Parc Paul MISTRAL: CAMP EN FORMATION

LOGEMENT : "PLUS PERSONNE NE VEUT ACHETER" à GRENOBLE SELON 20MINUTES
TRANQUILLEMENT, E. PIOLLE (Verts/PG) ABAT son 3ème TILLEUL au JARDIN DE VILLE

Il semble que ça recommence. Après l’avenue Esmonin et le campement aux abords du Stade des Alpes des occupants se réinstallent dans le secteur. Le dernier démantèlement avait donné lieu à un certain nombre de relogements.

 » Une explosion de la fréquentation »  Les mots sont forts, pour désigner une augmentation de 30 % de l’occupation des accueils de jour, par rapport à l’an dernier. La faute, entre autres, à la crise migratoire » avait écrit le DL (20/10/17) il y a quelques jours . 6 associations réunies au Fournil – lui-même menacé par la municipalité Piolle- avaient tiré la sonnette d’alarme.

A.DENOYELLE ( Verts/PG) BAISSE LE BUDGET du CCAS de 600 000 € 

Alain Denoyelle l’Adjoint (Verts/PG) au social qui fait baisser encore cette année le budget du CCAS de 600 000 € est acculé. Le même qui avait déclaré au deuxième conseil municipal de la mandature Piolle que l’hébergement des étrangers en situation irrégulière était « inconditionnel » à Grenoble mouline maintenant du vide face au déferlement.  La municipalité a t il déclaré devant les associations joue « son rôle d’in­terpeller, de rappeler. On fait le lien avec les autorités et le Département » (!). On l’a connue plus vantarde en paroles.

Richard DIOT ( Point d’eau) :  » QUELQUE CHOSE S’EFFONDRE MAIS RIEN N’A ETE PENSÉ POUR APRÉS » 

Mieux  que de l’immobilisme à Grenoble la municipalité fait marche arrière. «On marche sur la tête», s’est emporté Richard Diot. Le di­recteur de Point d’eau, qui ré­ceptionne parfois le double de sa capacité d’accueil, pointe du doigt « un sujet gravissime dont personne ne dit rien ». Pire encore, il dénonce un dé­litement de l’action sociale à Grenoble, mis en évidence par la fermeture récente du Service intercommunal d’ac­cueil « qui permettait d’accé­der à un référent social », et de l’association Roms Action. « Il faut qu’il y ait un dispositif d’accompagnement social pour que notre action ait du sens. Quelque chose s’effon­dre mais rien n’a été pensé pour après. » ( DL du 20/10/17) 

A.DENOYELLE A TENTÉ de METTRE LES DIFFICULTÉS SUR le DOS de L’ÉTAT 

Ceux qui ont lancé les appels d’air observent la noyade de tous les intervenants et ces misères qui s’accumulent et viennent se heurter à l’impossible. Pitoyable sur un sujet a dimension d’abord humaine, Alain Denoyelle, politicien jusqu’à l’os ,  avait tenté de mettre les difficultés sur le dos du Préfet regrettant  » l’inaction de l’État au sujet des anciennes tours du Crous au Village­ Olym­pique pour les transformer en centre d’hébergement, ce qui créerait 150 places dans ce bâtiment inoccupé qui ap­ partient à l’État. Mais pour l’instant, il n’y a pas d’ap­pels à projet de leur part pour démarrer quelque chose. « ( DL du 20/10/17) .

L.BEFFRE, Préfet de L’ISÉRE:  » LE DÉPART du FOURNIL EST INTÉGRALEMENT LIÉ à UNE DÉCISION de la VILLE »

Pas de chance, Lionel Beffre, le Préfet de l’Isère a répondu sèchement que  » C’est sur initiative de l’État que le projet, actuellement en préparation a été initié dès le mois de décembre 2016[…]Le choix de la procédure,une concession de services,est une procédure longue,avec avis d’appel à candidature européen obligatoire, s’agissant d’une concession sur plusieurs années d’un bien de l’État,permettant de pérenniser des places d’hébergement et un accueil de jour. La finalisation de la procédure est en cours  « 

Au passage le Préfet rappelle que c’est bien la municipalité Piolle qui a décidé de déloger le Fournil du site Flaubert pour le bétonner : « le départ de ses locaux de la ZAC Flaubert est intégralement lié à une décision de la Ville de Grenoble, propriétaire des lieux » 

LE VILLAGE OLYMPIQUE et le SUD de GRENOBLE ONT BESOIN de 150 MIGRANTS SUPPLÉMENTAIRES? 

Mais personne ne se pose la question de savoir s’il est bien opportun de situer au Village Olympique , dans les quartiers sud qui subissent une violence endémique encore 150 logements de migrants? Est-ce le meilleur moyen de tirer ces quartiers vers le haut et les sortir de leur état? Pour ces migrants est ce le cadre qui permettra leur intégration et  leur adhésion aux valeurs de la République ?

LA MUNICIPALITE SANS ÉTHIQUE de RESPONSABILITÉ

Les réponses à ces questions sont connues. Sur ces dossiers à côté de l’humanitaire qui fait ce qu’il peut et des solidarités actives qui forcent l’admiration comme ces familles qui accueillent chez elles un ou des migrants, il manque à la municipalité Piolle une éthique de responsabilité.

Ce n’est pas la plus aisée. Mieux vaut présenter son profil séduisant. Mais l’opposé de la responsabilité c’est l’irresponsabilité dont sont victimes les malheureux qui croient trouver à Grenoble, un logement, un emploi, une protection sociale et de santé . A côté de ceux qui utilisent ces réseaux pour développer une délinquance insupportable qui se lit quotidiennement dans la rubrique des faits divers du « Dauphiné Libéré ».

LES GRENOBLOIS SONT AFFECTÉS DANS LEUR VIE QUOTIDIENNE 

Les grenoblois eux aussi sont des victimes: affligés  de leur impuissance et plein de compassion face à ces populations , mais dont ils mesurent bien qu’elles ne sont pas uniformes et n’ont pas toutes les mêmes motivations,  choqués que la municipalité Piolle soit si peu à la hauteur des déclarations et appels d’air dont elle s’était gonflée devant les médias, affectés dans leur vie quotidienne par l’impact de cet apport exogène massif qui déséquilibre la ville.

LA MUNICIPALITÉ A DÉCOURAGÉ LES ASSOCIATIONS, PRODUIT Du REPLI SUR SOI et de la MÉFIANCE 

La reproduction  des camps  qui renaissent et la répétition des valses hésitations de la municipalité qui , comme avec les squats, fait tout et son contraire, accroit le délitement du sens commun et du vivre ensemble.

Au final, au lieu d’avoir mobilisé les grenoblois sur des objectifs raisonnables d’accueil et d’intégration d’une part de la misère du monde, la  municipalité a découragé les associations, créé du repli sur soi, de la méfiance et parfois du sauve qui peut. Quel bilan!

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