CENTRE VILLE : LA « RÉVOLTE » de QUATRE UNIONS de QUARTIERS

+ 3% de piétons selon Eric Piolle. La preuve que sa politique est un incontestable succès. Probablement le mouvement des bandes est-il comptabilisé plusieurs fois ? Les riverains et les commerçants ressentent en tout cas une nouvelle forte dégradation avec l’arrivée des beaux jours. Car de quels piétons s’agit il ?

Le choix de ce mobilier urbain digne des républiques soviétiques est une catastrophe. La possibilité de flâner, de se reposer voire de grignoter dans une rue apaisée et embellie doit être l’objectif. A condition d’appréhender le problème dans sa globalité : sécurité, propreté, incivilités.

DES CAISSES EN BOIS NIDS de BANDES et de TAGS 

La municipalité Carignon n’avait pas monté la carambouille des « budgets participatifs » pour installer des bancs publics dans la plus longue avenue piétonnière d’Europe qu’elle a créé en… 1987! Mais le Maire avait alors demandé que les bancs élégants installés avenue Alsace Lorraine comprennent des accoudoirs afin de limiter leur utilisation par les bandes avinées qui aiment s’étaler. 30 ans après (!) nos phares de l’occident et leur Guide installent des caisses en bois salies, taguées,  occupées par des groupes avec leurs chiens .
Rue Lafayette les commerçants sont excédés par la préemption des bancs par des bandes agressives qui perturbent la vie des terrasses et des magasins, font fuir les clients.

INACCESSIBILITÉ, INSÉCURITÉ, DÉGRADATION 

Additionnés à la baisse de chiffre d’affaires du fait de la fermeture de Grenoble, ces éléments créent une colère qui va s’amplifiant. La municipalité ne peut pas demeurer les bras croisés. Elle ne peut pas infliger une triple peine au centre ville : inaccessibilité, insécurité et dégradation au moment ou la Métro -dont elle est le premier groupe de la majorité-  autorise la création de 24 000 M2 de surfaces commerciales à l’entrée de Grenoble, sur le site Neyrpic accessible en voiture avec parkings !

4 UNIONS de QUARTIERS CONSTATENT L’AGGRAVATION 

Le 12 avril dernier les représentants de 4 Unions de Quartiers (Centre ville, Mutualité, Gare, Championnet) se sont réunis et nous avons eu accès au compte rendu accablant pour la municipalité. En matière de propreté elles sont unanimes à souligner les « changements visibles depuis la nouvelle municipalité = aggravation ».

LA JOURNÉE de la BELLE SAISON ABANDONNÉE 

C’est tellement fort que « l’UQ Centre-Ville ne souhaite plus participer « à la »Journée de la belle saison » qui avait pour objet de masquer l’incompétence municipale : « d’autres UQ sont réticentes, constat de l’inefficacité et même de l’inopportunité de participer à cet événement »  relève le compte rendu. Tout est découvert.

« DES TÉMOIGNAGES DE GRENOBLOIS QUITTANT LA VILLE »

Les 4 Unions de Quartier font aussi  le « constat de l’évolution des populations, de leur composition (moins de Grenoblois, plus de Roms, d’étudiants, etc.) « faisant état de « plusieurs témoignages de Grenoblois quittant la ville pour ces raisons » ou encore que « les commerçants fuient la ville (ex : pas de repreneurs dans Les Halles) ». 

DES INTIMIDATIONS des ÉLUS OU DE CEUX QUE LES ÉLUS PROTÈGENT

Les représentants des 4 Unions de Quartier concluant qu’ils ont « la responsabilité de faire entendre leur voix, de « se révolter » comme il a été dit. Ce terme a été employé en réaction notamment aux intimidations subies par les commerçants et faites à leur encontre par des élus ou par ceux que les élus protègent. »

Le vernis de la respectabilité s’effrite. Déjà un vétéran du clan Verts/Ades de Raymond Avrillier et Vincent Comparat qui sont les vrais dirigeants de la ville, Claude Jacquier avait, dans une lettre ouverte, avoué  qu’ à Très Cloitres : « les institutions des autorités locales sont en effet si poreuses ! ».

A Hoche les délinquants qui menacent et agressent le restaurateur sont logés par Eric Piolle Président d’Actis. Rue Raoul Blanchard le locataire qui sème la terreur et contraint des co-propriétaires à loger à l’hôtel bénéficie de deux logements HLM ! Un climat mafieux ou l’on ne sait plus qui est où  lequel gangrène la ville au fur et à mesure que l’économie souterraine progresse.

LA COM’ MUNICIPALE EST SUBMERGÉE PAR LE RÉEL 

La com’ municipale est submergée par le réel qui éclate. Ce virtuel qu’Eric Piolle voudrait imposer à coups de papier glacé déversé par Gre’Mag, les publications de la Métro, la propagande grossière glisse comme l’eau sur une vitre. Sa trace n’empêche aucunement de voir la réalité. Les grenoblois la vivent.

LA MUNICIPALITÉ VOULAIT ASPHYXIER LES UNIONS de QUARTIERS

Il est question de se « révolter » parmi les plus modérés, non engagés politiquement, que la municipalité Piolle aurait voulu asphyxier avec ses « conseils citoyens indépendants« , ses « budgets participatifs«  et autres « votation citoyenne » qui ont pour objet soit de valider une décision municipale soit d’empêcher qu’aucune option différente d’elle ne puisse être prise.

SEUL UN PLAN GLOBAL ET AMBITIEUX de RE-QUALIFICATION RÉPOND AUX ENJEUX

Seul un plan d’ensemble et global de re-qualification de la ville peut répondre à cette évolution. Des mesures en matière de lutte contre la délinquance, une reconquête des quartiers, un urbanisme enfin à échelle humaine, le développement des parcs et jardins, des investissements massifs pour l’embellissement de la ville afin de la mettre à la hauteur de Lyon, Bordeaux, Nantes .

Alain Carignon et les collectifs de citoyens qui travaillent avec lui sont les seuls à être à la hauteur de ces enjeux et à apporter des solutions concrètes et courageuses. Elles sont de plus en plus partagées par les grenoblois.

 

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