J.DALLEST Procureur Général : « ENCORE + 20 % de VIOLENCES VOLONTAIRES depuis le 1 er JANVIER »

« Les chiffres qu’avance Jacques Dallest Procureur Général de la Cour d’Appel de Grenoble font état d’une augmentation de près de 20 % du nombre de violences volontaires sur l’agglomération grenobloise depuis le 1er janvier par rap­port aux sept premiers mois de 2017 « rapporte Vanessa Laime dans le DL (22/8/18).

Un Procureur Général qui sort du silence après le Procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, plus proche du terrain qui avait fait sensation en déclarant « n’avoir jamais vu de ville aussi pourrie et gangrenée ».

JUSTICE, POLICE: LE CONSTAT EST LE MÊME POUR TOUS

Le constat est donc commun à tous les magistrats, y compris ceux  en charge des mineurs qui estiment que « Grenoble est une ville particulière ». Il est partagé par le Syndicat de policiers Alliance qui désigne Grenoble comme un « Chicago » et annonce que des postes de policiers ne sont plus pourvus faute de candidats car ils refusent de venir dans notre ville !

J.DALLEST : « JE SUIS ÉTONNE DU NOMBRE DE PERSONNES QUI ONT UN COUTEAU SUR ELLES »

Récemment les policiers annonçaient ne plus poursuivre les détenteurs d’armes blanches interpellés lors de contrôle car ils sont  de plus en plus nombreux. La pratique est répandue et ceux qui les portent expliquent que c’est « pour se défendre ».  Le Procureur Jacques Dallest de son coté constate  : « à Grenoble, je suis étonné du nombre de personnes qui ont un cou­teau sur elles. Une “simple” rixe peut se solder par une estafilade comme elle peut se terminer devant une cour d’assises. Et ça se joue par­fois à un centimètre près… »

« NOUS DEVONS FAIRE PREUVE de FERMETÉ… »

Alors il a sorti un… courrier adressé aux Procureurs de son ressort « dans lequel j’at­tire leur attention sur l’im­portance de réprimer com­me il se doit tout ce qui relè­ve des violences et du port d’arme, qu’elle soit “à feu” ou “blanche”. Nous devons faire preu­ve de fermeté dans la répon­se pénale, laquelle est vaste puisqu’elle peut aller de la saisine d’un juge d’instruc­tion à une comparution im­médiate en passant par un rappel à la loi ou une compo­sition pénale… Il est important que les parquets soient très attentifs et sévères vis­ à­ vis des porteurs d’armes blanches et il est nécessaire de rappeler aux gens que le fait de se trouver en dehors de son domicile avec un couteau, sans motif valable (et le prétendu sentiment d’insécurité à Grenoble n’en est pas un) est un délit !  Un délit qui peut être puni d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 15 000 euros, cette peine pouvant être doublée si vous vous trouvez “en réu­nion”, c’est ­à­ dire au moins deux à être armé. Les textes existent ! Il faut les appliquer et punir avec discernement mais sys­tématiquement même si, évidemment, il appartient aux juges d’apprécier au cas par cas et de prononcer les sanctions!»

… MAIS LES PROCUREURS SONT LIBRES D’EXERCER DES POURSUITES…

Mais  après ces paroles martiales Jacques Dallest rappelle « un procureur général n’est pas dans l’opération­nel, ce sont les procureurs de la République qui déci­dent des poursuites (et ils le font en toute liberté)».  Ce qui veut dire mots en l’air ? On le sait la culture de la dépendance à soi-même est de plus en plus développée dans la magistrature. D’autorité judiciaire, telle qu’instituée par la constitution de 1958, elle devient « pouvoir judiciaire ». Le bon peuple au nom duquel elle rend la justice est ainsi berné : plus personne -et surtout pas les représentants élus du peuple- ne peut donner une quelconque consigne sur la politique pénale. Chacun est libre de créer la sienne en fonction de son éducation, de ses moeurs, de ses convictions politiques. C’est ce qu’on appelle improprement  » l’indépendance de la justice ».

LE PROCUREUR GÉNÉRAL et le PROCUREUR de GRENOBLE DIVERGENT  

Grenoble en vécu les dérives à de maintes reprises avec cette confusion des sentiments entre magistrats et la bande de Raymond Avrillier, les élus Verts/Ades qui ont fait la pluie et le beau temps sur les « affaires » et se sont protégés eux-mêmes.

On peut être aussi surpris des analyses divergentes entre le Procureur Général et le Procureur de Grenoble. Alors que Jean-Yves Coquillat avait basé sa réaction sur la comparaison entre les villes (« je n’ai jamais vu de ma carrière une ville aussi pourrie et gangrenée« ), Jacques Dallest estime que « ça ne sert à rien de comparer : deux villes, mê­me de taille identique, n’ont pas la même sociologie, ni la même topologie ». Au passage les élus locaux n’y sont pour rien ?

J.DALLEST NE SAIT PAS D’OÙ SORT LE CHIFFRE DE 63 %…

Il le fait à propos des chiffres rappelés par le Syndicat de police Alliance selon lesquels à Grenoble la délinquance était de 63 % supérieure à la moyenne des villes comparables. Jacques Dallest répond « personnellement, je ne sais pas d’où sort ce chiffre » et on peut être inquiet de son ignorance.

B.CAZENEUVE AVAIT QUALIFIÉ SES CHIFFRES de « MARQUEURS D’UNE SPÉCIFICITÉ GÉOGRAPHIQUE » 

Ces chiffres ont en effet été donnés par Bernard Cazeneuve, alors Ministre de l’Intérieur de passage à Grenoble et ont donné lieu à deux pages du Dauphiné (19/1/16). Il expliquait alors précisément que 17 913 actes délinquants ont été commis en 2015 contre 11 350 dans des territoires comparables au notre. 63 %  de plus avait titré le DL. Des chiffres qualifiés alors  « d’atypiques » par le Ministre qui « constituent le marqueur d’une spécificité géographique  » (!) .

DEPUIS 2015 LES CHIFFRES ONT EXPLOSÉ et LE COMPARATIF EST CACHÉ

Cela concernait l’année 2015. Depuis lors chaque année ils ont explosé. En 2017 les vols avec violence ont augmenté de 42 % selon le parquet et Jacques Dallest lui-même annonce dans le DL que les actes de violence ont encore augmenté de 20 % les 7 premiers mois de 2018 !

Depuis lors d’ailleurs toutes les données communiquées sont partielles et les citoyens ne disposent plus du comparatif entre villes comparables: ce sont des citoyens de seconde zone qui n’ont pas le droit à la vérité. Mais ces chiffres partiels font froid dans le dos.

ÉLUS LOCAUX, JUSTICE … LES VICTIMES SONT DÉSARCONNÉES 

Les propos de Jacques Dallest ne sont finalement pas rassurants et mettent en doute la rigueur qu’on est en droit d’attendre de l’autorité judiciaire.

Les victimes grenobloises doivent être de plus en plus désarçonnées en constatant les politiques locales: Eric Piolle et sa majorité Rouge/Verts ont coupé les bras à toute action répressive, favorisé la délinquance par tous les bouts (logement, urbanisme, soutien à l’immigration illégale… ) et la culture de l’excuse ;

Christophe Ferrari ( Ps repenti) et l’exécutif de la Métro ont été dramatiquement absents même si le Président de la Métro « ne s’interdisait pas« , en octobre 2016 , « de réfléchir aux questions d’insécurité. » (!) On mesure le résultat de sa réflexion ;

Le Ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb ne souhaite pas arroser la mer et attend une politique locale avant d’ajouter des hommes qui ne serviraient à rien quand les délinquants sont logés et protégés par la municipalité;

IL MANQUE UNE BOUSSOLE, UN CAP et UN CHEF D’ÉQUIPE à L’AGGLOMÉRATION 

Et maintenant le Parquet qui livre des analyses différentes sur la comparaison possible entre villes et un Procureur Général auprès de la Cour d’Appel qui ignore les chiffres du Ministère de l’Intérieur. Ça fait beaucoup.

Il manque un cap à cette agglomération. Il lui manque même une boussole : un bateau ivre s’échoue sous nos yeux en prenant l’eau par tous les côtés. Il lui manque aussi un chef d’équipe. Eric Piolle aura beaucoup cassé, détruit y compris dans l’image catastrophique de Grenoble. Pas beaucoup construit.

 

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