LE DERNIER CONCERT du NESS rue TRÉS CLOITRES

 

L’inénarrable Antoine Back (Verts/PG) se dit « attristé par la fermeture du Ness qui propose une pro­grammation musicale de quali­té avec notamment des artistes locaux » mais il faut « objectiver la situation car les raisons pour les­quelles un commerce ferme sont complexes. »(DL du 22/7/18).

Tout n’est il pas dit ? Impuissance, immobilité, négation de la réalité. La fermeture du Ness le 26 juillet prochain est un cercueil supplémentaire  dans le cimetière Piollesque grenoblois. Sa collègue Corinne Bernard (Verts/Ades) « officiellement » chargée de la culture est demeurées bras croisés.

A PARTIR DE SEPTEMBRE 2015 LES CLIENTS SE SONT MIS à ANNULER NE POUVANT PLUS SE GARER

« Aujourd’hui, je ne peux plus tenir financièrement et physi­quement, explique la gérante,  Lors des trois premiè­res années d’existence du Ness, de 2012 à 2015, le chiffre d’affai­res augmentait. Je refusais mê­me des clients, faute de place. À partir de septembre 2015, les clients se sont mis à annuler leur réservation dans la soirée car ils ne trouvaient pas où se garer ».

L’image de l’inaccessibilité de Grenoble véhiculée par les messages anxiogènes de la municipalité a fait des dégâts partout, dans tous les quartiers. Rue Très Cloitres les autres commerçants interrogés font état d’une baisse également. C’est toute la ville qui est affectée par cette irresponsabilité et ce dogmatisme.

« LE CENTRE VILLE A ÉTÉ RENDU INACCESSIBLE, INDISPONIBLE »

Selon Sacha, la gérante c’est « la piétoni­sation de la ville de Grenoble qui est responsable de la baisse de fréquentation » de son éta­blissement. Et elle ne serait pas la seule impactée : « Il n’y a plus beaucoup d’endroits où les ar­tistes peuvent jouer dans Gre­noble ». Pour Sacha, « le centre­ ville a été rendu inaccessible, indisponible. En 2001, Grenoble était une ville vivante et animée. Aujourd’hui, c’est devenu une ville fantôme », regrette-t-­elle. (DL du 22/7/18). Sébastien Tomasella, pianiste, membre de l’équipe de la société civile pour l’alternance était à ses côtés pour témoigner de son soutien. Une soirée de solidarité avait été organisée en juin à laquelle avait participé Alain Carignon.

UN LIEU SUPPLÉMENTAIRE de la DIVERSITÉ CULTURELLE DISPARAIT 

C’est un lieu supplémentaire de diversité culturelle qui s’éteint dans la torpeur de l’été. C’est une porte du quartier de l’Alma qui se ferme alors que la rue Très Cloitres a tellement besoin d’une fréquentation extérieure. Son dernier concert devrait se dérouler ce 24 juillet.

Ça n’empêchera pas les Rouge/Verts grenoblois de poursuivre leurs déclarations enflammées sur le soutien aux créateurs et l’absence de monopole des grands équipements culturels ; Ils continueront à pleurer sur les « ghettos des pauvres » comme cette semaine encore Christine Garnier la passionaria (Verts/Ades) du logement (DL du 18/7/18).

Sauf que par leurs actes ils étouffent  la pluralité culturelle et créent des réserves de paupérisation à qui ils ferment toute ouverture sur l’extérieur. C’est aussi cela le bilan de la fermeture du Ness alors qu’on espère toujours que celle-ci ne sera pas définitive et qu’un miracle se produira.

 

 

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