PRÉS DE LA MOITIÉ DES ÉCOLES EN ÉDUCATION PRIORITAIRE

Un autre signe démontre clairement la dangereuse paupérisation de Grenoble : près de la moitié des écoles élémentaires sont classées en zone d’éducation prioritaire ou même prioritaire+. Très exactement 15 écoles en REP, REP + ou assimilées REP sur 35 écoles élémentaires.  Un révélateur indéniable du choix de peuplement de la ville.

Avec les nouvelles normes imposées par la municipalité Piolle, à savoir 50% de HLM dans toutes les nouvelles constructions, la population non classée sociale est elle-même en difficultés par la baisse concomitante de la valeur des biens.

UNE ACCÉLÉRATION de la FUITE des CLASSES MOYENNES

Pas besoin d’être grand clair pour prévoir une accélération de la fuite des classes moyennes qui veulent favoriser l’éducation de leurs enfants. Car cette double spirale des arrivées et des départs accélère, elle, la descente aux enfers de la ville ». Les écoles de la ville sont composées d’ une population mixte qui nécessite un soutien éducatif »,  déclare dans une litote E.Piolle (DL du 31/7/18) afin de cacher la réalité. Car bien entendu personne ne récuse le principe de cette  fameuse « mixité sociale » mise à toute les sauces afin de culpabiliser quiconque conteste la situation imposée à ses enfants.

TOUTE UNE POPULATION EST TIRÉE VERS LE BAS 

Mais il ne s’agit plus d’elle: toute une population est tirée vers le bas avec des classes ou des élèves qui ne parlent pas la langue dont les mœurs ou les cultures aux antipodes des nôtres sont largement majoritaires. La capacité de les intégrer est d’autant plus réduite et les élèves autochtones sont défavorisés.

1/3 DES ÉLÈVES DES ÉCOLES DU NORD VIENNENT DU SUD 

Résultat les parents contournent en silence la carte scolaire : le nord de la ville est en sureffectif parce qu’un tiers des élèves viennent du sud de Grenoble. Cette condamnation par le boycott n’empêche pas la municipalité de poursuivre une politique qui échoue : elle envisage même de bétonner sur le site d’Alpexpo !

La municipalité Piolle avait évalué à une dizaine  le nombre d’écoles saturées en 2014 et n’en aura ouverte qu’une pendant son mandat -décidée sous Destot- et aura poursuivi la bétonisation à outrance qui produit ces dégâts.

COLLÈGE VILLENEUVE EMBLÉMATIQUE de DEUX POLITIQUES 

Le cas du collège Villeneuve est emblématique de cette évolution: sous la municipalité Carignon qui luttait contre la ghettoïsation il comptait plus de 600 élèves. Quelques années après la brillante présence de Raymond Avrillier (Verts/Ades) comme Adjoint au Logement (95 /2001) il tombait à moins de 300. Depuis il a même brûlé.

Aujourd’hui avec les lourdes opérations de HLM conduites dans toute la ville, le sud s’est un peu plus dégradé et le nord est en train de le rejoindre en termes de peuplement.

La ville est contrainte d’ouvrir 30 classes pour répondre à l’impératif de dédoublement de ces classes en difficultés décidé par le gouvernement. Un effort louable pour faire face en réalité à un accroissement des élèves d’origine étrangère.

A Jean MACÉ COMME à HOCHE LES ÉCOLES NE SUIVENT PAS LA BÉTONISATION 

Comme les constructions scolaires sont le parent pauvre de la bétonisation, la municipalité ne met absolument pas Grenoble au niveau des besoins. Par exemple l’école Simone Lagrange qui vient d’ouvrir quartier Jean Macé permet de sortir les élèves qui ont fait toute leur scolarité dans des préfabriqués mais n’anticipe pas les populations à venir sur la Presqu’ile et à l’esplanade.

HOCHE/De BONNE : 1 200 LOGEMENTS SANS ÉCOLE ! 

Le cas des 1 200 logements construits entre la caserne de Bonne et la rue Hoche en est la démonstration évidente : œuvre commune de la municipalité Destot et des élus Verts/Ades puisque deux  de ces derniers, Pierre Kermen  Adjoint à l’Urbanisme et Jean-Marc Cantéle Adjoint au scolaire lors de la conception, aucune école n’avait été intégrée dans le projet ! Si bien qu’en 2018 la municipalité déplace les terrains de Basket, ampute à nouveau le parc Hoche pour construire l’école qui manque. C’est ce qu’Eric Piolle appelle : « l’éducation est la priorité numéro 1 ». (DL du 31/7/18) Pas gêné.

50 % de HLM : LES DIFFICULTÉS SONT DEVANT NOUS

Dans ce domaine aussi les difficultés sont devant nous : la conjugaison de la construction massive de HLM et de chute régulière de la valeur des biens entraîne l’arrivée majoritaire de populations en difficultés y compris dans le privé. Il manque aux Rouge/Verts Grenoblois une éthique de responsabilité car il n’y a aucune générosité , aucune fraternité à déséquilibrer toute une ville et à interdire d’avenir ceux qu’on accueille autant que ceux qui résident

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