LOGEMENT : « PLUS PERSONNE NE VEUT ACHETER » à GRENOBLE SELON 20MINUTES

MAISON du TOURISME : SYMBOLE de L'ACCUEIL d'Eric PIOLLE
Parc Paul MISTRAL: CAMP EN FORMATION

 

La vérité éclate. Elle fait mal, très mal. Le logement est sinistré à Grenoble comme nous l’avons souligné -un peu seuls- sur la base des faits et des chiffres que nous constations.

Sous la signature de Caroline Girardon  le journal 20Minutes dresse le bilan accablant d’une politique de bétonisation massive accompagnée d’un nombre de logements sociaux aussi massif. Une catastrophe.

LES BIENS ONT PERDU 15 % de LEUR VALEUR EN 15 ANS 

« A  Grenoble les prix de l’immobilier continuent globalement de baisser. De 8 % en moyenne chaque année depuis 5 ans, selon la plateforme meilleursagents.com. « Ils ont même chuté de 15 % en dix ans alors qu’ils ont remonté après la crise, dans la plupart des grandes villes de France », observe Thomas Lefèbvre.

« Il faut désormais compter en moyenne 2.200 euros le mètre carré pour un appartement et 2.700 euros pour une maison » poursuit le journal. Certains sont subventionnés à 1000 € le M2 sur la presqu’ile et d’autres rénovés pour 93 000 € par appartement à Villeneuve. Les élus de gauche et Verts  sont schizophrènes en matière de logement.  Afin que les grenoblois puissent juger ce qu’est devenu leur ville il suffit de préciser qu’à Bordeaux -à deux heures de Paris en TGV il est vrai !-  le prix le plus bas tourne autour de 3 000 € le M2.

A GRENOBLE des LOGEMENTS SONT INVENDABLES 

A Grenoble ce prix moyen de 2.200 M2 ne veut même plus rien dire : des appartements ont invendables dans le sud de la ville. Place des Géants un 80 M2 ne trouve pas preneur à 60 000 € ! Au Village Olympique il en est de même. Mais au centre ville dans les immeubles  ou l’OPHLM présidé par E.Piolle a acquis des logements et attribué n’importe comment,  les appartements perdent plus de 30 % de leur valeur.

LES VENTES ONT DÉGRINGOLÉ de 30 % 

Mais souligne 20Minutes malgré ces baisses « les acheteurs ne courent pas les rues. La situation est même jugée inquiétante par certains professionnels du secteur. « Le nombre de ventes baisse constamment et il diminue beaucoup », relève Fabien Caminotti. Et de préciser : « Depuis cinq ans, les ventes chutent de 3 % chaque année. Selon certains secteurs, elles ont même dégringolé de 30 % ».

« LE FAIT DE VOULOIR CHASSER LA VOITURE du CENTRE VILLE » 

De façon très pudique Martine Manhes, conseillère en immobilier estime que « les changements politiques opérés par le maire de la ville n’y sont pas étrangers ». Notamment le « Le fait de vouloir chasser la voiture du centre-ville ». Seulement la baisse est amorcée depuis une quinzaine d’années.

TRANSFORMER TOUT GRENOBLE EN QUARTIER PÉRIPHÉRIQUE

Depuis que le Plan Local d’Urbanisme (PLU)  voté sur proposition de Pierre Kermen alors Adjoint (Verts/Ades) de Destot (PS) à l’urbanisme a mis en oeuvre cette bétonisation et cette paupérisation de la ville. Plutôt que de maitriser et sortir de la misère les grands quartiers de HLM que Grenoble possède sur son territoire les élus ont préféré transformer tout Grenoble en quartier périphérique.

« UNE VILLE QUI N’EST PLUS TRÈS SÉCURISÉE A FAIT FUIR les GENS » 

20minutes confirme et met le doigt ou ça fait mal rejoignant les analyses des causes que nous avons si souvent développées : « Autre raison : la délinquance et la criminalité. « Avoir une ville qui n’est plus très sécurisée a fait fuir les gens », avance Martine Manhes. « En 2010, avant les émeutes de Villeneuve, on vendait en moyenne 24 logements par an dans ce quartier. En 2011, deux seulement ont été vendus et aucun en 2012 », confirme Fabien Caminotti. Et de citer un autre exemple : « Après l’incendie volontaire de la gendarmerie  on a constaté que des transactions de 220.000 euros qui étaient en attente, avaient tout simplement disparu. Elles ont été retirées…»

« LA RÉALISATION DE VASTES ENSEMBLES IMMOBILIERS A DÉRÉGLÉ LE MARCHÉ »

D’ailleurs  20Minutes pointe cette catastrophique politique urbanistique engagée sous Destot: « la réalisation de vastes ensembles immobiliers, érigés sous les autres municipalités, a également déréglé le marché. « Dans des quartiers comme Vigny Musset, on a beaucoup construit de logements neuf en TVA 5,5 %. Par conséquent : des appartements des années 60 situés au quatrième étage sans ascenseur et sans aucune isolation extérieure, ne se sont plus vendus ».

UNE PERTE DE 50 à 60 000 € PAR RAPPORT AU PRIX D’ACHAT 

« Quand les prix se sont effondrés, la baisse s’est répercutée dans les autres quartiers ». Et aujourd’hui, la situation reste très tendue. « Depuis 2012, je n’ai aucun client qui a gagné d’argent sur la revente de son appartement. Certains ont même perdu 50.000 à 60.000 euros par rapport au prix d’achat », révèle Fabien Caminotti. « Un appartement acheté 215.000 euros en 2010 se revendait 165.000 euros, cinq ans plus tard », confirme Martine Manhes. « La situation est la même que celle de villes comme Saint-Etienne où le chômage dépasse les 10 % « .

LA PAUPÉRISATION de la VILLE EXPLOSE AVEC E.PIOLLE 

Mais c’est pareil partout. Caserne de Bonne, demain sur le site Raymond à Berriat, après demain à l’esplanade. Tous les vendeurs y compris dans le centre Haussmanien annoncent brader le prix de leur logement: la paupérisation de la ville qui avait progressé sous Destot explose sous les coups de Piolle .

LES OPÉRATEURS CHERCHENT à MINIMISER le DRAME

Jusque là tous les opérateurs faisaient état des difficultés mais maintenaient un langage positif. Les propos tenus  lors du dernier salon de l’Immobilier à Alpexpo ont été  d’ordre commercial. Le « Dauphiné Libéré » associé à l’opération ne pouvait que les répercuter quotidiennement pour soutenir le marché. Agents immobiliers, promoteurs, et tous ceux qui gravitent autour de ce secteur et qui en vivent, ceux qui bénéficient de la manne publicitaire considérable des promotions immobilières, tous cherchent à maintenir l’illusion et à minimiser le drame. On les comprend.

Bien entendu Christine Garnier la vice Présidente (Verts/Ades) au logement fait la sourde oreille et répète les poncifs éculés du discours sur le logement répété depuis 20 ans avec le succès que l’on voit ! Elle est démentie sur son propre compte twitter :

« MALGRÉ LA BAISSE des PRIX, PLUS PERSONNE NE VEUT ACHETER »

Mais dire la vérité n’est pas faire du Grenoble Bashing. Si on est libre des intérêts comme nous le sommes il est de notre devoir d’alerter les acquéreurs sur la moins value qu’ils vont faire quel que soit le quartier ou ils achètent. Mais même sans nous le marché l’a compris. « Malgré la baisse des prix, plus personne ne veut acheter » écrit 20Minutes.

Il est une fois de plus démontré que l’appauvrissement généralisé ne servait personne y compris en matière de logement. « Si le marché ne s’est pas totalement effondré, c’est notamment parce que Grenoble est une ville étudiante » poursuit Martine Manhes.

UNE CONJONCTION EXPLOSIVE POUR LA VILLE 

Pour combien de temps ? La conjonction de la bétonisation intensive, de la prise du pouvoir par l’économie souterraine de quartiers entiers et sa pénétration exponentielle dans l’économie locale , des 50 % de HLM imposés dans tous les nouveaux ensembles et  l’acquisition de logements sociaux dans les propriétés privées, d’une délinquance  endémique de 63 % supérieure à la moyenne des villes comparables, d’un abandon des tâches de base d’une municipalité (propreté, embellissement, espace public maitrisé), à la fin de la mixité des déplacements par la fermeture de l’accès de la ville à l’automobile, rend la ville  explosive.

TIRER A NOUVEAU GRENOBLE VERS LE HAUT 

Personne ne peut savoir jusqu’ou ira la chute de la valeur des biens.

Les collectifs de citoyens qui travaillent autour d’Alain Carignon on fait cette analyse depuis longtemps. Ils proposent un autre avenir pour Grenoble. Le logement n’est qu’un facteur d’une politique globale pour tirer à nouveau Grenoble vers le haut pour tous.

Installation des administrations municipales et para municipales dans les quartiers afin d’arriver à 1/3 d’activités, vente de HLM et co-propriétaires constituant le deuxième tiers, la part des HLM occupant le dernier tiers.

MORATOIRE SUR LA BÉTONISATION, VIDÉO PROTECTION 24 h SUR 24

Moratoire sur la bétonisation tant que l’équilibre de la ville ne sera pas rétabli, les équipements publics (écoles) les espaces verts (il reste moins de 12 M2 par habitant!) et sportifs correspondant aux besoins créés.

Installation d’un réseau de vidéo protection relié 24h sur 24 à la police, captant les numéros minéralogiques des voitures volées, à l’échelle de l’agglomération, renforcement et armement de la police municipale, avertissements et amendes aux familles de délinquants mineurs qui bénéficient de services ou de logements municipaux.

APPELS D’OFFRES INTERNATIONAUX POUR RELANCER L’EMPLOI

Appels d’offres internationaux pour les éléments du patrimoine abandonné afin de  faire engager des travaux créateurs d’emplois par l’initiative privée, vente d’Alpexpo dans les mêmes conditions , autant de recettes affectées à la lutte contre l’insécurité, pour la propreté et l’embellissement de la ville et au maintien d’un haut niveau de services (culture, bibliothèques, sportif).

A.CARIGNON : LA SPIRALE POSITIVE EST TRÈS RAPIDE DANS SES EFFETS 

En énumérant ces propositions concrètes Alain Carignon a coutume de donner l’espoir en expliquant que la spirale d’un nouveau départ positif est très rapide car les effets se conjuguent y compris au plan médiatique. En reprenant confiance les grenoblois retrouveraient vite de la valeur à leur ville et à leurs biens. Celle-ci serait à nouveau observée positivement.

En constatant tristement les effets négatifs des politiques engagées jusque là , en les décrivant sans fard inutile car nous avons un devoir de vérité,nous proposons en même temps des solutions pour demain, pour sortir Grenoble des crises.

LES GRENOBLOIS DOIVENT CHOISIR LE COURAGE 

Avec Alain Carignon nous sommes ceux qui ont le mieux scruté et anticipé ces crises . Nous en avons décrit inlassablement les effets. Nous avons travaillé d’arrache pied pour trouver des solutions. Au fur et à mesure que les événements malheureux confortent nos analyses nous proposons aux Grenoblois de choisir  le courage pour les mettre en oeuvre.

Soutenez le collectif : partagez cet article et faites découvrir le site à vos proches !

Un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *