LESDIGUIÈRES : LES ARBRES RASÉS POUR RIEN

Couper les arbres pour mettre des arbustes qui crèvent, il fallait y penser, E. Piolle l’a fait ! Ces arbustes déjà morts vont figurer au compte glorieux des plantations du Grand Timonier, comme les brindilles qu’il met un peu partout dans la ville. Comme aussi ceux de la place Grenette, plantés sous l’œil des caméras pendant qu’à la gare c’est du goudron qui achevait définitivement les magnifiques cerisiers du Japon. Tout y passe pour gonfler le chiffre de la com’ des arbres.

DES ARBRES MASSACRÉS POURQUOI ?

Parce qu’ils « avaient été fortement fragilisés par la tempête de neige de 2012 ». C’est aussi drôle que le contrat bricolé de la Fête des Tuiles où il a été « apposé du correcteur sur les tampons de date de réception dans l’objectif de gagner un peu de place sur le document. ».

Sauf qu’ensuite le responsable des espaces verts avait ajouté que les arbres pouvaient durer une dizaine d’années mais qu’ils avaient été liquidés dans le cadre de la fermeture du centre-ville pour « privilégier l’avenir au présent ». Quel dommage ces arbustes de l’avenir qui meurent déjà dans le centre-ville en transition vers 2030.

POUR L. LHEUREUX, ÉLAGUER OU TOUT RASER C’EST PAREIL

N’en loupant jamais une, l’experte en cacophonie L. Lheureux (Verts/PG) avait trouvé autre chose à dire (DL, 17/07/2017). Pas au courant de la tempête de 2012 et ne sachant pas que le massacre servait à privilégier l’avenir au présent, elle l’avait justifié parce qu’un arbre était « infesté de champignons ». Comme c’était quand même un tout petit peu léger dans l’argumentaire, elle avait ajouté que « les branches d’autres étaient sur le point de tomber ». Pour L. Lheureux, voilà pourquoi il fallait donc tous les passer à la tronçonneuse … L’incompétente adjointe à « l’espace public » ne fait pas dans la dentelle et encore moins dans la douceur : au lieu d’élaguer on abat, c’est pareil.

UN PEU PLUS LOIN, LES ARBRES DISENT LE MENSONGE

De l’autre côté du boulevard Gambetta, la rue Lesdiguières est bordée d’exactement les mêmes arbres que ceux que la tronçonneuse d’Eric Piolle a liquidés sans pitié l’été dernier. Malgré la tempête de 2012, malgré les champignons, ils sont là avec leurs branches qui donnent de la fraîcheur aux passants. En silence ils disent le mensonge, ils accusent, comme d’autres avant eux.

DES ARBRES RASÉS POUR RIEN !

Un an après le massacre, les Grenoblois n’ont eu droit à aucune autre explication, et ils n’en auront jamais pour la triste raison que ces arbres ont été rasés pour rien !

Pour rien sauf pour les comptes de plantation d’ Eric Piolle la main verte. Planter des brindilles et remplacer les arbres par des arbustes, ça fait du chiffre. Remplacer les arbustes morts par de nouveaux arbustes, ça fait encore plus de chiffre pour les grandes déclarations aux média et pour la propagande de Gre.mag distribuée à 100 000 exemplaires. Mais les grenoblois ne s’y trompent pas…

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