DÉBAT A.CARIGNON et E. MARTIN : des SOLUTIONS ou des MOTS ?

« Le silence assourdissant de la municipalité » comme l’a qualifié Alain Carignon a pris fin le 15 août, 17 jours après la mort dramatique d’Adrien et les fusillades qui continuent comme il y a 2 jours encore dans le quartier Alliés/Alpins ou 4 ressortissants Albanais ont tiré rue Eugéne Sue sur d’autres hommes.

Malheureusement pour les grenoblois la réaction tardive d’Elisa Martin la Première Adjointe (Verts/PG) est catastrophique. Mélange de déni, de provocation, de politicaillerie et d’idéologie qui fait craindre le pire.

POUR E.MARTIN (Verts/PG) LA MORT D’ADRIEN C’EST COMME « LES 5 € D’APL EN MOINS  » 

En répondant à Eve Moulinier, Elisa Martin noie le meurtre d’Adrien  dans « la montée de la violence dans la société, en général. Elle s’infiltre partout, même dans l’entourage direct du Prési­dent de la République ! » (DL du 15/8/18) Ainsi l’acte d’Alexandre Benalla est sur le même plan que celui de Younes El Habib, suspecté d’avoir tué Adrien Perez alors que, comme l’a dit son père, « quand on vise le cœur et les pou­mons, c’est pour tuer ».

Sur Place Gre’Net elle va même le comparer avec la violence que représentent  « les 5 euros d’APL en moins décidés unilatéralement ». 

Chercher à faire de la politicaillerie en voulant atteindre Emmanuel Macron avec un tel drame en dit long sur le cynisme absolu de la municipalité Piolle. Une froideur qui glace.

LA VIDÉO-PROTECTION NE SERT à RIEN …

Côté mesures à prendre toujours le vide sidéral et la réaffirmation qu’il ne se passera rien : « Oui, à Grenoble, nous som­mes “contre” l’utilisation de la vidéosurveillance, car toutes les études ont montré qu’elle ne servait à rien» répété t elle.  Sur le plateau de « C’ dans l’Air«  le Maire de Montfermeil expliquait au contraire l’efficacité des caméras : il estime à un délit sur deux le nombre de ceux qui sont élucidés grâce à leur aide sans ignorer qu’elles ont aussi, pour certains délits,  un effet dissuasif. Sans évoquer non plus l’impact du message envoyé aux délinquants par la municipalité quand elle a annoncé qu’il n’y aurait pas de caméras sur le territoire de la ville : un permis d’agir reçu 5 sur 5.

… MAIS LA MAISON des ÉTUDIANTS place PASTEUR A OBTENU UNE CAMÉRA 

Avec une mauvaise foi qui dépasse toutes les bornes Elisa Martin cite l’incendie du Théâtre Prémol alors qu’existait encore une caméra regardée par personne, reliée à aucun PC opérationnel et inopérante la nuit ! Evidemment  les caméras ne stoppent pas toute la délinquance, mais elles font partie d’un dispositif d’ensemble pour lutter contre elle. Elles permettent aussi  à la ville de s’assurer !

Mais pourquoi, au passage, avoir cédé, place Pasteur,  à la Maison des Etudiants qui n’en pouvait plus des intrusions, des vols et avoir accepté que celle-ci pose une caméra sur la voie publique si celles-ci « ne servent à rien » ? Pourquoi en quelques sorte certains pourraient être privilégiés pour leur protection et pas tous les grenoblois victimes du dogme ?

L’ABSENCE de BORNES, de SANCTIONS, de PÉDAGOGIE DU DEVOIR, PREMIÈRES CAUSE de la DÉLINQUANCE 

Enfin, dernier refuge, la bonne vieille sociologie soixante-huitarde, remis au goût du jour en dénonçant  « une montée de l’anomie » terme précieux pour décrire l’effondrement des valeurs et la destruction de l’ordre social.  Comme si, justement, l’absence de bornes, de sanctions, de pédagogie des devoirs en direction de ceux qu’on accueille n’était pas la première des causes de cette anomie qui détruit autant Grenoble.

Le « Dauphiné » du 16 août publie partiellement la réponse d’Alain Carignon qui passe des mots aux solutions concrètes. Si Elisa Martin était sincère, puisqu’elle affirme accepter le débat sur le fond, elle s’en saisirait. Mais la municipalité est paralysée par ses connivences et le temps long d’une politique co-productrice de délinquance.

« AJOUTER DES POLICIERS DANS UNE VILLE OU RIEN N’EST ENTREPRIS C’EST ARROSER LA MER »

Pour Alain Carignon « comme l’a fort bien expliqué le Maire de Montfermeil à l’émission « C’ dans l’Air « ajouter des policiers dans une ville où rien n’est entrepris –au contraire pour endiguer la délinquance c’est arroser la mer ». Il saisit cette occasion pour rappeler les solutions qu’il préconise et rompent avec le blablabla des Députés tels Olivier Véran (PS repenti)  Emilie Chalas (LREM) ou l’inénarrable Stéphane Gemmani (app PS) qui n’ont visiblement rien à proposer de concret sinon des commissions pour demeurer les bras ballants.

UNE LISTE DE MESURES PRÉCONISÉES par Alain CARIGNON 

Alain Carignon  précise au passage que ses mesures,   « nous les proposerons aux grenoblois dans 18 mois si elles ne sont pas mises en application« .

En voici la liste (non exhaustive) :

«  Renforcement de la police municipale, son armement, avec brigades canines et police montée pour les parcs et jardins, caméras de vidéo protection reliées à un PC opérationnel 24h sur 24, captant les numéros minéralogiques des véhicules volés ; mise à disposition par la ville de mini drones en cas de poursuites ;   

« Gratuité des transports collectifs pour les policiers nationaux, municipaux, CRS et militaires ;

«  Critère de tranquillité publique dans l’attribution des logements HLM ;  

« Convocation des parents, amendes et procédures d’expulsion pour toute personne condamnée pour trafic et logée par les bailleurs sociaux ; 

«  Sur la base du volontariat habilitation de tous les cadres et gardiens  des bailleurs afin qu’ils puissent dresser procès-verbal ; 

«  Ouverture obligatoire des appartements lors des opérations de l’OPHLM pour la propreté et la salubrité et signalement aux services fiscaux de toute anomalie dans les trains de vie (présence de grosses cylindrées) 

« Suppression de tous les avantages tarifaires facultatifs dans les secteurs culturels, de transports, sportifs à tout grenoblois convaincu d’agression d’agents de la force publique, de sapeurs-pompiers, d’ambulance ou de dégradation volontaire de biens publics ou privés comme l’a mis en application le Maire de Voiron ; 

«  Sanction sans lesquelles il n’y a pas d’intégration des familles hébergées par la ville (chalets du Rondeau) dans le cas d’actes de délinquance 

«  Arrêt de la bétonisation de la ville premier foyer d’accroissement de la délinquance ; 

« Requalification des quartiers par la règle des 3 tiers : un tiers HLM, un tiers propriétaires, un tiers activités en commençant par y installer le  Maire, les services municipaux et para-municipaux ; 

« Objectif quantifié de sortie de la pauvreté par l’intégration et le travail plutôt que poursuite de la ghettoïsation et de la communautarisation de la ville 

DES FACTEURS TOUS LIÉS ENTRE EUX PRODUISENT CE RÉSULTAT 

« Ces premières mesures associées à une requalification générale (embellissement, propreté) et à la valorisation par des investisseurs privés du patrimoine municipal abandonné doivent inverser la tendance générale à la paupérisation de la population et sa spirale négative : elle  produit le record national de  baisse de la valeur des biens,  de l’augmentation des vols avec violence tout en détenant en parallèle les records des impôts sur les ménages les plus élevés de France  des villes de plus de 100 000 habitants et le taux le plus élevé de taxe foncière pour les propriétaires ! Quel bilan.  

« Ces facteurs tous liés entre eux  produisent cette explosion dont les grenoblois assignés à résidence sont victimes tandis que les plus aisés peuvent s’en échapper. « 

 

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