FINANCES : LES GRENOBLOIS RESTENT LES PLUS IMPOSÉS de FRANCE

Grenoble demeure t elle sur le podium des villes de plus de 100 000 habitants les plus endettées ? la réponse est oui. La dette atteint 1736 € par habitant. En 2018  selon Hakim Sabri, adjoint aux Finances (Verts/Ades)  « son encours au budget principal devrait s’élever au maximum à 283,9 M€ soit une hausse de 2,4 M€ » (!).  Dit par ceux qui ont accusé Alain Carignon d’endetter Grenoble…

Grenoble demeure t elle la ville du contribuable le plus imposé de France dans cette même catégorie de ville ? La réponse est oui.

Le plan d’austérité décidé à la va vite en juin 2016  quand le Préfet de l’Isère et le Directeur des services fiscaux  ont menacé Eric Piolle de placer la ville sous tutelle n’a rien résolu.

LES FONDAMENTAUX FINANCIERS de GRENOBLE DEMEURENT NÉGATIFS 

Alors que la majorité municipale s’énerve visiblement au moment du vote du budget, usant de noms d’oiseaux contre ses adversaires pour cacher son désarroi, les fondamentaux financiers de Grenoble demeurent dans le rouge. Entre 1995 et 2008 dans une co-gestion PS/PC/Verts/Ades la dérive de la gestion a été catastrophique. Pendant qu’ils chloroformaient les grenoblois en inventant un faux bilan Carignon, la majorité municipale s’en donnait à coeur joie pour les dépenses de fonctionnement et le déséquilibre du compte de gestion.

DEPUIS 2009 GRENOBLE EST LA PREMIÈRE GRANDE VILLE POUR L’IMPÔT 

En 2008 pour solder ces 13 années de gestion la gauche a voté une augmentation des impôts de + 10 % plaçant Grenoble comme première ville de + de 100 000 habitants pour l’impôt sur les ménages. Elle a conservé cette place enviable depuis cette date.

Entre 2008 et 2014 la municipalité Destot/Safar (PS/PC) toute vouée à sa réélection a poursuivi, augmentant la dette, les dépenses et dilapidant en 6 ans l’augmentation des impôts.

EN 2014 E.PIOLLE (Verts/PG) RELANCE L’ENDETTEMENT 

Arrivée en 2014 , pas du tout surprise d’un bilan dont elle est co-responsable, la municipalité Piolle a fermé les yeux. En juillet 2014 elle a même réalisé un emprunt exceptionnel de 13 M€ pour terminer l’année car la municipalité Destot/Safar avait construit un budget électoral n’intégrant pas toutes les dépenses. Il aurait du être déféré à la Cour des Comptes.

Contrainte par la menace du Préfet et du Directeur des Services fiscaux en 2016, après avoir joué les Cigales pendant deux ans, la majorité Rouge/Verts s’est adaptée afin de tenir pendant le mandat et passer la patate chaude à ses successeurs ensuite.

LA MAJORITÉ ROUGE/VERTS PROCÉDE A UN RABOTAGE COMPTABLE Y COMPRIS SUR LE SOCIAL

Bernadette Richard-Finot et Guy Tuscher, qui ont quitté la majorité, refusant de le suivre dans la trahison de ses engagements  ont obligé Eric Piolle a reconnaitre qu’il avait choisi le rabotage comptable lui permettant à la fois de « tenir » et de disposer d’une petite cagnotte en année électorale. Peu importe que pour le faire il s’attaque au Centre Communal d’Action Sociale qui voit son budget réduit chaque année. « En même temps » la ville a acquis le siège du Crédit Agricole 8M€ !  Peu importe qu’il délaisse les services de bases aux Grenoblois.

DL : « L’INVESTISSEMENT FOND COMME NEIGE AU SOLEIL »

Comme l’a remarqué  le DL « Un autre chiffre à retenir, qui fond comme neige au soleil au fil des années, ce sont les dépenses d’investissement : 45 millions d’euros pour 2018, dont 7,65 millions d’euros iront aux écoles ».

Grenoble n’investit plus et la majorité est contrainte de présenter comme un exploit de réouvrir le gymnase de Villeneuve après 10 ans qu’il ait brûlé ou la reconstruction du Théâtre Prémol qui a brûlé aussi ou des réparations à la vieille halle Clémenceau qui les attend depuis longtemps. Rien pour tout le reste du patrimoine qui a été abandonné depuis 20 ans : ancien Musée de la Place de Verdun, Tour Perret, Orangerie. Le tour de passe passe de l’appel à projets permet de continuer à perdre du temps. Pas grand chose non plus pour l’entretien des grands équipements culturels de la ville tels le Musée de Peinture, Le Muséum d’Histoire Naturelle, le Théâtre municipal.

GRENOBLE CONTINUE à PRENDRE DU RETARD EN CONSTRUCTIONS SCOLAIRES

Eric Piolle ouvrira l’école Simone Lagrange quartier Jean Macé lancée sous la municipalité Destot pour mettre fin  à la scolarité qui s’est déroulée pour une génération d’élèves dans des préfabriqués. Ce sera la seule du mandat. En continuant à densifier massivement (Raymond, Presqu’ile, Esplanade…) les retards en construction scolaire se seront aggravés pendant son mandat. Cela ne l’empêche pas de vouloir fermer l’école Claude Bernard (en face de l’esplanade !) et d’affirmer que l’école est « la priorité du mandat… » Toujours les discours sans preuve.

Pour Bernadette Richard-Finot et Guy Tuscher « On sent bien que ce sont les Verts (Ades NDLR) qui ont la main sur toutes les décisions. »Rien n’a réellement changé par rapport à la municipalité Destot/Safar à laquelle ils participaient déjà.

LES SOLUTIONS d’Alain CARIGNON et des COLLECTIFS SONT LES SEULES AU NIVEAU des DÉFIS

La seule alternative globale à cette évolution qui appauvrit Grenoble et les Grenoblois et empêche toute action d’avenir a été présentée par Alain Carignon et les collectifs de citoyens qui travaillent avec lui. Les solutions passent par des appels d’offres internationaux sur le patrimoine abandonné (et non pas des appels à projet pour l’affecter aux amis sans recettes pour la ville), une redéfinition du périmètre municipal avec la vente des  structures à caractère économique (Alpexpo, Alpes Congrès..), le rééquilibrage des quartiers avec la vente de HLM à leurs occupants, l’installation de la Mairie à Villeneuve et des sociétés para municipales dans les quartiers afin de les revaloriser et de créer des recettes avec les locaux libérés. .. Plus largement revoir avec la gestion des équipements municipaux avec les clubs de sports, les acteurs culturels afin qu’ils deviennent des atouts et des centre de ressources pour eux.

ATTIRER LES GRANDS ÉQUIPEMENTS de DEMAIN 

Alain Carignon propose de repenser complètement  l’activité municipale afin de dégager des moyens, de donner un nouvel élan et de créer des synergies.

Avec ces nouvelles recettes dégagées faire face aux besoins en écoles, en équipements sportifs, de loisirs, culturels, assurer l’entretien, la propreté, la sécurité, les servieces de proximité et disposer de moyens afin d’attirer les grands équipements de demain. Les Synchrotron, Musée de Peinture, MC2, Palais de Justice, SGS Thomson… qu’Alain Carignon et ses équipes ont gagné en leur temps ne doivent pas marquer la fin.  Aujourd’hui l’intelligence artificielle, le bio-médical, l’écologie … vont créer des opportunités pour les villes. Grenoble a un avenir en Europe et une image particulière et forte qui doit demeurer.

La capitale de la Montagne rayonne hors les Alpes. Avec ce budget de bureaucrates tristes qui vient d’être voté la municipalité ne prépare la ville à aucun défi et poursuit au contraire la régression

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