de l’écart abyssal entre le discours et la réalité. Les municipalités de gauche qui se succèdent ne pensent qu’à constituer des Bantoustans électoraux en densifiant tandis que  l’école est considérée comme une sorte de variable d’ajustement qui devra suivre après coup.

PLUTÔT QUE 2050, LES PROBLEMES de 2014 à 2020 

Plutôt que de nous dire à grands frais de com’ ce que sera 2050 afin de détourner l’attention, la municipalité Piolle ferait mieux d’apporter des réponses aux problèmes pour lesquels elle a été élue entre 2014 et 2020. Avec les impôts les plus élevés de France des villes de plus de 100 000 habitants, les grenoblois ont droit aux services de base.

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