CENTRE VILLE : LES TRAVAUX PROLONGÉS JUSQU’EN DÉCEMBRE 2018

Les travaux seront plus longs et plus coûteux que prévus avenue Agutte Sembat a annoncé la municipalité en ce week end creux, espérant que ça passerait inaperçu. Mais si quelqu’un a compris comment accéder à Grenoble pendant la période, qu’il lève le doigt. Afin de complexifier toujours plus, la municipalité Piolle empile les annonces incompréhensibles et anxiogènes, à messages multiples. Certes à force d’être rappelés à l’ordre Ludovic Bustos (PS) Yann Mongaburu (Verts/Ades) finissent par assurer que « l’accessibilité du centre-ville sera maintenue » mais dans un tel fatras de com’ que personne ne peut le croire, à défaut de comprendre comment.

AUCUNE CAMPAGNE de COM’ SUR L’ACCÉS à GRENOBLE 

La municipalité s’est en effet lancée dans le commentaire des travaux engagés pour fermer Grenoble. Les plans publiés sont totalement abscons et il faudrait une longue réunion de famille pour les déchiffrer. Alors que le pub’ et la propagande sur le Grand Timonier sont toujours élégamment présentées, alors quelles sont appuyées par des achats d’encarts publicitaires massifs dans la presse, il n’en est rien pour les travaux de l’avenue Agutte Sembat et de la place Victor Hugo. Il s’agissait pourtant de la dernière entrée dans Grenoble…

L.BUSTOS (PS) : « LES TRAVAUX PLUS LONGS et PLUS COÛTEUX QUE PRÉVUS »

Au contraire les alertes pollution, les interdictions de tous ordres, des livraisons aux véhicules diesel , en passant par le retour du disque bleu pour le stationnement, de la vignette … tout a été fait pour effrayer.

Au passage on apprend que  « les travaux sont plus longs et plus coûteux que prévus» selon Ludovic Bustos (DL du 11/5/18). Nos Rouge/Verts n’ont pas anticipé… l’amiante qui allonge les délais et les coûts. Ils démontrent chaque jour leur grande compétence à prévoir de quoi l’avenir lointain sera fait.

E.PIOLLE VEUT TERMINER à 3 MOIS des MUNICIPALES

Ainsi c’est reparti jusqu’en décembre 2018 et après : « les travaux continueront jusqu’à mi-2019 dans le secteur (avec la rénovation de la place Victor-Hugo, aussi), et la plantation d’arbres sur ces boulevards se fera à l’automne 2019 » précise le DL. Ouf. A 3 mois des élections municipales Eric Piolle sera en ordre et attend que l’hécatombe commerciale, les retards de travaux, les surcoûts soient oubliés. Tout est bassement calé sur le calendrier électoral.

LES ÉLUS ROUGE/VERTS N’ONT PAS PRIS EN COMPTE LES IMPÉRATIFS ÉCONOMIQUES 

Mais on s’étonne que des travaux aussi basiques (changer les réseaux en sous sol et réaménager les sols) demandent autant de temps. Visiblement les élus n’ont pas été capables de les organiser concomitamment pour contracter les délais. Le phasage le plus bête a été choisi. Celui qui présente le plus d’inconvénients pour les Grenoblois. Mais pour organiser des travaux qui s’enchainent au fur et à mesure, il aurait fallu une grosse implication des élus en amont rapportant les besoins de la population et de l’activité économique afin qu’ils soient pris en compte. Bref remplissant leur rôle plutôt que celui de commentateurs.

LE MAINTIEN D’UNE VOIR DE PASSAGE AURAIT RÉDUIT LES TRAUMATISMES

Ensuite il aurait fallu une grosse communication à l’extérieur de Grenoble pour expliquer que la ville accueille en produisant  un plan simple d’accès qui ne change pas. Pourquoi le passage des véhicules sur une voie pendant les travaux, d’Agute Sembat à la rue de Belgrade, n’a t il pas été garanti ? D’autant que très souvent les voitures empruntaient l’avenue. Cette voie aurait réduit tous les traumatismes et la brutalité de la mesure de fermeture.

Y.MONGABURU (Verts/Ades) et L.BUSTOS SE MOQUENT des COMMERÇANTS 

Les dogmes sont trop forts, l’idéologie trop prégnante, la suffisance des élus trop élevée pour que ces réflexions aient été faites avant le démarrage des travaux. D’ailleurs les grenoblois voient bien avec la décision soudaine  de « l’embellissement » de la place Victor Hugo (il y a tout à craindre) que l’impréparation et le décousu sont la règle.

Au passage encore Yann Mongaburu et Ludovic Bustos se moquent des commerçants en annonçant  l’exonération de la redevance d’occupation du domaine public pour les commerces implantés dans « certaines » zones de travaux.  De plus au lieu que ce soit systématique et applicable à tous, il faudra encore des dossiers et de la paperasse puisque ce sera « selon critères » (!) . Reconnaissons pour une fois que Guy Jullien le Vice président (majorité Verts/PG/PS/PC) au commerce ne s’est pas associé à cette fanfare là !

DES DIZAINES de COMMERÇANTS NE PEUVENT PLUS SE VERSER de SALAIRE 

Cette exonération ne représente en effet rien par rapport à la perte des chiffres d’affaires. Des dizaines de commerçants ne peuvent plus se verser de salaires. Le devoir de la municipalité était de mettre en place un fonds d’indemnisation rapide et efficace pour compenser ces baisses : elle en est bien la seule responsable par ses décisions. Elle devrait en assumer les conséquences.

LE PRÉSIDENT de LABEL VILLE CAUTIONNE TOUT 

De ce fait on est toujours surpris  de voir le représentant officiel des commerçants cautionner ces manquements évidents à l’intérêt général.  Christian Hoffmann, Président de Label ville, le groupement des unions commerciales de Grenoble, était aux côtés de Ludovic Bustos et Yann Mongaburu pour ces annonces. Ce n’est pas sa place. Comme porte parole il doit être en face d’eux. Ce qui n’empêche pas d’approuver -s’il en est- telle ou telle mesure qui agréent l’économie locale.

INDEMNISATION, DESSERTE VOITURE, PARKING… 

Il fallait réclamer un autre phasage des travaux, l’indemnisation des baisses de chiffres d’affaires, un plan de com’ pour l’accès à Grenoble, le maintien d’une desserte voiture entre Agutte Sembat et la rue de Belgrade, la construction d’un parking souterrain place Vaucanson… Une subvention à Label Ville ne compense pas ces absences dramatiques.

SUPPRESSIONS PROVISOIRES ET DÉFINITIVES de STATIONNEMENT 

A très court terme et jusqu’à fin juin des places de stationnement vont être supprimées sur la portion rue Clôt Bey/avenue Félix-Viallet et aussi  au droit des zones de travaux dans tout le secteur. La phase suivante, si on ose dire, sera la suppression des 800  places de stationnement de l’esplanade. Mais là, définitivement !

« C’est vrai qu’aujourd’hui c’est plus compliqué de se garer et de circuler dans le centre de Grenoble, mais il y a un changement de comportements qui s’opère » répéte Christian Hoffmann reprenant avec discipline les éléments de langage municipaux. Ce fameux « changement de comportement »  (!).

UNE DICHOTOMIE de BAZAR POUR STIGMATISER  des GRENOBLOIS 

Comme si chacun d’entre nous n’était pas successivement piéton, cycliste, usager des transports collectifs et automobiliste en fonction des nécessités et besoins.  Comme si chaque piéton, cycliste ou usager des transports en communs  avait toujours un comportement citoyen et jamais l’automobiliste !  Quand en terminera t-on avec cette dichotomie de bazar qui veut stigmatiser des grenoblois ?

GRENOBLE DOIT PRÉSERVER SA MIXITÉ D’USAGES,  CONDITION de SA MIXITÉ D’HABITANTS

Grenoble doit préserver sa mixité d’usages, laquelle préserve seule la mixité d’habitants et de fréquentation. Les options totalitaires imposant  « un comportement » -justement-  produiront autant de bons résultats que les grandes idéologies du XX eme siècle. Elles sont vouées à l’échec parce que la vie, l’inventivité des hommes, leur créativité et leur capacité à s’adapter aux défis sont toujours plus forts que les injonctions des dirigeants dogmatiques.

Mais pour stopper cette dérive, il ne faut pas attendre que ce bilan soit inscrit dans le marbre grenoblois avec une régression économique accrue, moins d’emploi, une paupérisation accélérée et une valeur des biens en chute libre. Un maximum de grenoblois doit s’engager et rejoindre nos collectifs.  

 

Soutenez le collectif : partagez cet article et faites découvrir le site à vos proches !

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *