CABINET du MAIRE : 12 COLLABORATEURS DANS L’ILLÉGALITÉ

Non seulement les recrutements du directeur de l’international, compagnon de Lucille Lheureux Adjointe (Verts/PG) au Maire, celui de Erwan Lecoeur ex directeur de campagne sont illégaux et trop payés mais la gabegie municipale a été sans limite dans le domaine des emplois de complaisance, selon les magistrats de la Chambre Régionale des Comptes.

« OUI JE N’AI PAS LE CHOIX »

Le rapport cite ainsi le recrutement « d’un chargé de mission, en 2011 en « surnombre » dans un courrier annonçant sa démission pour le 1er juillet 2013. Ses conditions de recrutement ont été validées par un directeur général adjoint, indiquant par courriel à la direction des ressources humaines qui lui demandait sa validation : « Oui je n’ai pas le choix ». » (!)

« UNE ANCIENNETÉ OBTENUE DANS des CONDITIONS IRRÉGULIÈRES »

Ou encore décrit la méthode qui a « permis à certains agents d’être titularisés ou de bénéficier d’un contrat à durée indéterminée (CDI), sur le fondement d’une ancienneté obtenue dans des conditions irrégulières. »

« Un ancien collaborateur de cabinet du maire de Grenoble a ainsi été recruté pendant six ans au sein du service communication, en tant que directeur territorial sur des fonctions non précisées (…) un tel recrutement en l’attente du recrutement d’un fonctionnaire ne peut être reconduit qu’une fois, soit pour une durée totale de deux ans au maximum. Cette disposition a été manifestement méconnue. »

QUI EST BÉNÉFICIAIRE DU TICKET GAGNANT ?

« Cette procédure a permis à l’intéressé de bénéficier ensuite d’un contrat à durée indéterminée. En effet, un contrat à durée indéterminée peut être conclu avec un agent qui justifie de six années de service pour la collectivité ». Le tour était joué. Qui est le bénéficiaire de ce ticket gagnant ?

UNE PROCHE DU MAIRE BÉNÉFICIE « D’IMPORTANTES REVALORISATIONS SALARIALES »

Qui est cette autre ?  « Une assistante contractuelle du maire a bénéficié d’une carrière sensiblement identique, pendant dix ans par une succession d’arrêtés d’une durée d’un an, renouvelés sans réelles formalités et en méconnaissance de la loi, l’amenant à bénéficier d’un CDI en 2012. Cet agent a par ailleurs bénéficié d’importantes revalorisations salariales. »

UN CDI, ALORS QUE SON STATUT NE LE LUI PERMETTAIT PAS

Et encore : « Un agent, recruté au cabinet du maire en septembre 2003, a bénéficié, au lendemain des élections municipales de 2008, d’une rupture anticipée de son contrat pour en signer un autre le recrutant au service de la questure en tant que chef de service, sans qu’il n’ait pu être démontré l’effectivité de la recherche d’un fonctionnaire. Quatre ans plus tard, sa nomination en qualité de directeur des affaires juridiques, en mars 2012, n’a fait l’objet que d’une déclaration de vacance de poste formelle. La reconduction des contrats lui a permis de bénéficier d’un CDI en juillet 2013, alors que son statut antérieur de collaborateur de cabinet ne le permettait pas. » Et voilà un autre gros lot par la volonté du Prince.  .

SOUS DESTOT et PIOLLE, LA MÊME TRICHERIE

Mais la Chambre souligne encore les manquements à la loi concernant le cabinet du Maire précisant que « le nombre de collaborateurs de cabinet réel a été fréquemment supérieur à cinq ». Ajoutant encore que « jusqu’en 2014, le « cabinet administration », placé sous l’autorité du directeur de cabinet, a compté jusqu’à 17 agents en 2013 ». Décrivant le mode de la triche sous Destot et Piolle: (1) « L’analyse des dossiers de certains agents de ce service, que ce soit sous l’ancienne ou la nouvelle organisation, indique que ces derniers pouvaient être assimilés à des collaborateurs de cabinet ».

Mais Eric Piolle a raffiné un peu plus encore pour augmenter les collaborateurs politiques sur fonds publics. Ainsi il a ajouté un « directeur de cabinet auprès du Président du CCAS » au moment ou la municipalité réduisait le budget social. Pourquoi se gêner ?

UN COLLABORATEUR DE CABINET PAYÉ SUR LE BUDGET SOCIAL

Ce collaborateur du CCAS » a enchaîné les affectations auprès du maire depuis mai 2014. Après cinq mois passés en tant que collaborateur de cabinet du maire, il est devenu collaborateur de groupes d’élus en septembre et octobre 2014, avant d’être nommé collaborateur de cabinet au CCAS pour un an et demi, et d’être de nouveau affecté au cabinet du maire de mai 2016 jusqu’en octobre 2016. »

« La chambre observe que l’intéressé n’a jamais vraiment quitté ses fonctions de collaborateur de cabinet du maire. Son affectation au CCAS, tout comme au sein du groupe d’élus, ne correspondait pas à un changement réel de fonctions. »

LES ROUGE/VERTS ONT TIRÉ SUR TOUTES LES FIBRES BUDGÉTAIRES

Ainsi Eric Piolle a avoué que bien que rémunéré par le CCAS »  l’intéressé a continué à intervenir sur les thématiques sports et tranquillité publique, ou encore à préparer la tenue du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance. »

Bref les Rouge/Verts ont tiré par toutes les fibres budgétaires -y compris sur le budget social- pour s’assurer des salaires de collaborateurs politiques et financer leurs amis.

« LES DÉPENSES de PERSONNEL TENDENT à RIGIDIFIER le BUDGET »

Mais au final et au global la Chambre constate que « les dépenses de personnel étant plus élevées que la moyenne des communes comparables et tendant à rigidifier de plus en plus le budget ». En clair la ville est paralysée.

En même temps, signalons au passage que les défenseurs du vélo ont abusé  aussi des … voitures de fonction.

« DES VÉHICULES DES SEMAINES ENTIÈRES, WEEK END COMPRIS, AU PROFIT D’ÉLUS »

La Chambre explique que « les élus peuvent désormais réserver les véhicules utiles à leurs fonctions par le biais d’un même « pool » » estimant sobrement que « le suivi pourrait être amélioré notamment par l’enregistrement du motif de la réservation » (!).

« La chambre a constaté l’absence de carnet de bord, pourtant obligatoire et, surtout, la réservation de véhicules pour des semaines entières au profit de certains élus, week-end compris. »

LES DONNEURS DE LEÇONS DEVRAIENT SE FAIRE DISCRETS

Les donneurs de leçon et leurs perroquets, Antoine Back, Lucille Lheureux, Laurence Comparat, Alan Confesson, Fabien Malbet et quelques autres devraient se faire discret. L’inspecteur du travail Pierre Mériaux (Verts/PG) si vigilant pour les entreprises devrait mettre la tête dans le sable.

Quant à Eric Piolle il devrait se pencher sérieusement sur la valeur de ses actions à Singapour.

(1) Marie José Salat actuelle Vice Présidente (PS) de la Métro était Adjointe au personnel dans les municipalités Destot/Safar/Fioraso . L’actuelle est Maud Tavel une apparatchik (Verts/PG) particulièrement sectaire et sans état d’âme.

 

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