BERTHELOT (ex IUFM) : LA MUNICIPALITÉ VEUT ENCORE BÉTONNER

A l’issue d’une réunion et d’un article complet de «Place Gre’Net» on a compris que Vincent Fristot l’Adjoint (Verts/Ades) veut imposer plus de 400 logements sur l’ilot de l’ex IUFM en bordure de l’avenue Marcellin Berthelot. Comme le dit Alain Carignon «les habitants peuvent être inquiets«.

Car derrière l’appellation bidon «d’éco-quartier» se cache toujours la même politique que les grenoblois voient mise en œuvre partout : la presqu’ile qui sort de terre avec un seul M2 d’espaces verts par habitant, l’ilot Raymond à Berriat, 300 logements,  avec zéro M2 d’espaces verts, à l’esplanade 900 logements dont la moitié de HLM qui nécessitent l’abattage de 140 platanes et  sur le terrain Galtier 150 logements dot 50 % de HLM avec la suppression de tous les jardins existants. Rien que ça.

V.FRISTOT (Verts/Ades) «IL FAUT CONSTRUIRE 800 LOGEMENTS PAR AN»

Vincent Fristot a mis la pression selon Place Gre’Net : «Il faut construire 800 logements par an, rien que pour maintenir la population actuelle sur Grenoble» a t il asséné aux habitants comme si la densité de population était un critère du «bonheur» que les mêmes prétendent rechercher et même calculer ! On se souvient qu’une élue Verts/Ades Marina Girod de l’Ain était même allée au Bouthan pour prendre des leçons de bonheur de vivre. Un pays -justement- qui maîtrise totalement le nombre de ceux qu’il veut accueillir et qui n’a pas choisi de se densifier !

Que l’on sache la municipalité Destot/Fioraso a construit 6000 nouveaux logements lors de son dernier mandat et Grenoble s’est considérablement dégradée en matière de vivre ensemble. Pourquoi poursuivre une politique qui échoue ?

 P.KERMEN (Verts/Ades) VOUDRAIT DENSIFIER ENCORE PLUS

Mais les riverains ont été effrayés par ces immeubles R+ 6 et 7 qui devraient voir le jour. Et encore s’agit-il d’un opérateur privé qui a acquis le terrain au grand dam de la municipalité Piolle qui voudrait densifier encore plus. C’est pourquoi Pierre Kermen, l’ex Adjoint également (Verts/Ades) à l’urbanisme, placé à la direction générale de la SEM Sagés par ses amis  (qui vient de percevoir un chèque de 85 000 € pour en partir) a tenté d’exercer le droit de préemption dont il a été débouté en première instance. La municipalité a fait appel car elle ne lâche pas le morceau. Elle a pourtant imposé quasiment la moitié de logement social dans l’opération, un taux beaucoup trop élevé comme on le voit partout : à Vigny-Musset les propriétaires sont spoliés par la baisse de la valeur des biens, comme  ils le seront demain sur la Presqu’ile, à Flaubert  ou à l’esplanade.

Cette politique d’appauvrissement généralisé est volontaire, pensée et appliquée sans ménagement. Elle a les mêmes conséquences  comme on le voit sur la  valeur des biens commerciaux qui s’effondrent aussi. Les Rouge/Verts veulent la décroissance et l’obtiennent de différentes façons.

 UN HABITANT : «POURQUOI FAUT IL CONSTRUIRE à TOUT PRIX ?»

Comme d’habitude des habitants qui ne suivent pas la vie municipale ont découvert les projets à cette occasion et posé des questions de bon sens : «Pourquoi faut-il construire à tout prix des logements sur cet espace ? », a demandé l’un d’eux. « Ne faudrait-il pas prévoir des places de parking supplémentaires ? »  a souhaité un autre : «une proposition quelque peu en décalage avec la réalité économique et l’esprit « ville en transition »  a noté Place Gre’Net. On se demande de quelle « réalité économique«  il s’agit sinon la régression et pourquoi la « ville en transition » interdirait de stationner ?

Bordeaux vient de gagner 11 000 emplois net depuis 2014 et 80 entreprises se sont installées en 2017, la valeur des biens a encore augmenté de 12 % en 2017 (le Figaro du 3/7/18). Ce n’est pas « une ville en transition » ?

DE L’EAU POUR LES MOUSTIQUES TIGRE

L’amusant si on ose dire a été la proposition de réaliser » un grand bassin de rétention d’eau pour la récupération des eaux fluviales. On peut ainsi facilement faire baisser la température entre 2 à 5°» a t il été précisé. Les habitants rappelant les consignes de la municipalité en particulier Lucille Lheureux (Verts/PG) recommandant de supprimer toutes les coupelles de rétention d’eau y compris sous les pots de fleurs afin d’empêcher la prolifération des moustiques Tigres. On le sait nos Rouge/Verts refusent d’utiliser tout produit qui permettrait de les traiter.

Mais Avenue Marcellin Berthelot Vincent Fristot tient un tout autre discours :. « Est-ce qu’on va assécher la ville à cause du moustique tigre ? a t il rétorqué  On trouvera des solutions». A toutes ces incohérences et ces mensonges on mesure ce qu’il en est de la parole municipale. Elle a perdu toute crédibilité.

 Alain CARIGNON ET LES COLLECTIFS VEULENT REVOIR LE PROJET

S’agissant de l’ilot de l’ex IUFM les opérateurs auraient intérêt à attendre le lendemain des élections municipales pour faire valider leur projet. Ils ne devraient démarrer de toute façon qu’en 2020. Comme pour Flaubert les collectifs de citoyens qui travaillent avec Alain Carignon pour l’alternance souhaitent les revoir en urgence dès leur arrivée afin de les rendre compatibles avec une ville à vivre, à nouveau tirée vers le haut, bénéficiant de la création de parcs afin de rééquilibrer son manque criant d’espaces verts par habitant.

 2000 LOGEMENTS DONT 1000 HLM SUR FLAUBERT SANS ESPACES VERTS SUPPLÉMENTAIRES

Le Sud de Grenoble souffre considérablement de la bétonisation commencée avec Villeneuve dans les années 70 et poursuivie depuis avec Vigny-Musset. Le seul quartier aéré, équilibré, a été créé par la municipalité Carignon : Reyniès-Bayard autour d’un parc de 5,5 hectares. Tandis que les … 2000 nouveaux logements programmés à Flaubert (dont 50 % de sociaux) vont reposer sur le boyau d’espaces verts existant entre la rue de Stalingrad et l’avenue Marcellin Berthelot, moitié moins grand que le Parc Pompidou.

Il s’agit donc de raisonner de façon globale afin de ne pas dégrader un peu plus la situation. D’autant que pas très loin, sur Jean Perrot, la bétonisation à coups de HLM se développe et fait la jonction avec Jouhaux. C’est la mixité de la population qui est remise en cause dans ce secteur avec le risque de fuite de la classe moyenne et la progression de la ghettoïsation de la ville.

UNE BÉTONISATION IMPOSÉE BRUTALEMENT DANS TOUTE LA VILLE 

A partir de quand les habitants victimes de cette politique dans tous les quartiers vont-ils appréhender son caractère global et comprendre que seule une action coordonnée peut y mettre fin ? A chaque étape, dans chaque secteur de la ville -comme on l’a vu aussi cours de la Libération avec Galtier ,à Beauvert, à Berriat…- ils découvrent avec horreur la densification et les méthodes pour y parvenir. Il s’y opposent chaque fois avec leurs moyens sans remettre en cause les fondements de cette politique absurde qui s’applique avec brutalité sur tout le territoire communal.

 EN 2020 LES GRENOBLOIS DOIVENT SE DÉPARTIR du SENTIMENT de CULPABILITÉ

L’un des enjeux du débat de 2020 sera de départir les grenoblois de ce sentiment de culpabilité imposé par la culture dominante, selon lequel toute personne qui désire un urbanisme équilibré et aéré est un mauvais citoyen, un égoïste qui refuse un abri aux mal logés. Alors que la construction de logements ne répond en rien à la problématique des hébergements d’urgence qui font l’actualité.

M.BOILEAU (Verts/Ades) REFUSE LA SORTIE de la PAUVRETÉ

Maryvonne Boileau (Verts/Ades) réaffirme dans le DL (4/7/18) son opposition à la vente de HLM aux occupants de longue durée. Elle refuse d’aider réellement les personnes à sortir de la pauvreté. L’argument selon lequel cela compromettrait la disponibilité en logement social est totalement faux : les occupants y demeurent depuis des décennies et n’entendent pas le libérer. Les moyens de ces ventes et les économies sur leur fonctionnement peuvent  être affectés à de nouvelles constructions.

Le débat sur le site de l’ex-IUFM est donc large et rejoint toutes les préoccupations de la ville. La bonté d’âme de ceux qui gèrent l’agglomération depuis 20 ans est le cache sexe du seul objectif derrière lequel ils courent : créer des réservoirs électoraux au mépris de l’intégration, de la promotion et de la sortie de la pauvreté.Au mépris des victimes.

Source : article Le projet de quartier en transition se précise sur le terrain de l’Espé (ex-IUFM) à Grenoble | Place Gre’net – Place Gre’net

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