« GRE’MAG » PIÉTINE LA DÉONTOLOGIE JOURNALISTIQUE

TOUT VA BIEN, place GRENETTE ça DÉMÉNAGE pour GRAND PLACE
LREM: DEUX DÉPUTÉES S'OPPOSENT EN ISÉRE

Le directeur de la publication s’appelle Eric Piolle. Pour le numéro de décembre le directeur de la Rédaction était encore Erwan Lecoeur. Pourtant, comme la déontologie  journalistique le commande,  un journal qui a commis une faute avérée d’information rétablit la vérité dans l’édition suivante par respect pour ses lecteurs.

La Pravda grenobloise avait publié une somme d’articles » et « dossiers » caricaturaux tel que présenter le projet  de l’esplanade sans citer une seule fois la construction de logements ! Rappelons que, depuis, l’Union de Quartier et l’Union des Commerçants sont allé jusqu’à lancer « Ce projet est une escroquerie morale » ( DL 30/10/17) . C’est dire.

« LES SENIORS BIEN DANS LEUR VILLE » : + 278 % D’AUGMENTATION DE L’ABONNEMENT TRANSPORTS EN COMMUNS

Le numéro de décembre, lui, explique  « les seniors bien dans leur ville ». Il n’est pas question dans l’article de l’augmentation de 278 % de l’abonnement aux  transports en communs pour les plus de 75 ans. Et pour cause. Gre’Mag a pour triste rôle de tenter de rééquilibrer l’image de la municipalité après cette décision désastreuse. Le magasine municipal, contrairement aux engagements d’Eric Piolle, est devenu un outil pour colmater les bévues municipales et marche au canon.

Mais à côté de ces tricheries grossières, de ces omissions, de ces fausses présentations, dans le numéro de novembre un portrait avait été consacré à Pierre Frappat.

Pierre FRAPPAT : FLAGRANT DÉLIT DE MENSONGE

Lequel affirmait notamment  « j’ avais envie de produire une information le plus possible dégagée des influences » (!).  Patron du journal municipal de Dubedout (PS) aussi ouvert que celui de Piolle, conseiller municipal chargé de l’information de la majorité PS/PC de l’époque, militant respectable comme chaque Grenoblois qui défend son opinion. Mais tout sauf observateur indépendant « dégagé des influences » politiques.

Il soutient d’ailleurs encore toutes les réalisations de  l’urbanisme Dubedout (Villeneuve, Très Cloitres, Lys Rouge…) avec une fidélité militante qui démontre de l’obstination dans le déni tant ces réalisations sont une catastrophe sociale, dont les conséquences graves se font sentir encore durement aujourd’hui.

SI CE N’EST LUI, C’EST DONC SON FRÉRE

Mais Gre’Mag voulait tellement bourrer le crâne en libérant Pierre Frappat de ses attaches partisanes à gauche que le magazine municipal lui donnait les titres qu’il n’a jamais eu: « directeur de la rédaction du Monde au début des années 90 puis directeur du journal La Croix de 1995 à 2009 ». Ça crédibilise un homme. Sauf que ce n’est pas lui, mais son frère, Bruno Frappat . »Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse… » écrivions nous le mois dernier.

Nous attendions que le numéro de décembre, par respect des Grenoblois qui sont aussi les contribuables qui paient Gre’Mag, corrige sa faute et publie au moins un erratum. Fidèles à leur méthode Eric Piolle et Erwan Lecoeur ont décidé de n’en rien faire.

PAS de  HAUT LE COEUR DES PROFESSIONNELS de L’INDIGNATION 

Ainsi ceux qui ne lisent pas encore « Grenoble, le Changement » ne savent pas que l’information était fausse. Notons que ce nouveau flagrant délit de mensonge ne donne pas de hauts le coeur aux journalistes engagés -dont nous avons la charité, nous, de taire les noms- si prompts à dénoncer la moindre erreur de notre collectif ou d’un élu de droite.

Mais cette entorse grave à l’éthique pose aussi un problème aux journalistes qui figurent dans l’ours de la publication et la cautionnent : Isabelle Touchard, Annabel Brot, Patrick Coulmeau, Emdé, Julie Fontana, Richard Gonzalez, Philippe Mouche, Auriane Poillet, Fréderic Sougey.

PERTE TOTALE de CRÉDIBILITÉ DANS L’INFORMATION et LES JOURNALISTES AFFECTÉS 

On a vu avec le « grand oral » d’Eric Piolle que même  l’Institut d’Etudes Politiques très proche de la municipalité ne maitrisait plus les cartons rouges qui ont débordé.

Même si on comprend que  la majorité Rouge/Verts impose sa loi au journal municipal, il est une limite à partir de laquelle la perte totale de crédibilité dans l’information et le refus d’appliquer les règles de la profession entache d’une manière indélébile ceux qui affichent leurs noms et couvrent ces manquements.

Même des  étudiants de Sciences Po ont prouvé qu’on pouvait avoir une réaction de conscience par rapport à l’exigence de vérité. Alors des journalistes…

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