COEUR DE VILLE, CIMETIÈRE DE METROPIOLLE

Même la rue de la République vacille. Diesel a fermé définitivement. Une affiche mortuaire renvoie les clients vers les Galeries Lafayette ou les trois points de vente de … Lyon. Le message est clair.

-45% DE CHIFFRE D’AFFAIRE DEPUIS LA FERMETURE DU CENTRE VILLE

Ils auraient pu tirer la sonnette d’alarme avant qu’il ne soit trop tard, avec une affiche PIOLLE M’A TUER, comme un autre quartier a su le faire. Mais non, malgré la chute mortelle de 45% du chiffre d’affaires depuis la fermeture du centre-ville. Le fonds de commerce de Diesel a été acquis 750 000 € il y a 5 ans à peine. Avec les travaux il a coûté 1 M €. Il se murmure une revente à moins de 250 000 €… La décroissance et la paupérisation sont bien en marche, ce qui explique le « smile » affiché par les élus.

On est rue de la République, on ne fait pas de vagues, on ne connait pas l’action choc, on reste dans le bon goût. Malgré le « mobilier urbain » qui tire tout vers le bas. On est au centre-ville, on souffre en silence, puis on meurt dignement. Pourtant  les dégâts sur les emplois et la vie grenobloise sont bien plus profonds que ceux qui avaient provoqué la forte contestation des bibliothécaires. Ils expliquent les montées de colère qui explosent ici et là.

SILENCE, PAS DE VAGUES, ON FERME

Le message de deuil de la boutique Diesel a au moins le mérite de parler un peu après coup. Juste à côté, d’autres victimes de Cœur de Ville Cimetière de MétroPiolle sont parties en silence, rue Montorge ou place Grenette, sans même laisser un mot.  Comme si  la fermeture de Grenoble n’atteignait pas tout le monde, comme s’il était possible aux autres de tenir encore deux ans sans solidarité, sans indemnisation que la municipalité refuse.

OSER PARLER FORT CHANGERAIT LA DONNE

Plus personne ne doit croire qu’il peut s’en sortir individuellement, dissimuler la chute de la valeur des biens et du chiffre pour vendre son affaire. Le point de non-retour est atteint car toute la ville est désormais affectée. Il faut oser parler, et parler fort. Comme l’a lancé une commerçante de Maréchal Lyautey à Eric Piolle : « si vous voulez être à la tête d’une ville morte, il faut être Maire d’un cimetière ».

OSER METTRE EN CAUSE LA RESPONSABILITÉ DES ÉLUS EST POSSIBLE

Un petit groupe d‘acteurs déterminés de l’économie locale pourrait changer la donne, en agissant ensemble au nom des dommages irréparables qu’ils subissent, en conduisant une action judiciaire collective de mise en responsabilité des élus. Il faut oser agir maintenant, nombreux sont ceux qui ne tiendront pas jusqu’à l’échéance municipale.

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