CENTRE VILLE : UNE VOLÉE de BOIS VERT POUR E.PIOLLE

La com’ municipale n’est décidément pas passée. Si le Dauphiné avait bien légitimement (4/4/18) -comment faire autrement que de rendre compte de la parole d’élus légaux ?-  relayé le  « Tout va bien » de E.Piolle, la colère qu’a suscité cette énième provocation n’est pas passée inaperçue.

Le journal a donc retranscrit (12/4/18) une partie des réactions de la base, des habitants et des commerçants, de la vraie vie qui a à nouveau fait irruption dans le Grenoble virtuel décrit par Eric Piolle à longueur de phraséologie ridicule. Et ça fait très mal au Maire, à Christophe Ferrari, Guy Jullien et Yann Mongaburu, ses perroquets de porte voix.

LA MUNICIPALITÉ A TRICHÉ SUR L’INSTALLATION des COMPTAGES VOITURES

Au passage on apprend une grossièreté supplémentaire particulièrement grave  révélée par une habitante de la rue Hoche : la boucle de comptage a été installée le 25 avril 2017, soit après le début de la fermeture de Grenoble!   Antoine Back (Verts/PG) avait affirmé début décembre dans le DL que « L’Observatoire Coeurs de Ville, Coeurs de Métropole a donné ses premiers chiffres. Il y a baisse de 17% de la circulation rue Hoche. « Ces méthodes des coups de faux transposées des cellules groupusculaires auxquelles il appartient, à l’échelle d’une ville sont catastrophiques pour la parole publique et l’engagement citoyen. Ils écoeurent tant ils sont primitifs.

 « LES PROPOS des ÉLUS NE CORRESPONDENT PAS A CE QU’ON VIT »

« Parce que les propos des élus qu’on a lus dans le journal ou les publications qui ont été faites sur le site de la Métropole ne correspondent pas à ce qu’on vit, à ce que nous voyons depuis nos fenêtres », nous ont-ils dit rapporte le DL

« On biaise la réalité (…)  on dit que tout va bien, on médiatise des chiffres d’un observatoire qui n’a rien d’indépendant, avec de vagues statistiques, on fait de la com’… »

« Et de demander des données précises sur la pollution, sur le report de trafic d’une rue à une autre, et une vraie étude sur la vitalité du commerce, « (…) qui montrerait que Grenoble est en plus mauvaise posture qu’on veut nous le faire croire. « Jean-Pierre Gambotti de l’UHCV (Union des habitants du centre-ville).

« DES ÉLUS BALANCENT des CHIFFRES POUR DIRE QUE TOUT VA BIEN » (C.Sarrasi) 

« L’hyper-centre souffre. Tous les commerçants évoquent des chiffres d’affaires en baisse, se battent pour leur survie. Et là, on a des élus qui balancent des chiffres pour nous dire que tout va bien ! Comprenez qu’on soit en colère, après avoir été patients ! » . Le gérant de l’Hôtel d’Angleterre, Cyril Sarrasi. 

« On aimerait aussi être entendus. Nous, nos clients nous parlent. Et quand ils nous disent qu’ils ne veulent plus venir en centre-ville, à cause des bouchons, du stationnement… on n’invente pas leurs témoignages. » M. Thomas, de “Minou Mercerie”.

RUE HOCHE : « SI C’ÉTAIT A REFAIRE J’ÉVITERAIS D’HABITER ICI »

Sandrine rue Hoche : « J’habite la rue Hoche et la circulation entre “avant CVCM” et “maintenant” a fortement augmenté dans ma rue, je dirais même de 50 %. J’ai vu les travaux de la pose de la boucle de comptage au niveau du feu de la boulangerie. Ils ont eu lieu le 25 avril 2017, soit bien après le début de CVCM. Comment voulez-vous que les chiffres soient fiables, après ? Et il y a un manque de sécurité flagrant pour les piétons dans ma rue. La poussière est plus importante, comme le bruit. J’ai emménagé ici en novembre 2016 car je trouvais le quartier calme. Mais si c’était à refaire, j’éviterais d’habiter ici »

LES QUAIS: « UNE AUTOROUTE URBAINE POUR LE CONTOURNEMENT de GRENOBLE »

Jacques sur les quais: « J’habite sur les quais, et j’ai vu ce qui s’est passé depuis le changement du plan de circulation dans Grenoble. Et notamment sur le quai Perrière et le quai de France d’un côté, et sur l’autre rive, sur le quai Crequi, le quai Stéphane-Jay, le quai Claude-Brosse et la voie sur berge. Cette partie de la ville est devenue une autoroute urbaine pour le contournement nord de Grenoble. J’ai même compté les véhicules qui y passent chaque jour : entre 1 800 et 3 000 véhicules par heure. »

Place Jean ACHARD « MES AMIS ME DISENT QU’ILS NE VEULENT PLUS VENIR »

Anne-Marie place Jean Achard : « J’habite place Jean-Achard. Et mes amis qui habitent en dehors de Grenoble me disent qu’ils ne veulent plus venir à cause des embouteillages. Les élus nous présentent comme une victoire l’augmentation de 5 % du nombre de vélos sur un an. Et ce 5 % justifie-t-il vraiment la fermeture d’Agutte-Sembat ? »

« IL FAUDRAIT UN OBSERVATOIRE INDÉPENDANT, FIABLE ET TRANSPARENT »

Sur l’observatoire ( !) mis en place par la Métro les grenoblois ne sont pas dupes : « Quel genre d’observatoire est-ce là ? (…) les données qu’ils recueillent sont transmises aux élus directement. Et ce sont eux qui interprètent les chiffres et font ensuite des conférences de presse. Il faudrait un observatoire indépendant, ou alors une très grande présence des habitants et des commerçants au sein de celui qui existe déjà, pour que cela soit vraiment fiable et transparent »  

E.PIOLLE SACRÉ CHAMPION des FAKE NEWS

Les commerçants dont Eve Moulinier a reçu les témoignages sont clairs et sans appel. Ils démontrent la totale fausseté des chiffres propagés par Eric Piolle désormais sacré champions des fake news. Son nez s’allonge comme Pinocchio au fur et à mesure que son mandat s’achève.

« Il y a un chocolatier qui détaille la baisse de 28 % de ses ventes au démarrage de CVCM, suivie d’une petite amélioration au dernier semestre 2017, même si le chiffre final reste négatif. Il y a, aussi, une boutique de vêtements faisant état d’une baisse de recettes de 18,70 %, un magasin de luminaire attestant une chute de fréquentation de 10 %. Même son de cloche dans une boutique de mode griffée, chez un libraire, chez un bijoutier et pour un toiletteur qui a dû passer de cinq jours d’ouverture à trois. Un opticien se plaint, lui, du fait que ses clients les plus fragiles -que des tiers emmenaient jusque-là en voiture jusqu’au pas-de-porte de la boutique- ne peuvent plus venir… Et un pharmacien assure que les visites dans son officine sont passées de 250 à 150 par jour, avant de s’insurger contre les élus qui « font croire qu’ici, c’est le bonheur ! »

HALLES SAINTE CLAIRE: « IL NE FAUT PAS NOUS METTRE des BATONS DANS LES ROUES »

Jacky, caviste aux Halles Sainte-Claire, qui a collecté toutes ces attestations, nous dit : « il ne faut pas nous mettre des bâtons dans les roues. Il faut qu’on joue à armes égales avec les autres. Or, là, ce n’est plus le cas. Regardez, aux Halles, il y a maintenant de la vacance, alors qu’avant, on s’arrachait les places ! Et qu’on ne nous parle pas d’indemnisations des commerçants, car depuis les travaux du tram C, on sait très bien que les critères sont tellement pointus qu’elles ne concerneront que très peu de personnes. »

LE TEMPS de la PRAVDA EST ACHEVÉ 

Une partie de la réalité grenobloise est crûment dévoilée : le temps de l’Union Soviétique ou la Pravda pouvait seulement diffuser les images apaisantes du Guide entouré d’enfants telle qu’Eric Piolle les fait reproduire est achevé. Les publications coûteuses de la Métro et Gre’Mag ne peuvent pas créer un Grenoble imaginaire.

JP GAMBOTTI à E.PIOLLE : « QUELLE EST LA STRATÉGIE , S’IL EN A UNE ? »

Mais  Jean-Pierre Gambotti  va plus loin encore : « Vers où on va ? Qu’est-ce que le maire de Grenoble envisage vraiment pour le centre-ville ? Quels types de commerces, quels types de logements ? Où est la vision ? Éric Piolle parle toujours de “transition”, mais pour qui, mais pour quoi ? On voudrait comprendre quelle est sa stratégie… s’il en a une. On regrette aussi qu’il n’y ait pas une démarche scientifique pour évaluer les débuts de l’opération “Cœurs de ville, Cœurs de métropole” (CVCM) et le nouveau plan de circulation. »

source le Dauphiné du 12/4/18

LES GRENOBLOIS N’EN PEUVENT PLUS de SES DISCOURS INFANTILISANTS  et RÉGRESSIFS

Une volée de bois vert pour la municipalité le dos au mur. Elle ne pourra pas tenir encore deux ans avec cette com’ infantilisante et régressive. Les grenoblois n’en peuvent plus de ces discours et de ses plans pour 2030 qui s’accumulent au rythme d’un par semaine plus l’échéance de 2020 approche. Par leurs aspects punitifs ils produisent des effets négatifs considérables sur l’attractivité du territoire en s’ajoutant à la brutalité de la fermeture de Grenoble unilatéralement décidée. Par ailleurs rien ne reçoit un début de solution en matière de propreté, d’insécurité, d’embellissement.

La municipalité Piolle a tout faux. Son dogmatisme l’étouffe et elle est allé si loin dans la négation de la réalité qu’elle se trouve dans l’incapacité de renouer avec une once de pragmatisme : le retour de bâton n’en est que plus fort et plus douloureux.

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