Malheureusement les jeunes fondateurs de Particité.fr, un site d’information, ne rompent pas avec le ronronnement Grenoblois si on lit la chronique consacrée à Grenoble le Changement (13/1/16) La musique de fond demeure la même. Celle qui crée l’accoutumance puis la dépendance , qu’on absorbe même sans conscience. La culture ambiante grenobloise.
L’arrivée de nouvelles sources d’information est pourtant toujours une bonne nouvelle. Mais si les analyses ressemblent toutes au jugement sur GLC, pas de risque que ses journalistes deviennent des pestiférés du pouvoir local!

« LA PUBLICITE PAS BEAU et SOURCE de DEPENDANCE »

Déjà leur site d’information ne fait pas appel à la publicité. « c’est pas très beau, et surtout c’est une source de dépendance C’est pour ça qu’on est un site payant : on ne veut pas être tributaire de ça » expliquent ils. L’argent c’est pas beau bien sur. Tous les médias qui ont de la pub sont des vendus.

LE « FIGARO » EST TRES VILAIN

« Ni des subventions ou des aides à la presse. Bon, pour être honnête on ne serait pas contre toucher ne serait-ce qu’un pour cent des 15 millions d’euros que reçoit le Figaro (en 2014)…mais ce n’est pas vraiment un modèle sain. « . Un autre vilain ce « Figaro » .Pas sain. Ne serait il pas de droite par hasard? l’argent, la droite… « Libération « perçoit aussi comme tous les journaux. Il survit même grâce à ça et à un Rotschild, faute de lecteurs. Pourquoi donc le citer ?

C’est ça le fond de sauce grenoblois de l’info, celui qui ne rompt pas avec le conformisme.

GLC: « COMPRENEZ des MILITANTS de DROITE… »

« Grenoble, le changement ( …) est administrée par François Tarantini et un collectif de citoyens et de militants qui souhaitent que la ville change. Comprenez des militants de droite » écrit Dimitri Crozet ( Particité ). Nous ça ne nous gêne pas d’être qualifiés puisque l’un de nos atouts est l’honnêteté de la transparence.Même si pour certains membres du collectif c’est plus nuancé en matière d’appartenance à un camp puisqu’ils sont seulement engagés sur le terrain local.

PAS LE « RESEAU CITOYEN » ?

Mais imaginez lire: « les réseaux citoyens se sont constitués à Grenoble avec Eric Piolle . Comprenez l’extrême gauche et les Verts ». Particité n’écrirait pas cela. Trop réducteur pour cette gauche là. Ainsi sous protection , le faux a pu prospérer à l’abri .Ainsi prospère aussi une certaine « information » locale qui ne sait peut être pas qu’elle utilise deux poids et deux mesures.

DE LA LEGERETE ou du SECTARISME

En matière d’outrance dont il nous accuse, reconnaissons à ses écrits que Dimitri Crozet est bien placé pour l’analyser. Sur les milliers de Posts, avec des chiffres, des analyses, des références , dont nous sommes fiers et évidemment prêts à débattre avec quiconque, il retient la vidéo amateur sur les zones de non droit à Grenoble que nous avons publiée en citant la source: « le rassemblement des Pouilleux » .

Pour lui cette vidéo qui reprend notamment des images de France Télévision ( « Envoyé Spécial) de M6 ( « Enquête Exclusive « ) effectivement sans les situer bien que toute personne de bonne foi reconnaisse Villeneuve et Mistral … « ça ne fait pas une information « .
Tant de légèreté ou de sectarisme relève bien de l’outrance.

DES POSTS SERIEUX, ARGUMENTES avec des ELEMENTS FACTUELS

Dans sa chronique Dimitri Crozet publie 3 captures d’écran de Posts de GLC qu’il n’a visiblement pas lus , car son objet n’est pas pas de promouvoir GLC.

D’abord le post « images de la ville apaisée « publie des photos datées et situées – elles– qui viennent contredire les éléments de langage que Piolle et les collectivités qu’il maitrise veulent imposer aux médias et dont s’accommode visiblement D.Crozet.

Le deuxième post concerne la publication du plan de la Zone 30 dans Grenoble qui est donc une vraie information pratique ( source ville) et dont nous dénonçons la complexité ( 15 700 personnes atteintes cher Dimitri) .

LA LISTE des ENSEIGNES IMPORTANTES qui VONT BAISSER le RIDEAU

Le troisième sur « la chute du commerce « avec une information exclusive qui a nécessité une bonne connaissance du terrain de la part du collectif GLC : une liste d’enseignes importantes qui vont fermer ! Aucun n’ayant démenti notre « information « cher Dimitri.

Dimitri Crozet qui n’a pas pris le temps de les lire – ça vient de la droite – émet donc un jugement global négatif et définitif.

Pour créer un équilibre factice, il cite les opérations municipales « Grenoble tu l’aimes « et « Grenoble en débat » mais surtout pour nous accuser de « voir des manipulations partout « .
Un peu d’imagination encore : des pages anonymes surgissent pour défendre une municipalité et contrer le mécontentement qui s’exprime sur le Net. L’une d’elle ( Grenoble tu l’aimes) organise la délation avec le boycott des commerçants qui placardent l’affiche de la CCI. Devant le tollé elle retire les premiers noms quelle avait recommandé de ne plus fréquenter. Il s’agit d’une municipalité de droite . Que croyez-vous que Dimitri Crozet écrirait ? ( exercice libre pour Sciences Po)

« LA TOUTE TIMIDE et RECENTE PAGE GRENOBLE TU L’AIMES… »

Dans la situation Piollesque ça devient : « A ma gauche, dans le rôle du challenger, la toute timide et récente page « Grenoble tu l’aimes » fait pâle figure, « même s’il ironise sur le portrait si élogieux de la municipalité.
Mais la manipulation , éventuellement sur fonds publics – si elle était de droite- susciterait elle seulement l’ironie?

POUR NOUS, LE DEVOIR D’INFORMER

Dans cette lignée il nous reproche de dénoncer dés leur origine la création de pages qui n’ont évidemment pas rencontré de public car elles sentent la naphtaline du pouvoir. Nous le faisons , cher Dimitri, parce que nous pensons que c’est notre devoir d’informer. Nous ne nous calquons pas sur l’audience mais sur ce que ces méthodes révèlent de ceux qui les mettent en œuvre. Particité est il lu ? Peu nous importe. Vous devriez y penser plus souvent à ce devoir d’informer sans tenir compte de l’audience.

Pour prouver que ces pages ne sont pas nées de et rédigées par le service d’information municipal, il suffirait à ces « citoyens » de donner leur noms. C’est une question que Dimitri Crozet ne posera pas.

« L’EFFET d’ACCUMULATION VIRE à l’INVECTIVE »

De sa hauteur il préfère en juger ainsi :  » l’initiative d’appel à la vigilance citoyenne est louable, mais l’effet d’accumulation en devient souvent contre-productif et vire à l’invective. « (!) Pioille ne risque rien. Le nouveau journalisme fait barrage autour de sa personne.

Ou encore pour la route: « ces pages Sont-elles des sources d’information ? Questionne t il . Plutôt des sources d’alimentation de militants déjà convaincus «

« IL FAUDRAIT LES LIRE, CHER DIMITRI… »

Il faudrait les lire , cher Dimitri pour savoir si elles contiennent aussi des informations. Bientôt 7000 grenoblois sur GLC qui le pensent et nous le savons, pas seulement de la droite.
Parfois des Grenoblois qui souhaitent disposer d’un contre point à la propagande du pouvoir en place, d’une analyse opposée à celle qui est présentée , d’éléments chiffrés, pour se faire ensuite, leur propre opinion. …

Des données de base relative à la démocratie locale ou pas locale qui devrait être louées par les observateurs plutôt que de placer le pouvoir en position supérieure et qualifier « d’invective » la contestation qui s’opère avec des faits, des chiffres, des images .

UNE FORME PAS SUBTILE de la DEFENSE du POUVOIR

Entendons nous bien : la critique est toujours bienvenue . A condition que toutes les parties concernées par le débat soient bien traitées sur le même plan. Pas une qui « invective » parce qu’elle conteste et l’autre qui « informe » alors qu’elle abuse des collectivités pour faire des coups de com’ permanents.

Tenter de déconsidérer l’expression de citoyens qui méritent autant que lui d’être respecté est une forme pas subtile du tout de la défense du pouvoir.

La REPONSE de  DIMITRI CROZET

En date du 3 février Dimitri Crozet a répondu à notre décryptage et contrairement à Particité avec la notre, nous publions sa réponse dans son intégralité . Ce qui permet au lecteur de se faire son opinion en direct. Bien entendu on répondra dés qu’on pourra et on prendra aussi un verre . Mais pour nous écrit ou oral c’est toujours  » en vrai ».

 

« Suite à la chronique sur le « combat de boxe 2.0 » à Grenoble, le site Grenoble le Changement a consacré à mon égard rien de moins qu’un décryptage, que vous pouvez lire en cliquant ici, intitulé « Parti (pris) cité ou Particité ? ». Je dis « à mon égard » parce que mon prénom est cité onze fois dans le texte, l’auteur m’appelant même « Cher Dimitri ». Je ne peux pas en faire autant : la longue adresse qui m’est faite n’est pas signée, je ne sais donc pas précisément à qui j’adresse ma réponse. Disons « Cher X ».
Cher X, donc, je ne répondrai pas ici point par point à l’ensemble du texte. Pour résumer, ce décryptage assimile la chronique que j’ai publiée le 13 janvier dernier à l’action de « faire barrage autour d’Éric Piolle ». C’est de bonne guerre. Je rappelle que j’y regrettais la tendance à « l’invective » que suivait « Grenoble le Changement » – tout comme j’ironisais sur la tendance inverse de « Grenoble tu l’aimes », dithyrambique envers l’équipe municipale en place. Je passe rapidement sur les raccourcis, cher X. Je n’ai pas écrit que « tous les médias qui ont de la pub sont des vendus ». Ni que Le Figaro est le seul journal à toucher les aides publiques C’est celui qui en a le plus touché en 2014, et ce n’est pas lié au fait « qu’il serait de droite, par hasard ». Ainsi de suite.

« Disons-le tout de suite, cher X : le rôle d’opposition, d’agrégation des contestations, joué par « Grenoble le Changement » est utile et respectable. Surtout pour un journaliste. Les faits rapportés peuvent être tout aussi précieux au débat. Si la chronique consacrée aux pages Facebook pouvait être légère ou ironique, elle n’était pas irrespectueuse.

« Quelques points m’intéressent plus particulièrement et me chiffonnent lorsque vous évoquez à juste titre, cher X, le « devoir d’informer ». Vous dites, que les pages Facebook « Grenoble tu l’aimes » ou « Grenoble en débat » sont une manipulation de la mairie, tout en précisant que c’est « éventuellement sur fonds publics ». Le « éventuellement » s’accorde assez mal avec le « devoir d’informer » que vous défendez à juste titre. Le « éventuellement » est un appel d’air à la rumeur. Un adverbe adoré du complotisme. Vous dites aussi qu’il suffirait aux responsables de ces pages de donner leur nom pour dissiper tout doute. C’est parfaitement vrai, mais de mon côté, je n’ai toujours pas le vôtre, cher X.

« Reconnaissons cependant par honnêteté que plusieurs patronymes sont disponibles sur votre site. François Tarantini (candidat aux dernières élections départementales sur la liste Union de la droite). Brigitte Boer (neuvième place sur la liste de l’UMP Matthieu Chamussy en 2014). Adrien Fodil (11ème sur la même liste). Aziz Sahiri (ancien adjoint d’Alain Carignon). Serge Prudhomme (membre de l’association des Amis d’Alain Carignon). Je me suis donc permis de vous considérer comme des « militants de droite », puisque vos contributeurs militent, et ont été présents sur des listes de droite. Mais peut-être est-ce un raccourci que je fais, à mon tour. Cela ne décrédibilise pas votre parole, cher X, cela la remet en contexte.

« Vous nous considérez quant à vous, comme “un barrage autour d’Eric Piolle”. Je ne peux que vous renvoyer à ce que nous avons écrit sur la culture, la démocratie participative, l’Esplanade, certaines de nos chroniques. Comme celle sur les citoyens professionnels, citée à deux reprises par les Républicains 38, ce dont je me serais indigné si j’étais le Piollepotiste (voir ci-dessous) que vous dénoncez. Mais avez-vous lu tout cela, cher X ?

« Vous concluez, cher X : « Tant de légèreté ou de sectarisme relève bien de l’outrance (…)une forme pas subtile du tout de la défense du pouvoir ».

« Alors que taxer un journaliste de « sectarisme » sur la foi d’une seule chronique pas franchement agressive (outre que je maintiens que relayer le surnom « Piolle-Pot » comme vous le fîtes relève de l’invective, en l’occurrence même de l’insulte, et pas du “devoir d’informer”) relève d’une grande modération. Tenter de déconsidérer l’expression d’une personne en la classant séance tenante, manu militari, comme soutien de la municipalité, est une manière pas subtile du tout de ne pas être subtil du tout. Ceci étant, même entièrement fondée sur un présupposé erroné, votre critique est bienvenue et j’en prends bonne note, cher X. Et je suis, nous sommes, prêts à débattre sur cette vaste question du « devoir d’informer » avec vous. Comme nous garderons toujours un œil sur ce que vous rapportez sur votre site, sans a priori ni chèque en blanc.

Du coup, je vous lance la proposition : si on prenait un café pour parler de ça « en vrai », cher X (ouf, et de onze !) ? Ce serait bien – éventuellement.

Dimitri Crozet

GLC:

Mais juste deux points dans les nombreuses réponses que mérite cette missive:

1/ Dimitri Crozet maintien que relayer le surnom de « Piolle-Pot  » reléve de l’invective . S’agissant d’une accusation qui concerne ses mesures concernant  l’avenue Agutte Sembat un observateur non engagé ferait la part des choses. Le Maire PS de Lyon, G.Collomb a traité les Verts de Khmers Verts sans que cela fasse l’objet de remarques de Dimitri Crozet pourtant heureusement vigilant à l’égard de la façon dont E.Piolle et ses amis sont traités.

On est vraiment charmé de cette attention au pouvoir. De cette douceur journalistique à laquelle on est tellement habitué à droite. De cette si touchante humanité pour protéger le pouvoir local des coups trop rudes, ému de voir que vous faites rempart de votre personne.  Si la droite pouvait bénéficier d’un tout petit espace de votre bouclier. Mais la méchante ne le mérite pas. On peut la traiter comme on veut.

Comme c’est dommage en effet que cette sensibilité exacerbée ne se soit pas exprimée en toutes circonstances quand des hommes politiques subissent le même traitement? Par exemple au hasard, Nicolas Sarkozy traité de fou, de voyou , de honte, de Madoff -on en oublie – par des Unes de magazine ou François Hollande le Bon. Comme on aimerait que Dimitri s’implique comme arbitre dans  ces élégances…

2/ Dimitri  défend les sites anonymes « Grenoble tu l’aimes  » et  » Grenoble en Débat  » . Par cette inversion dont l’extrême gauche abuse : parce que notre réponse à lui est… anonyme – bien qu’il dispose de nos noms dans notre présentation- il explique :  « Vous dites aussi qu’il suffirait aux responsables de ces pages de donner leur nom pour dissiper tout doute. C’est parfaitement vrai, mais de mon côté, je n’ai toujours pas le vôtre, cher X. » Mais si vous les avez tous .

Par contre vous n’en avez aucun pour les deux sites de soutien à la municipalité Piolle .Cela ne viendrait pas à l’idée du journaliste de demander à ces  » anonymes  » de se révéler!  On imagine le même Dimitri  » sous  » une municipalité de droite avec la même situation. On rigole vraiment. Ici on mesure ce qu’il en est d’une inféodation consciente ou non à l’idéologie dominante. Car cette inversion se poursuit .Parce que nous indiquons « qu’éventuellement » ce sites sont constitués sur fonds publics voilà que Dimitri nous accuse de lancer une rumeur puisqu’il s’agit d’une info non vérifiée! Comment le pourrait on?  Doit on dans l’opposition se refuser à poser la question espérant – par exemple- que des journalistes s’en saisiront? Mais non ce n’est pas le cas. Fermez le banc, il n’y a rien à voir à gauche mais seulement à s’en prendre à la vilaine droite lanceuse de vilaine rumeurs.

ça continue à circuler dans notre collectif et à phosphorer en fonction des disponibilités.  A un moment j’arrête les rédactions et les idées et je publie , même incomplet car ça n’aurait plus de fin. F.T.