ATTRACTIVITÉ des CADRES: GRENOBLE DISPARAIT du TABLEAU

LES GALERIES LAFAYETTE MENACÉES AUSSI ?
ALPEXPO: LA VALSE des DIRECTEURS CONTINUE

Grenoble décroche encore. Les classements se suivent et se ressemblent. Quant on demande aux cadres qui veulent quitter Paris la ville qu’ils choisissent,  Grenoble a encore disparu du tableau.Pourtant le premier critère qui motive le choix d’une ville est pour 91 % d’entre eux  » la recherche d’un meilleur cadre de vie (nature, mer, montagne) « 

Grenoble devrait être number one. Elle est au niveau de Brest et Rouen.

LA CAPITALE DES ALPES PASSE de la TÊTE à LA QUEUE 

L’étude réalisée par « Cadre emploi » auprès de 2600 cadres a Parisiens est très décevante pour Grenoble. 80 % des cadres sont prêts à quitter Paris mais Grenoble n’apparait pas dans les 10 premières villes citées dans lesquelles ils « aimeraient vivre ». La capitale des Alpes a caracolé en tête dans les années 90 avec la municipalité Carignon, étant alors plus attractive que Lyon comme le rappelait récemment Pierre Streiff le Président du Medef38. Désormais c’est Lyon qui est la 3 eme ville de France ou les cadres Parisiens aimeraient vivre , juste derrière Bordeaux et Nantes.

LA PAUPÉRISATION de la VILLE et la DÉLINQUANCE FONT du MAL 

La paupérisation de la ville comme le haut niveau de délinquance deviennent des plaies endémiques qui font du mal. La municipalité multiplie les discours sur ces sujets – comme on le voit actuellement sur la prostitution- afin de donner un alibi à son immobilisme. Mais la situation s’aggrave dans tous les quartiers et au centre ville.

Le mail adressé aux réseaux sociaux par ce cadre qui avait demandé sa mutation à Grenoble, choisi le centre ville comme il le fait pour chacun de ses changements de ville et qui annonce son départ au bout d’un an a fait beaucoup de bruit aussi.Il explique la vie quotidienne à laquelle il est confronté : les dealers dans son immeuble, la saleté, le bruit , les dégradations en tous genres.

CEUX QUI PARTENT VÉHICULENT UNE INFORMATION NÉGATIVE

Ces personnes qui quittent la ville dans ces conditions deviennent à l’extérieur des agents qui véhiculent une information négative: chacun sait qu’on se fie plus aisément à l’opinion de quelqu’un qui vécu dans une ville pour la juger.

Les annonces anxiogènes de la municipalité Piolle n’arrangent rien à l’affaire. Elle a donné l’impression que plus personne n’était bienvenu en voiture tandis quelle claironnait que l’hébergement des étrangers en situation irrégulière était « inconditionnel ». Ces mots ne sont pas neutres: ils trouvent leur traduction. Ceux qui ne sont pas souhaités ne viennent plus ou partent et les autres arrivent en masse.

 

 

L’étude de l’APEC organisée auprès des cadres de l’agglomération parisienne pour connaitre la ville de France ou ils aimeraient vivre est triste pour Grenoble.

L’excellence de la recherche grenobloise est effacée par les faiblesses de l’image de la ville sur tous les autres critères: accessibilité, sécurité, propreté, embellissement,bétonnage…  Les messages anxiogènes délivrés par la municipalité Piolle en matière de pollution et d’interdiction d’accès à la ville n’ont pas arrangé les choses.

Il est à craindre que les propos récents du Procureur de la République qui a déclaré qu’il n’avait « jamais vu une  ville aussi gangrenée et pourrie » aggravent encore la perception extérieure de la ville. Sa déclaration a trouvé en effet un large écho national.

ÉTUDIANTS AGRESSÉS, PAS DE LIGNE à GRANDE VITESSE, 2 BOUCHONS NATIONAUX…

Lors de la dernière année universitaire les agressions d’étudiants ont été également largement répercutées à l’échelle nationale : on se souvient en particulier des 6 étudiants successivement et  gravement victimes de Roms logés par la municipalité Piolle dans les chalets installés pour eux au Rondeau. Cette affaire, au milieu de beaucoup d’autres , à fait beaucoup de dégâts.

Mais l’absence de ligne à grande vitesse pour le TGV – alors que Bordeaux est désormais à 2 H de Paris- l’asphyxie de l’agglomération  qui compte avec  la Rocade Sud  le 5 eme bouchon national et avec  A 480 le 7 eme bouchon national (!) sont des facteurs très négatifs.

La baisse constante de la valeur des biens depuis 10 ans démontre également la paupérisation générale de l’agglomération et de la ville centre en particulier et donne un mauvais signal économique. D’ailleurs comme le reconnait le Président (PS) de la Métro les grandes enseignes fuient la ville.

Il en résulte un climat général qui a dépassé les frontières de la ville. Il faut se ressaisir : les atouts de Grenoble sont considérables et sa situation géographique correspond exactement à ce que recherchent les cadres en matière de qualité de vie. Mais l’environnement naturel ne suffit pas : la cité doit être équilibrée, vivable, respirable, avec des espaces verts, une véritable mixité sociale et pas un bourrage de HLM non contrôlés. Elle a besoin de commerces haut de gamme comme locomotives, de qualité de vie , de sécurité et de propreté. Des facteurs extrêmement basiques et simples mais qui changent tout.

E.PIOLLE ET C.FERRARI NE PEUVENT PAS CONTINUER à FAIRE SEMBLANT 

Puisse cette nouvelle alerte faire prendre conscience à E.Piolle (Verts/PG) et C.Ferrari (PS) qu’ils ne peuvent pas continuer à faire semblant.Grenoble et l’agglomération sont inexorablement tirées vers le bas et il faut stopper cette funeste évolution. Ils ont le pouvoir de mettre en oeuvre des solutions qui rompent avec la politique conduite jusque là.

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