LOCATAIRES HLM de JOUHAUX MENACÉS : ILS N’ONT JAMAIS VU LE MAIRE

GRENOBLE, JEUDI à 8h30 : le DÉSERT de E. PIOLLE
LES TARTARINS DE GRENOBLE ABUSENT de la COM' SUR FONDS PUBLICS

« Enfin, les habi­tants attendent de pouvoir rencontrer “leur” maire.  Mais cela paraît plus com­pliqué… »termine le DL (3/10/17)  dans son compte rendu de la réunion entre Olivier Véran le Député (gauche opportuniste) et les habitants des 3 et 5 rue du 140 ème RIA à Jouhaux.

Depuis janvier ils demandent un relogement d’urgence du fait de la prise en main des deux tours par les délinquants : le Maire qui est aussi le Président de l’OPHLM qui les loge n’a pas eu le temps de leur répondre et de les voir !

E.PIOLLE : « CONTRAIREMENT à MES DEUX PRÉDECESSEURS… »

Pourtant dans le DL du lendemain (4/10) à propos de l’insécurité il pérore  et continue de tricher:  « personne ne peut dire que je ne suis pas sur le terrain, je n’ai qu’un mandat et je l’occupe à temps plein, contrairement à mes deux prédécesseurs. Quant aux quartiers sud, j’y vais au moins trois fois par se­maine. » 

Alain CARIGNON, MAIRE, MINISTRE ou PRÉSIDENT du DÉPARTEMENT PRÉSENT DANS LES RUES de GRENOBLE

Outre que 3  de ses prédécesseurs- et pas deux- n’exerçaient pas qu’un seul mandat,  tous les grenoblois qui ont connu cette période se souviennent des passages en solitaire d’Alain Carignon, Maire de Grenoble,  dans tous les quartiers de Grenoble afin d’établir  un contact direct, sans filtre, avec les grenoblois et leurs problèmes. Qu’il soit Ministre ou Président du Département n’y changeait rien, sauf à décupler son efficacité pour actionner les leviers et apporter des solutions.

E.PIOLLE PRÉSIDENT DES HLM N’A NI RENCONTRÉ les 30 LOCATAIRES en DANGER NI TRAITÉ LE DOSSIER 

Or Eric Piolle qui ne cumule que la présidence de l’OPHLM  et la Mairie de Grenoble n’a pas été en capacité de traiter la vie de 30 locataires désespérées par la situation. Ni même de les rencontrer. Il est vrai qu’il a fait publier un sondage selon lequel 70 % des habitants des HLM sont satisfaits !  Quant à Olivier Véran , qui figurait déjà dans la majorité précédente, Député et suppléant de Geneviève Fioraso (PS) Adjointe au Maire de Grenoble, Première Vice Présidente de la Métro, il n’est pas un nouveau né.

O.VÉRAN (opportuniste) S’OCCUPAIT à ÊTRE MINISTRE ou PRÉSIDENT de COMMISSION à L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Il aura fallu attendre le début du mois d’octobre pour qu’il consente à rencontrer les électeurs de ce quartier qui appartiennent à sa circonscription. Il était occupé jusque là à annoncer qu’il serait Ministre de la Santé, puis Président de commission à l’Assemblée Nationale. Il n’a été ni l’un ni l’autre. Il retombe sur terre.

LES ÉLUS ANNONCENT  UNE « DÉCLARATION COMMUNE » (!) 

Malheureusement si on en croit le compte rendu les locataires ont été à nouveau promenés. Olivier Véran leur a assuré en effet que « tous les acteurs étaient préoccupés par le sort du quartier Jouhaux. » (!). Ces « acteurs » qui gèrent Jouhaux depuis 22 ans.  Il va y avoir une « déclaration commune pour le retour de la police de proximité ». A partir de 2018 « l’État devrait lancer un appel à candidature pour les villes favorables à expéri­menter la police de sécurité du quotidien » …`

GRENOBLE REVIT LA CRÉATION de « la ZONE PRIORITAIRE de SÉCURITÉ… » ( ZSP) 

N’en jetez plus. Grenoble revit la com’ sur les  ZSP , les Zones Prioritaires de Sécurité lancées par Manuels Valls en 2012, peu avant les élections municipales. M.Destot, J.Safar et G.Fioraso, soutenus par O.Véran  tenaient déjà les mêmes propos sur la candidature de Grenoble. Ça permet de gagner un an. Puis leur mise en place qui ne change rien et dont on ne parle plus, car il s’agit de vent, nous conduit 3 ans plus tard sur le chiffre faramineux de 7000 actes de délinquance de plus que la moyenne des villes comparables. Peu importe le résultat, pourvu qu’on tienne un discours.

Mais maintenant les habitants de Jouhaux et l’Alliance Citoyenne qui les soutient parlent aussi de « demander des moyens pour la prévention spécialisée, une autre réponse que le tout sécuritaire ». Visiblement on comprend que la situation « se normalise ». A la grenobloise.

LES HABITANTS SE METTENT EN RETRAIT : LA NORMALISATION EST EN MARCHE 

Il faut se mettre à la place des habitants qui sont intervenus publiquement à leurs risques et périls. Eux  croisent quotidiennement les dealers, reçoivent les menaces, subissent les incendies, observent les coups de feu aux pieds des tours. Après 8 mois sans que rien ne se soit passé, le message a été entendu : ils ont compris qu’ils ne seraient jamais relogés ailleurs. Ils n’ont rien à attendre des autorités censées faire  respecter la loi et la tranquillité publique. Ils doivent s’en remettre au vrai pouvoir.

L’ORGANISATION DE TYPE MAFIEUX de la VILLE PROGRESSE ENCORE

Un quartier supplémentaire va connaitre une organisation de type mafieux, comme à l’Alma/Très Cloitres, comme à Mistral, comme dans des secteurs de Villeneuve et de Teisseire, comme au centre ville ou cette économie souterraine prend place, progresse et règle ses comptes à la kalachnikov. Par leur immobilisme Eric Piolle et Olivier Véran abandonnent des populations entières qui n’ont pas d’autre ressource que de se taire pour continuer à vivre.

A LA RACINE LES ÉLUS LOCAUX NE PRENNENT PAS LES CHOSES EN MAINS

Ils savent bien que la police de proximité, le renforcement des effectifs ne sont rien si, à la racine, les élus locaux ne prennent pas les choses en mains : arrêt de la bétonisation à outrance, attributions de logement avec un critère de tranquillité publique, contrôles et amendes, présence quotidienne des services publics dans les quartiers,  tolérance zéro à la première incivilité,  installation des bureaux de la mairie et du maire lui-même à Villeneuve, déplacement  de  GEG d’Europole  dans une tour de Jouhaux comme le demande Alain Carignon, caméras de vidéo protection reliée 24 h sur 24 à la police, capture des numéros minéralogiques pour détecter les voitures volées… les solutions existent et peuvent être mises en place à l’échelle de l’agglomération.  Elles changeraient la donne. La peur changerait de camp.

E.PIOLLE FAIT du DESTOT: « IL FAUT UNE POLITIQUE STRUCTURELLE » 

Mais Eric Piolle (Verts/PG) Christophe Ferrari (PS)Renzo Sulli (PCF) qui répondent au DL (4/10/17) sur les questions de sécurité continuent à aligner leurs poncifs. Ils ne veulent pas changer de politique. Pour Eric Piolle en effet « Il ne faut pas réagir au fait divers, il faut une politi­que structurelle et cela passe par une implication des élus au quotidien. »Les Grenoblois sont rassurés par ces solutions si innovantes et fortes ! C’est du vide de Destot dans le texte.  Car cette politique « structurelle »,  ils en mesurent les résultats après tant d’années d’application dans la ville qui explose.

LA PETITE DÉLINQUANCE et LE TERREAU DE LA GRANDE 

Les élus se protègent en expliquant qu’ils ne peuvent pas lutter contre le grand banditisme alors que toute leur politique en fait le lit. Depuis la petite délinquance installée sur les territoires, la grande prospère à l’abri et recrute dans ce terreau. En laissant brûler sans rien faire un gymnase , un théâtre ou un collège, les élus encouragent ce mouvement qui grandit et va tout submerger.

Ce sont eux qui décident des attributions de logements, ce sont eux qui construisent  la vie des quartiers par le peuplement qu’ils choisissent : depuis 22 ans.

LA DÉLINQUANCE NE RENCONTRE AUCUNE RÉSISTANCE SÉRIEUSE 

La séquence qui semble s’achever  à Jouhaux n’est pas une bonne nouvelle. Il ne se passera rien. Les forces qui avancent à chaque étape et mesurent qu’elles ne rencontrent aucune résistance sérieuse vont continuer à progresser. Ne seront jamais rassasiées. Les Grenoblois doivent s’habituer à entendre les balles siffler, les kalachnikov tirer, les grosses cylindrées aux chauffeurs armés circuler, à supporter les agressions au couteau pour un portable. Ça ne fait que commencer. Même si le consommateur lambda ne le mesure pas à la devanture du magasin, les conséquences sont et seront aussi de plus en plus économiques du fait  du business sans rapport avec l’économie réelle. Plus cette part va augmenter, plus les acteurs réguliers vont fuir ou ne pas venir. Chacun voit bien à l’oeil nu ces commerces sans clients nombreux dans les quartiers qui progressent partout et ne sont que des machines à blanchiment.

UN GRENOBLOIS:  « PLUS ON LAISSE FAIRE, PLUS CE SERA DIFFICILE de REVENIR EN ARRIÈRE » 

Certes Grenoble n’est pas devenue une sorte de Naples en 3 ans. la municipalité Destot (PS) porte une lourde responsabilité. Mais l’accélération est évidente à cause de cette conjonction multiplicatrice engendrée par  les annonces et les décisions de la municipalité Piolle.

Il faudra un jour stopper cette engrenage. Un grenoblois, commerçant de la rue des Clercs a parfaitement résumé ce qu’il en est  « le crime paie parce que l’argent de la drogue intègre l’économie légale, les dea­lers gagnent énormément d’argent. Et plus on laisse faire, plus ce sera difficile de revenir en arrière « . (DL du 3/10/17).

CERTAINS QUARTIERS OU LA VILLE GÉRÉE PAR L’ETAT ? 

Alain Carignon avait anticipé une fois de plus. Observant finement la réalité, dans le Dauphiné Libéré, il y a 2 ans, en 2015 (25/4/) déjà il rejoignait « la proposition du socialiste Malek Boutih : il faudra que certains quartiers soient gérés temporairement par l’État ». Mais si ça continue ce sera toute la ville.

 

 

 

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