PUB de Y.MONGABURU (Verts/Ades) : LA SEXUALITÉ ENVAHISSANTE

« Jouir sans entraves », l’un des slogans de mai 68 est remis au goût du jour depuis 3 ans par les publicités de la municipalité. Alors que l’affichage JCDecaux heurtait la sensibilité d’Eric Piolle qui annonçait protéger les enfants de la vue des soutiens-gorges, on peut se poser la question de ce que doivent répondre les parents à certaines questions suscitées par la pub’ officielle ?

« Il aime se faire… entretenir » ou bien « il se plie à tous vos désirs« . Ou encore « avec lui c’est quand je veux »…  « passez lui les menottes ». Si on n’a pas compris…

Y.MONGABURU MULTIPLIE LES CAMPAGNES AVEC LA SEXUALITÉ LA  PLUS CRUE 

Yann Mongaburu (Verts/Ades) multiplie les campagnes tournées vers la sexualité la plus crue. Les élus font passer leur bon plaisir avant toute considération générale et la volonté de s’adresser à tous. Avec ces choix ils étalent une jouissance  nombriliste  de bobo-gaucho et un individualisme exacerbé. Ils démontrent aussi, selon leur habitude,  leur totale absence de considération des autres.

En effet tous les grenoblois n’ont pas la sexualité comme première préoccupation. Certains ressentent cette pression permanente autour de pratiques sexuelles comme une forme de harcèlement. Estimant ne pas avoir besoin des  conseils, des leçons, des lourds clins d’oeil appuyés de Yann Mongaburu pleins de Beaufitude.

UNE FEMME DANS UN FILM TRANSPARENT INCARNANT LE DÉCHET à JETER

De plus on imagine aisément les séances de validation des slogans entre quelques élus et membres de cabinets, lesquelles doivent ressembler à un entre-soi pathétique.

Avant cette campagne sur le vélo, les grenoblois avaient du subir une campagne sexiste sur les déchets dont les femmes étaient les victimes :  une femme enveloppée dans un film transparent, incarnant les déchets à jeter. Étrangement la femme est toujours la cible dans ces campagnes sur la sexualité, elle est déconsidérée, objet à jeter. Même Renzo Sulli (PCF) Un Vice Président PCF, de la Métro,  qui sent le vent avait jugé : “ le retrait rapide de cette cam­pagne me semblerait fort bienvenu.”

LA FEMME HYSTÉRIQUE: « ELLE PUE, ELLE TE POLLUE LA VIE » 

Mais Yann Mongaburu avait sévi auparavant en présentant l’image ultra stéréotypée -une vision très caricaturée dans des franges de la société.- de la femme hystérique. En la montrant à propos des voitures qui polluent  l’affiche disait délicatement :  « Plaque ta caisse, elle est mo­che et elle pue, elle a deux fois ton âge, elle te pollue la vie”

LA CAMPAGNE SUR LE SIDA RESSEMBLAIT à du PROSÉLYTISME HOMOSEXUEL 

Par contre la campagne sur la prévention du SIDA multipliait les images des relations homosexuelles, souvent multi-ethniques afin de faire Djeun’s , imposant dans toute la ville une sexualité qui semblait dominante. Etrangement la encore il ne s’est trouvé personne pour regretter que le SIDA soit exclusivement associé à l’homosexualité, désignant de fait cette pratique comme le principal vecteur.

Son objet n’était pas l’information ou la prévention mais une forme de  prosélytisme militant qu’une collectivité n’a pas à endosser.

UNE SEXUALITÉ ENVAHISSANTE SUR FONDS PUBLICS 

Comme le soulignent plusieurs internautes de plusieurs orientations, cette sexualité envahissante sur fonds publics est irritante et ne contribue pas à l’apaisement. Imposer ce seul vecteur pour la publicité des collectivités publiques trouble le bon sens et le bien public.

DE LA « JOUISSANCE du PÉNAL » à la PUBLICITÉ LUBRIQUE 

Remplacer la « jouissance du pénal » selon la formule de Philippe Muray dont Raymond Avrillier (Verts/Ades) a obsessionnellement abreuvé l’agglomération,  par la lubricité de la publicité de Yann Mongaburu n’est pas un progrès.

Cette pollution de la communication municipale crée un malaise et une gêne. Il y a quelque chose de malsain à l’emploi systématique d’allusions sexuelles. Les grenoblois aspirent à un peu de dignité, de distance: pourquoi la publicité publique ne développe t elle pas des références culturelles collectives qui donnent du contenu au sentiment d’appartenance à notre pays ? Plutôt que seulement celles qui lient à une communauté. Il s’agit tout de même d’argent public et il n’est pas là pour permettre aux élus d’étaler sur les murs leurs fantasmes personnels

Eric PIOLLE POURRAIT ÉTEINDRE CE FRONT 

Grenoble n’est pas prude ni mono-maniaque en rien. Mais les Grenoblois n’ont pas besoin de l’assistance municipale pour leurs plaisirs personnels. Ils attendent  de leurs élus qu’ils s’attachent à l’essentiel, se préoccupent de l’intérêt général sur des bases consensuelles et larges.

Après aucune de ces campagnes Eric Piolle n’a mis fin à ces abus. Alors que sur tous les sujets sa politique suscite de vives oppositions peut être pourrait il au moins éteindre ce front ?

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