ESTACADE BERRIAT : POURQUOI LA SUPERBE FRESQUE A ÉTÉ EFFACÉE ?

ÉCOLE DIDEROT à BERRIAT : ENCORE des PRÉFABRIQUÉS
SALETÉ : SEULES LES CO-PROPRIÉTÉS PRIVÉES SONT RESPONSABLES selon E.PIOLLE

 

« A ma grande surprise, j’ai découvert hier soir que la fresque qui se trouvait dans le passage sous le pont où passe le train, rejoignant le cours Berriat à la gare de Grenoble, a été effacé. Il s’agissait d’une fresque représentant le train avec des personnages autour, elle était là depuis très longtemps, et avait le mérite d’être plutôt sympa/jolie (du moins à mon goût), et surtout d’éviter les tags horribles habituels que l’on voit pulluler un peu partout à Grenoble (les tagueurs semblent en effet ne pas taguer par dessus une fresque… une sorte de respect dans l’irrespect ?) » nous écrit ce grenoblois .

Expliquant ; Vous pouvez voir deux photos ici, prises hier soir :

«   on peut se demander pourquoi cet empressement pour supprimer cette fresque… Avait-elle récemment accueillie un tag anti-Piolle ?

On voit en effet que certaines parties n’ont pas été recouvertes par la peinture, cela a été fait à la va-vite :

 » Ils n’ont même pas fait l’effort d’enlever les affiches qui se trouvaient sur le mur, la peinture a simplement été appliquée autour d’elles « : 


 » Pourquoi faire l’effort d’enlever cette fresque qui avait le mérite d’égayer un peu ce passage (sale et mal entretenu depuis des années), et ne pas toucher aux « magnifiques » tags présents 10 mètres plus loin ? » 

« S’il s’agit bien d’une action de la municipalité, nous avons décidément des concepts bien différents de pollution visuelle… « conclut ce grenoblois.

On peut en effet penser que cette action commando a été conduite parce qu’Eric Piolle était critiqué sur ces murs. Pourtant, on le sait, la municipalité demande qu’une commission se réunisse avant d’effacer les tags. Sous la présidence éclairée (!) de Corinne Bernard Adjointe (Verts/Ades) aux cultures. Sans son avis c’est interdit…

LA MUNICIPALITÉ : « UN TAG C’EST TOUJOURS UN POINT DE VUE… »

En effet pour la municipalité  « quand les murs re­prennent la parole, c’est peut­ être qu’il y a de plus en plus de choses à dire dans notre socié­té » expliquait  Jérôme Catz. « Ce sont les artistes et égale­ment ces tags, intrusifs, qui peuvent être considérés com­me du vandalisme. Un tag, un graff, c’est toujours une ex­pression, un point de vue. Et même le truc qui paraît moche porte un message, dans l’acte même, dans le risque que prend son auteur. C’est un marqueur de la société. » 

« LES MARQUEURS DE LA SOCIÉTÉ »  DÉRANGENT QUAND E.PIOLLE EST EN CAUSE

Les « marqueurs de la société » qui ont fleuri sous l’estacade n’ont pas du plaire au Grand Timonier. Ils ont été exceptionnellement considérés comme du pur vandalisme. Comme pour la Dragonne place Saint Bruno

Ce qui est stupéfiant c’est l’opacité dans laquelle toutes ces décisions sont prises. Alors que la municipalité  se fait la protectrice de tous les « NIK la Police, ta mère et le reste » et demande que ce soit considéré comme « un point de vue » (!), les grenoblois ne peuvent pas décider si les tags anti-Piolle relèvent de l’insulte ou de la critique exacerbée. Seul le le Guide éclairé peut juger pour Lui-même.

L’ESTACADE DE BERRIAT EST NORMALISÉE : AUSSI DÉGRADÉE QUE LE RESTE

En attendant sous l’estacade de Berriat c’est la tristesse. Les tags qui entourent les rails du tram, l’entrée du parking fermé vont demeurer. Les images bucoliques de la voie de chemin de fer et les personnages ont disparu. Affichage sauvage et slogans en tous genres vont pouvoir pulluler. Décidément le quartier Berriat et  la ville sont chaque jour  de plus en plus apaisés et embellis par la volonté de son Prince.

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