UNIONS de QUARTIERS à E.PIOLLE : « DESCENDEZ de VOTRE VÉLO ET AGISSEZ »

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« La situation du centre-ville est devenue très critique », juge  Gérard Hudault. Le président de l’union de quartier Notre-Dame décrit une orientation « monolithique.  « Cela se traduit la nuit par une accumulation de grands nombres de visiteurs dont l’ambition est essentiellement de faire la fête. À la sortie des bars, les gens restent dans la rue et chahutent. Et les habitants en souffrent car cela nuit grandement à leur sommeil. »

Trois Unions de Quartiers (Notre Dame, Centre ville et Condorcet Championnet) ont adressé une lettre à Eric Piolle a révélé le site d’information Place Gre’Net.

40 000 GRENOBLOIS CHASSÉS DE CHEZ EUX 

Elles recouvrent ensemble une zone  où habitent environ 40 000 personnes.  Si le centre-ville de Grenoble a toujours été animé et relativement bruyant, les choses se sont nettement dégradées depuis cinq ou six ans, jugent les habitants rapporte le site. « Rue Gaché, c’est du mardi au samedi, de 20 heures à 2 heures du matin ! »,  dit un riverain excédé.  Bilan pour la soirée du mardi 21 novembre rue Auguste Gaché du portail de sono vigilance de la Ville de Grenoble : de 22 heures à 1 heure du matin, le volume sonore avoisine fréquemment les 60 décibels.

« ON A L’IMPRESSION QUE LE MAIRE NE RÉGULE RIEN DU TOUT »

« On ne dit pas qu’il faut tout ouvrir ou tout fermer, mais qu’il faut réguler. On a l’impression que le maire ne régule rien du tout », juge Lorie, une  riveraine. Réguler de quelle manière ? En imposant un numerus clausus sur les terrasses des bars, proposent les unions de quartier. « Nous ne sommes pas contre l’animation, mais il y a deux poids deux mesures : tout pour les événements qui participent au dynamisme de la vie, et une situation invivable au quotidien. »

QUE E.PIOLLE AVOUE: « JE FAIS LE CHOIX DE PERDRE TEL QUARTIER »

Avec les questions que cela soulève concernant les normes de sécurité mises en vigueur à l’occasion de ces moments festifs.  Au Maire « Nous lui posons la question : quels sont les objectifs que vous comptez prendre pour l’avenir du centre-ville ? Quelle est votre vision ? Et nous lui demandons une rencontre publique pour qu’il s’exprime en disant : “Voilà ce que je vois.” ».

Que le centre-ville de Grenoble soit, au final, déserté par ses habitants et ne devienne plus qu’un alignement de bars fermés la journée et ouverts la nuit. « C’est un choix, mais qu’on nous le dise. Que le maire nous dise : “Je fais le choix de perdre tel quartier pour l’abandonner à l’animation”.

« SI VOUS N’ÊTES PAS CONTENTS VOUS PARTEZ »

Et pas juste : Si vous n’êtes pas contents, vous partez” », juge Jean-Pierre Gambotti, membre du conseil d’administration de l’UHCV.   Avec les nuisances sonores, et parfois les dégradations, de plus en plus coutumières : bris de bouteilles, poubelles renversées voire incendiées, rétroviseurs arrachés…

 

« LE MAIRE JOUE à L’APPRENTI SORCIER » 

« Descendez de votre vélo et agissez ! », s’agace un habitant.   « Le maire joue à l’apprenti-sorcier, donne beaucoup de libertés, n’arrive pas à maîtriser, et demande ensuite au préfet de s’occuper de ses propres turpitudes ! »

« NOUS N’AVONS PLUS CONFIANCE DANS LES ENGAGEMENTS de la MAIRIE »

Clairement, la municipalité n’est pas en odeur de sainteté auprès des unions de quartier précise encore Place Gre’Net. « Nous n’avons plus confiance dans les engagements de la mairie. Elle disait ne plus vouloir de nouvelles terrasses pour les bars et, comme par magie, elle donne des terrasses. Elle a dit qu’elle n’autoriserait les terrasses que jusqu’à 23 heures et, finalement, c’est jusqu’à une heure du matin ! », s’emporte Gérard Hudault.

« AVEC LA PIÉTONISATION ÇA RISQUE DE S’ACCENTUER… » 

Quant à la piétonnisation du centre-ville, elle suscite encore plus d’inquiétudes. « Avec la piétonnisation, ça risque de s’accentuer. On a vu les demandes de terrasses en augmentation. Ils souhaitent que les trottoirs soient occupés, accordent beaucoup de terrasses sur les places de parking. On le voit rue Montorge : il n’y a pas encore de terrasses et déjà, le soir, [il y a] cinquante personnes debout autour du bar », observe ainsi une habitante.

« LE MAIRE NE PREND PAS EN COMPTE LES EFFETS SUR LA SANTÉ »

Dernier aspect mis en avant par les unions de quartier : l’enjeu de santé publique soulevé par cette importante consommation d’alcool. Ainsi que par le manque, ou la mauvaise qualité de sommeil des riverains de ces zones très fréquentées la nuit. « Le maire ne prend pas en compte ces deux effets sur la santé. Nous, nous lui disons : “Descendez de votre vélo ! Ouvrez les yeux, écoutez et agissez ! », s’agace pour conclure Jean-Pierre Gambotti.

La dégradation du centre ville comme la chute de la valeur des biens sont des signes qui ne trompent pas sur cette évolution inquiétante du devenir du coeur de ville.

Source : article Trois unions de quartier interpellent Éric Piolle sur les nuisances sonores nocturnes | Place Gre’net – Place Gre’net

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