PLUS DE THEÂTRE AU THEÂTRE MUNICIPAL

La saison prochaine le théâtre aura pratiquement disparu du Théâtre municipal. N’est-ce pas logique ? La municipalité Piolle a commencé par supprimer le théâtre privé. Car le mot « privé » figurait. Donc obligatoirement mauvais.

Les grenoblois qui se sont régalés avec des textes de bon niveau et des acteurs remarquables en ont été réduits à se rendre à… Paris ou dans les villes voisines qui les accueillent. Mais il ne s’agissait que d’un premier pas si on ose dire.

LE DL : « UNE SAISON DE THEÂTRE … SANS THEÂTRE »

Stéphane Echinard nous apprend dans le DL (28/6/18) que la prochaine sera « Une saison de théâtre… sans théâtre », nous glisse un ob­servateur pas 100 % con­vaincu ».

En effet derrière les mots, toujours les mots pour enfumer il semble que le théâtre ait disparu. Il était une force de la diversité culturelle grenobloise impulsée par la municipalité Carignon (théâtres ST Marie D’en bas, 145, de Poche, Prémol, Rio…).
Déjà la municipalité Destot avait vendu un théâtre -le Rio- à un privé… C’est dire l’attention à l’art vivant. A noter au passage que ce qui aurait donné lieu à une pétition pas moins que Nationale si une municipalité de droite avait commis un tel acte est passé comme une lettre la poste.

C.BERNARD et O.BERTRAND (Verts/Ades) DÉCIDENT DES SPECTACLES 

Mais avec E.Piolle et la malheureuse Corinne Bernard (Verts/Ades) qui n’y peut plus rien, l’étranglement et la prise en mains sont aggravés. Les élus ont pris en gestion directe la programmation du théâtre municipal, du 145 et du Théâtre de Poche !  Il est en effet rassurant de savoir qu’un comité ou figurent notamment Corinne Bernard et Olivier Bertrand (Verts/des) décide des spectacles que les grenoblois ont  le droit de voir.

LES ARTISTES ÉLIMINÉS de la PROGRAMMATION 

Ça donne  « une saison d’évolution, de transition » pour David Aparicio,  officiellement en charge  de la programmation, avec Delphine Chagny. «Trans­mission, entre les artistes et les publics, entre les diffé­rentes formes artistiques » commentent ils selon le DL. Plutôt inquiétant cette novlangue de bois.

IL y aura tout de même un Guitry qui surnage au milieu de cette saison de transition qui permet de parler d’autant plus des artistes qu’ils ont été éliminés de la programmation.

« J’AI L’ESPOIR DE VOIR GRENOBLE REVENIR A CE QU’ELLE ÉTAIT » 

Les acteurs de la vie culturelle grenobloise aspirent à revivre un foisonnement, une proximité, une écoute que certains ont connu. C’est même ce qu’ils ont dit à Eric Piolle en lui rendant un rapport : « J’ai l’espoir de voir Grenoble revenir à ce qu’elle était, et qu’on puisse mettre en avant cette folle chose que sont les arts, destinés à l’autre, à l’humain »avait  lancé Pascale Henry metteure en scène.(DL du 1 /6/18). Ces fameuses « années Carignon » comme dirait Raymond Avrillier.

Ça tombe bien. La société civile Grenobloise s’est engagée à trouver des moyens pour faire renaître cette envie et la faire partager au plus grand nombre. Avec Alain Carignon dont le bilan dans ce secteur fait pâlir tous ses successeurs.

 

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