MASSACRE de la RUE LESDIGUIÈRES : Le GRAND N’IMPORTE QUOI

LA FRICHE HONTEUSE du JARDIN de VILLE
FERMETURE de GRENOBLE : le CONSEIL D'ÉTAT EST SAISI

« Par­mi ceux abattus, âgés d’une cinquantaine d’années, l’un était infesté de champignons et les branches d’autres étaient sur le point de tomber » (!) explique enfin la malheureuse Lucille Lheureux l’Adjointe (Verts/PG) totalement inefficace chargée de « l’espace public. »

Après 15 jours de mutisme sur l’abattage de tous les arbres de la rue Lesdiguières, la municipalité Piolle sort du bois en quelque sorte. Et répond à la vague d’émotion. Elle ne pouvait plus désigner pour faire face en première ligne un fonctionnaire municipal, Jean-Claude Rebuffet, un procédé d’ailleurs malsain.

RUE LESDIGUIÈRES : UN SEUL ARBRE ÉTAIT INFECTÉ

Mais le résultat est une catastrophe qui démontre que ce nouvel abattage pouvait être évité.

Madame Lheureux explique d’abord (DL du 17/7/17)  « qu’un arbre était infecté » ce qui signifie donc qu’aucun autre ne l’était. Ensuite que pour les autres « les branches étaient sur le point de tomber ». Une raison de les abattre plutôt que d’effectuer un élagage approprié ?

5 OU 6 ARBRES ABATTUS AU LIEU D’ÊTRE ÉLAGUÉS 

Mais tout au long de son interview à Séverine Mermilliod du DL elle dit aussi:  « On est sur de l’urgence pour cinq ou six arbres  et pour les autres, c’est du renouvelle­ment. On savait qu’il aurait fallu les couper dans les deux ans ».

Donc « 5 ou 6 arbres » avaient des branches génantes et au lieu d’élaguer on les abat !

Un peu plus loin Lucille Lheureux change encore: « On abat des arbres qui, peut­ être, pourraient tenir trois ou qua­tre années » . 

ILS POUVAIENT DURER 2, 4 ou 10 ANS ? 

Sauf que Jean-Claude Rebuffet, le chef de service aux espaces verts, donc le technicien envoyé pour protéger les élus avaient indiqué dans un mail officiel adressé à toutes les Unions de Quartiers et les associations que  « avant le lancement de Cœur de villes Cœur de Métropoles,  (la fermeture de Grenoble NDLR) nous n’avions pas prévu d’intervenir dans l’immédiat. Cependant, nous avons eu du mal à envisager de revenir dans moins d’une dizaine d’année pour détruire l’aménagement qui va se réaliser (…) » 

Alors 2 ans, 4 ans ou 10 ans pour les arbres de la rue Lesdiguières sauf un ?  Car en termes d’ombre pour les immeubles concernés, d’apport de CO2 ce n’est pas tout à fait la même chose.

L.LHEUREUX (Verts/PG) : LES GRENOBLOIS SONT DE MAUVAISE FOI 

Au final Lucille Lheureux estime que ce sont les grenoblois qui sont de mauvaise foi et ses propos sont très significatifs de la considération dans laquelle ceux qui gouvernent Grenoble et en particulier son Grand Timonier tiennent leurs ouailles :  « Bien sûr, on pourrait rendre les do­cuments d’étude publics » consent  L.Lheureux . « Mais il y aura toujours des gens qui vont nous dire “Vo­tre étude montre que les ar­bres sont en mauvais état et qu’il faudra bientôt les abat­tre. Mais pourquoi vous le fai­tes aujourd’hui et n’attendez pas qu’ils tombent ?”

JC REBUFFET AVAIT PRIS SUR LUI L’ABSENCE D’INFORMATION 

Ah « ces gens »  qui sont idiots ! Mieux vaut leur cacher ces études ce qui permet de raconter n’importe quoi.

Dans ce champ de ruine de communication, Lucille Lheureux en rajoute une couche. Dans le DL elle explique que, oui,  il y a bien eu concertation le 23 janvier et le quartier était donc informé du massacre à la tronçonneuse.

Sauf que la municipalité a oublié un détail : devant les protestations, dans son mail collectif Jean-Claude Rebuffet avait pris sur lui et reconnaissait sa faute : si les grenoblois n’avaient rien su c’est parce qu’il y avait eu un dysfonctionnement entre les services de la ville et ceux de la Métro. Qui ne sont pas dirigés par les mêmes élus?

IMPOSER DES AUTOROUTES à VÉLOS AU MEPRIS des ARBRES 

Lucille Lheureux a visiblement manqué des étapes et n’a pas lu tous les textes que le politburo du cabinet du Maire a du lui adresser. A moins que le bateau soit tellement ivre que ce soit du grand n’importe quoi au jour le jour ?

Ce n’est pas à exclure. En réalité rue Lesdiguières comme ailleurs ( place de la Gare, quai de France…) il s’agit d’imposer les autoroutes à vélo au détriment des arbres et du stationnement. A aucun moment la municipalité Piolle ne cherche ni ne veut concilier les différentes contraintes et n’accorde une priorité aux arbres.

Rue Lesdiguières évidemment qu’un plan de voirie différent aurait permis de sauver les arbres et de maintenir plus de stationnement.

POUR L.LHEUREUX SE SONT LES GRENOBLOIS QUI REFUSENT LES ARBRES…

Lucille Lheureux acculée finit par accuser aussi les habitants d’avoir refusé plus d’arbres !  les associations  dit elle « avaient le choix entre plusieurs scénarios. Par exemple, celui de planter plus d’arbres et de réduire le stationnement : elles n’ont pas souhaité qu’on aille au maximum concernant la plantation d’arbres, pour maintenir plus de places de véhicules. Il y a donc des con­tradictions : les gens se plai­gnent qu’il n’y a pas d’ombre, mais quand on leur dit : “On met l’arbre à la place de votre voiture”, finalement l’ombre n’est plus si importante. » 

UNE HABITANTE : « JE NE VOIS PAS OU EST L’ÉCOLOGIE LÀ-DEDANS » 

Bientôt ce sera de la faute des Grenoblois si les arbres ont été abattus. Alors qu’il est compréhensible qu’ils aient voulu sauver quelques places de stationnement !

Les « gens » qui s’expriment dans le DL vont conforter Lucille Lheureux dans sa méthode. Elle va poursuivre dans l’opacité. Ils ne méritent peut être pas le phare de Maire qui fait entrer Grenoble dans le XXI eme siècle à… la tronçonneuse?

En effet pour l’un  « C’est une perte de pognon, ça ne sert à rien à part réduire le stationnement » et pour l’autre : « Je ne vois pas où est l’écologie là-dedans ». Un bon résumé pourtant.

 

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